
Compte rendu
Café littéraire du 16 06 2009
à Bastia, café des Palmiers
Amis intervenants...pensez à envoyer vos synthèses !
Mardi 16 juin 2009


Marie Anne commence :
elle a apporté le livre et même le marque-page qui va avec-association qu’elle a créée- pour présenter l’ouvrage Les femmes régnaient, la Révolution les a détrônées,
d’Elisabeth Vigée Le Brun, femme peintre du 18e siècle .

Ensuite la parole est donnée à Manue, belle et toujours spirituelle, qui nous a fait découvrir l’œuvre « pastichière » de Pascal Fioretto, aux sous titres si efficaces comme
Et si c'était niais .
PaPascalFIORETTO, Petits Pastiches Contemporains.
De la « pasticherie fine », revendiquée comme telle par son auteur…pour les gourmands de littérature, un régal, léger et plaisant, digne de mon admiration, tant l’exercice me semble difficile.
Pascal Fioretto s’amuse à pasticher des auteurs célèbres, dont le succès, il faut bien le dire, n’est pas toujours justifié…Ainsi, ai-je jubilé en lisant Et si c’était niais ? (tout un programme…) : l’auteur imagine, sur fond d’intrigue policière, que des écrivains célèbres sont enlevés par un dangereux individu. Chaque chapitre est écrit « à la façon de », conduisant ainsi l’enquête jusqu’à son terme. L’enquêteur est la parodie du personnage phare de Fred Vargas (laquelle devient Wargas…), affublé de son aide Glandard (Gandlard chez la « vraie »Vargas). Les titres des chapitres parodient les œuvres les plus connues des auteurs en vogue : Tais-toi si tu veux parler, de Fred Wargas, Hygiène du tube (et tout le tremblement) de Mélanie « Notlong », Quelqu’un m’attend, c’est tout de Anna « Galvauda », ou encore Des fourmis et des anges de Bernard « Werbeux »… Le plus étonnant dans cet ouvrage c’est la facilité avec laquelle Pascal Fioretto semble imiter le style, l’univers de ces écrivains qu’il choisit pour cibles. Féroce, mais pas trop, talentueux et fin dans son observation, l’auteur pousse l’imitation jusque dans le choix des motifs et des « manies », rendant ainsi reconnaissable celui, ou celle, qui se cache derrière sa plume assassine.
Bien sûr, mieux vaut connaître les « originaux » pour pouvoir savourer pleinement ce petit ouvrage sans prétention, mais tellement juste dans son imposture…
Elle présente aussi Art brut d’Elena Piacentini qu’elle a beaucoup aimé ; ce sont les aventures lilloises du flic corse Leoni qui continuent et Manue a souligné la qualité de l’écriture et l’ingéniosité de l’auteur qui réussit à vraiment nous surprendre à la fin du roman.
Elena PIACENTINI, Art Brut
J’ai voulu présenter brièvement ce jeune auteur corse, originaire de Tallone : Elena Piacentini, qui signe ici son second roman policier. On y retrouve l’enquêteur Pierre-Arsène Léoni, un corse vivant à Lille (tout comme l’auteur d’ailleurs).
J’ai été séduite par la simplicité et l’élégance du style, ainsi que par l’originalité de l’intrigue, particulièrement bien menée et riche en rebondissements. D’ordinaire, la littérature policière ne m’attire guère ; je dois avouer que je me suis laissée entraîner par cette histoire, divertissante en tous points et que je vous laisse découvrir en vous souhaitant tout le plaisir qu’elle m’a donné.

Joëlle s’est passionnée pour le roman d’André Tuboeuf, philosophe et musicologue, La quatorzième valse.

Bénédicte expliqua ce qui retient, selon elle, l’attention du lecteur dans Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil (10/18 ; domaine étranger), roman de Murakami.

Freddy nous a conseillé d’Allan Benett La reine des lectrices


Cécile a vu dans Bonjour tristesse de F. Sagan une tragédie moderne ; ce roman dont l’intrigue se déroule sur les rivages de Méditerranée est toujours actuel…

Rosalie a révélé avec talent le charme loufoque des œuvres de l’auteur du célèbre Lièvre de Vatanen Arto Paasilinna (Un homme heureux et La cavale du géomètre).

Monique : elle a lu et a proposé la lecture de Paris Brest, de Tanguy Viel aux éditions de minuit ; l’histoire d’une famille…à lire car Monique n’a toujours conseillé que de bons romans !

Fabienne a lu et adoré Le prince des marées de Pat Conroy et vient de commencer La peur du Paradis, de Vincent Eniel, qui lui paraît fort réussi.







