
Café littéraire du 7 avril 2009
à Bastia, bar Pigalle
Le thème (le roman policier ) a inspiré

Nous étions 47 !
Présentation du concours littéraire 2009 prix des lecteurs Musanostra Bastia texte court (qui pour la deuxième année a pour thème l'animal ; renseignements "concours" ) et du prix Primamusa qui est dédié aux enfants lecteurs
Anne Malka
Que dire d'un roman présenté par son mari comme un bon polar, qui instruit sur tout (science, économie, politique...) ? c'est Jérôme Delafosse "le cercle de sang"

Marie-josée Raybaud :
Le roman policier chinois avec Qiu Xiaolong

La découverte d’un auteur, de quelque genre que ce soit, est parfois affaire de hasard, on peut même dire que c’est une affaire de rencontre. Un certain rituel s’étant installé, un mercredi soir à Orly, devant le rayon « policier » de la librairie de l’aéroport, mon attention est attirée par un ouvrage mis en évidence : “De soie et de sang ”. Un portrait de la Chine contemporaine indique la quatrième de couverture. Dans la salle d’embarquement, j’entame la lecture et d’emblée le premier personnage, Huang me plonge dans cette Chine actuelle. Maître ouvrier honoré du temps de Mao et déchu au point de n’être plus personne aujourd’hui. En quelques lignes l’histoire de la Chine contemporaine est plantée avec l’idée que même le vocabulaire officiel a subi une révolution.
Le plaisir provoqué par la lecture de ce premier polard m’a amenée à lire tous les autres et à m’intéresser à l’auteur, Qiu Xialong. Quelques informations péchées sur Internet :“Né à Shanghai en 1953 (une année du Dragon), Qiu Xiaolong est interdit d'école pendant plusieurs années lors de la révolution culturelle, où son père est la cible des révolutionnaires. Il réussit à apprendre l'anglais et à poursuivre ses études. Au début des années 1980, il obtient un poste d'assistant à l'Université des Sciences sociales de Shanghai et il commence à écrire de la poésie et des nouvelles; il traduit également en chinois des auteurs tels que Eliot, Yeats, Conrad, Faulkner, Joyce... Ces deux activités lui valent différents honneurs et il devient un membre de l'Association des Ecrivains Chinois. En 1988, il arrive en Amérique pour continuer ses études à l'Université Washington de Saint-Louis (Missouri). Il ne devait y rester qu'un an, mais les conséquences des événements de Tiananmen le décident à rester aux Etats-Unis. Il finira par soutenir une thèse sur T. S. Eliot en 1996 et c'est durant ces années qu'il commence à écrire de la poésie et de la fiction directement en anglais. Son premier roman, «Mort d'une héroïne rouge» - un véritable succès couronné d'un Anthony Award du premier roman - marque le début de la saga de l'inspecteur Chen, le protagoniste principal de ses romans. ” Quelques précisions supplémentaires glanées sur différents sites indiquent que Qiu Xialong a réussi à faire sortir sa femme de Chine et qu’ils sont installés à Saint Louis avec leur fille.
Bibliographie :
Mort d’une héroïne rouge (Éditions Liana Levi, 2001)
Visa pour Shangaï (Éditions Liana Levi, 2003)
Encres de Chine (Éditions Liana Levi, 2004)
Le très corruptible mandarin (Éditions Liana Levi, 2006)
De soie et de sang (Éditions Liana Levi, 2007)
La danseuse de Mao (Éditions Liana Levi 200Marie josée rhimbo8)
Si l’on peut classer ces six ouvrages dans la catégorie “polard”, pour autant ils ouvrent sur bien d’autres domaines tels que la cuisine, la philosophie, la poésie, l’histoire. Mais ce qui se dégage essentiellement et qui m’a littéralement passionnée c’est le pragmatisme à la Chinoise.
D’abord il est nécessaire de présenter les personnages que l’on retrouve dans chaque histoire et qui au fil des différents livres prennent une réelle consistance, un peu comme chez Fred Vargas.
Chaque personnage s’habille d’humeur, d’affects voire de travers, de manies, de symptômes et c’est en ça qu’ils deviennent des compagnons de lecture.
Ces personnages là sont les personnages centraux. Leurs liens sont faits d’amour filial, de respect hiérarchique, et nous avons avec eux une version de la société chinoise très respectueuse des formes, c'est-à-dire que les échanges empruntent un certain nombre de rites dont le manquement serait une menace pour tous.
D’autres personnages, plus secondaires, mais qui mettent en relief plus précisément ce qu’est devenue la société chinoise. On pourrait dire que les précédents nous donnent la version traditionnelle des liens sociaux, sous l’influence des concepts de Confucius. Les personnages secondaires mettent en scène la version contemporaine d’une adaptation de ces principes confucéens aux nécessités du moment. L’économie de marché qui est entrée en force en Chine sous l’influence de Deng Xiaoping, dans les années 80 – période qui a suivie les années sombres de la révolution maoïste -, cette économie de marché a bouleversé la hiérarchie, et elle a introduit une certaine corruption. Ces bouleversements sont incarnés par :
Le tableau ne serait pas complet sans le versant amoureux, et là aussi, l’inspecteur Chen témoigne des embarras de l’amour. Il a plusieurs relations amoureuses, toutes rangées sous le sceau de l’impossible ! Trois femmes se partagent le cœur de l’inspecteur Chen, mais à divers titres :
Puis il y a les personnages de l’ombre, les poètes, les écrivains. L’association des écrivains à laquelle appartient l’inspecteur Chen est un atout particulier, à la fois une carte maîtresse, protectrice, qui peut à l’occasion débrouiller certaines pistes, mais elle est aussi une obligation qui implique des devoirs auxquels l’inspecteur ne peut se dérober. Et puis il y a Confucius. Référence essentielle si on veut comprendre cette société chinoise. Ce qui m’a amenée à lire un petit recueil sur Confucius. Et là nouvelle découverte ! Mais c’est une autre histoire !
En conclusion, parce qu’il faut bien ponctuer ce qui est ouvert, je dirai que les polards de Qiu Xialong sont à lire, si possible, dans l’ordre, du premier au sixième, car une logique interne soutient l’évolution de chaque personnage. L’intrigue policière est un prétexte à mettre en scène une société qui, bien que lointaine, paraît si proche et si parfumée. Il y a comme une étrange familiarité.


