
Café littéraire du 3 février 2009
à Bastia, café des Palmiers
Bruno, Rosalie...Envoyez vos synthèses !

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Première intervention, celle de Pierre-Louis ; avec l'annonce de la "théorie des cordes", il nous avait inquiétés ; finalement c'était intéressant car bien présenté !

L’univers élégant de Brian Green aux éditions Laffont.
Ce livre a pour but d’expliquer les principes de base de la théorie des cordes. La théorie des cordes est une théorie tentant d’unifier la théorie de la relativité générale dont le domaine est l’infiniment grand et la mécanique quantique dont l’application se font sur l’infiniment petit.
La matière est constituée d’atomes eux mêmes constitués d’électrons, de neutrons et de protons eux mêmes constitués de quarks et la théorie suppose que les quarks sont constitués de cordes. Les cordes seraient agitées de vibrations et ce sont ces vibrations qui détermineraient la qualité de l’objet qu’elles constituent.
Cependant pour que cette théorie soit fonctionnelle il est nécessaire que l’univers ait plus de 9 dimensions (longueur largeur hauteur et temps plus 5 autres inconnues)
Pour finir il semble qu’il n’existe pas une théorie des cordes mais des théories des cordes et que ce soit l’unification de ces théories qui permettra de réaliser la fameuse théorie du tout, c'est-à-dire la fusion de la relativité et de la mécanique quantique.

Rien ne va plus en physique, de Lee Smolin aux éditions dunod
C’est un travail de détective qui nous est proposé par l’auteur, après de nombreuses années comme théoricien des cordes, Smolin dresse un état des lieux sévère. Pour lui la théorie des corde a dénaturé la physique entrainant la quasi totalité des chercheurs et ce depuis plus de 20 ans. Il ne fait que constater avec regret que depuis aucune avancée majeure n’a plus été effectuée.
Il règne de plus en physique un esprit moutonnier stérilisant toute possibilité d’innovation et concentrant toutes les initiatives entre les mains d’une personne, une espèce de gourou de la théorie des cordes.
Pour finir l’auteur découvre que la théorie ne peut être considérée comme valide car certaines démonstrations théoriques de base n’ont jamais été effectuées.
Ce livre se lit comme une enquête simple et entrainante.
Pierre-louis
Yvonne : Les cerfs volants de Kaboul
de Kaled Hosseini

Amir est né en Afghanistan, il est le fils d'un riche commerçant patchoun (mulsuman sunnite) et il s'est réfugié aux états unis pour fuir les Taliban.
il a 38 ans (2001) lorsqu'il reçoit un appel d'un très vieil ami de son père lui demandant de le retrouver chez lui au Pakistan s'il veut se racheter. Il est très pressant sur sa demande, il a un secret à lui révéler.Ce coup de fils est un rappel vers son passé :
vers son enfance doré avec son ami de jeu Hassan
Hassan est son frère de lait, c'est le fils du serviteur de la maison
Il appartient à une caste inférieure = la communauté des Hazaras (Chïte) caste pauvre et oppriméeSon passé c'est aussi ses relations avec son père, amour et jalousie,, dans cette époque dorée (1970) avant les russes, avant la guerre civile
Et surtout cette fameuse journée, lors de la fête des cerfs volant où tout bascule
A travers ce roman on découvre l'histoire de l'Afghanistan, ses traditions, les horreurs dues à la prise du pouvoir par les Talibans, l'exode pour les plus riches ou les plus téméraires
A vous de découvrir le reste de cette histoire sur des gens ordinaires qui ont des sentiments très humains comme l'amitié, le regret, le pardon, la culpabilité .
Un mot sur l'auteur :
Khaled Hosseini est né en 1975 à Kaboul, fils d'un diplomate et d'une professeur
Il a passé son enfance en Iran et à Paris. En 1980 (invasion des russes) sa famille obtient le droit d'asile aux états unis et s'installe en Californie. En même temps qu'il pratique la médecine il écrit son livre (2001)
« Les cerfs volants de Kaboul » est son premier roman, il est publié en 2003 aux USA et en France en 2005 et c'est surtout le bouche à oreille qui le fait connaître
Il a reçu le prix des lectrices ELLE 2006
En Février 2008 sorti du film réalisé par Marc Forster, tourné en Chine et en Californie, car ce film est interdit en Afghanistan
Son deuxième livre : » les mille soleils splendides » est classé dès sa sortie sur les listes des meilleurs ventes aux Etats Unis et en Europe
Un autre amateur de S.F, d'anticipation...

Bruno

Rosalie
Entendre raconter Le pendule de Foucault, c'est qu'à Musanostra ! On pourra en parler comme si on l'avait lu !

Monique
Alexandra David Néel.
Le voyage, on en rêve. Il est au cœur de toute littérature.
Et qui pouvait témoigner de ce genre littéraire qu’est le récit de voyage si ce n’est Alexandra David Néel.
C’est une femme d’exception ; Non seulement elle a été une grande voyageuse à une époque où les femmes n’étaient pas encore émancipées mais aussi parce que sa vie a été passionnante et extraordinaire.
Alexandra David Néel est née en 1868 prés de Paris. Très vite elle se démarque de la rigueur bourgeoise de sa famille par un grand individualisme et une personnalité bien trempée.
Dés sa plus petite enfance elle est fascinée par les voyages et l’ailleurs. A 15ans, elle fugue en Angleterre, à 17 en Suisse et parcourt à 18 ans l’Espagne en bicyclette.
Très intelligente, douée pour les études et les langues, touche à tout (anarchiste, franc-maçonne) elle est surtout attirée par les philosophies orientales et le bouddhisme.
Pour parfaire ses connaissances, à 23 ans, elle part en Inde où pendant toute une année elle va non pas fréquenter les Anglais et les Maharadjas mais les sages et les ermites.
C’est une femme pleine de ressources : chanteuse lyrique appréciée, elle se produit à travers le monde d’Athènes à Saigon.
De passage à Tunis, elle fait la connaissance de Philippe Néel, ingénieur des chemins de fer, qui deviendra son mari.
Faute de vivre avec lui, elle a entretenu tout au long de sa vie, une correspondance régulière. A sa mort, elle dira que c’était son meilleur ami.
Mais Alexandra, féministe convaincue et éprise de liberté ne s’accommode pas de ce mariage et tombe dans la dépression. Seul le voyage et un départ pour l’extrême Orient peuvent la sauver.
La voilà donc en 1911 repartie pour une absence qui ne devait être que de quelques mois. Elle ne reviendra en Europe que 14 ans plus tard.
Elle visite le Japon, la Chine, l’Asie centrale. Elle étudie le sanskrit, le tibétain, la vie des mystiques.
Elle reçoit comme nom de baptême bouddhiste « Lampe de sagesse » et adopte un jeune lama, Yongden « Océan de Compassion » rencontré à l’occasion d’un séjour dans un monastère.
Il sera tout au long de sa vie à ses côtés et l’aidera à traduire de nombreux textes sacrés.
Alexandra depuis son séjour en Inde est attirée par « le pays des neiges », le Tibet. De ce pays fermé aux étrangers, elle en a été refoulée par trois fois.
Elle ne s’avoue jamais vaincue et relève le défi pour y entrer à nouveau et cette fois parvenir jusqu’à Lhassa.
Ce sont les souvenirs de ce voyage qu’elle raconte dans son livre « Voyage d’une parisienne à Lhassa ».
Ce récit est un véritable roman d’aventures. Pas une journée où il ne se passe quelque chose : la ruse du départ, le déguisement nécessaire à l’expédition (une vieille mère et son fils lama), les rencontres et la peur constante d’être reconnue, le vieil homme qu’elle rassure par ses prières alors qu’il va mourir, l’obligation de mendier, la traversée d’une rivière suspendue avec une jeune fille affolée quand la corde se dénoue, la marche des journées entières dans le froid, la pluie, la neige, le passage de cols à plus de 4000 mètres, un mémorable réveillon d’eau bouillie agrémentée de morceaux de cuir, la mise en en déroute de pillards présumés cannibales mais superstitieux, …
Ce voyage on le vit pleinement. Il nous fait trembler mais nous apporte également toute une palette d’émotions et nous renseigne sur les rites, les superstitions et les modes de vie de ces populations.
Aussi, lorsque Lhassa la ville Soleil tant espérée apparaît enfin après huit mois de pérégrinations, le lecteur est aussi soulagé et émerveillé qu’Alexandra et Yongden. Pourtant une fois satisfaite de son exploit, elle avoue être déçue par la ville trop chinoise.
Qu'Anne-Marie soit remerciée ; elle nous a fait gagner, d'après la Science, quelques années de vie.

Nathalie : lectures variées

Durant cette soirée riche en événements, j’ai pu vous parler d’ouvrages qui avaient retenu mon attention.
Tout d’abord, j’ai découvert un auteur dont j’ignorais tout et qui cependant est considéré aux Etats-Unis comme l’un des plus grands romanciers du XX ème siècle : John O’Hara. J’ai donc lu Butterfield 8 traduit en français sous le titre de L’enfer commence avec elle. L’histoire est celle de Gloria Vandrous une très jeune héroïne sulfureuse qui incarne une jeunesse désenchantée et dont nous allons suivre le parcours chaotique. C’est une sorte de Lolita qui en instrumentalisant son corps manipule les hommes à souhait. Ils en sont fous. Autour de ce personnage dont la problématique est complexe se greffent d’autres individualités qui nous font découvrir une Amérique ambivalente. On lit très volontiers ce roman facile d’accès, écrit très simplement parfois un peu confus. Cela dit les protagonistes sont attachants et la trame du récit ne nous laisse pas indifférent.

Dans un tout autre registre mais toujours de qualité, j’aimerais vous faire partager une autre lecture que j’ai trouvé tout à fait passionnante. Il s’agit d’une autobiographie Je sais pourquoi l’oiseau chante en cage de Maya Angelou édité aux Allusifs. Le récit commence dans les années 30 alors que Maya est âgée de 4 ans. Elle donne à voir au lecteur une Amérique raciste qui tolère peu les afro-américains. On suit volontiers cette famille (d’abord la mère, la fille et le frère) dans son périple jusqu’à la fin des études secondaires de Maya. On est forcément touché par cette petite fille à la robe grossière en taffetas qui rêve un jour d’être blanche. L’écriture est sensible et intuitive. A lire…
J’ai évoqué ensuite deux ouvrages que je n’ai pas eu le temps de lire mais dont je donne quand même les références pour qui serait intéressé :
Irvin Yalom, La Malédiction du chat hongrois Galaade éditions.
Howard McCord L’homme qui marchait sur la lune, Gallmeister.

Tiens, des nouvelles !



L'anxiété d'avant prise de parole