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AU BON ROMAN de LAURENCE COSSE
J’ai acheté ce livre par hasard, je ne connaissais pas l’auteur, j’ai trouvé le titre accrocheur, prometteur.
Ce roman commence par trois agressions de personnes qui semblent n’avoir rien en commun, en des lieux différents.
Mais très vite, on comprend que le thème du roman est tout autre.Ainsi, au fil des pages, on apprend comment, de la rencontre de deux personnes, Ivan et Francesca, naitra un projet extraordinaire. En effet, ces deux passionnés de littérature décident de créer une librairie particulière à Paris dont l’enseigne sera « Au bon roman ».
Particulière, car Au Bon Roman, on ne tiendra pas compte de la rentrée littéraire, ni des meilleures ventes, ni de l’actualité éditoriale. Dans cette librairie ne seront proposés que des « bons romans ».
Pour assurer la sélection des ouvrages, Ivan e Francesca font appel à 8 écrivains de renom qui vont proposer chacun une liste de plusieurs centaines d’ouvrages.
Un comité de sélection est ainsi formé, les membres ne se connaissent pas, restent anonymes, sont bénévoles et ne participent que pour l’amour des livres.C’est donc ainsi que cette librairie particulière voit le jour et connaît un succès immédiat. L’amour des livres est partout, est palpable derrière chaque lecteur, sur chaque étagère.
Mais cet énorme succès ne plait pas à tout le monde. La riposte s’organisera crescendo, jusqu’à l’agression de certains membres du comité de sélection qui nous ramène au début du roman. Face à la gravité des faits, Ivan et Francesca vont raconter leur histoire à un commissaire, bien sûr passionné, lui aussi de littérature.
Très vite, l’enthousiasme d’Ivan et Francesca pour ce projet est communicatif. Bien sur ce projet peut sembler utopique, mais il est facile d’adhérer à cette idée de librairie idéale ; en effet nombreux d’entre nous ont été déçus par le dernier roman d’un auteur que nous aimions, par un livre primé ou par un autre encensé par la critique littéraire.
De plus, au fil des pages, de nombreux ouvrages et auteurs sont cités, et on pourrait presque se constituer une liste à lire.
En parallèle, sont révélées les personnalités d’Ivan qui vit une histoire d’amour compliquée et celle de Francesca qui traine une mélancolie, un chagrin profond.Finalement, derrière la fantaisie policière du début, se cache une réflexion économiquement incorrecte sur le monde impitoyable de l’édition. Laurence Cossé connaît bien ce domaine, elle a été critique littéraire au Quotidien de Paris et producteur délégué à France-Culture (Radio France).


Anne-Marie Albertini.
ROBE DE MARIE, Pierre Lemaitre.
Ce livre, Yvonne en a déjà si bien parlé dans son article… que dire de plus ?Que j’ai découvert l’auteur et le bouquin le jour où Gérard Collard, le chroniqueur littéraire du Magazine de la Santé (sur France Cinq) en a parlé:
A l’entendre, je fus conquise avant même de le lire.
Un polar ? Un vrai policier ? Pas tout à fait, plutôt « un roman noir » comme le définit l’auteur lui-même ; Un récit, ajoute-t-il, dont il aimerait qu’Alfred Hitchcock l’adapte au cinéma.
Et il est vrai qu’il y a matière à cela:
- sa construction ingénieuse valorise l’histoire d’une descente aux enfers (découpage en 4 chapitres, forme du journal intime) : les faits s’enchaînent, le lecteur adopte plusieurs points de vue (il est, tantôt la victime, tantôt le pervers sadique qui la manipule) …
- La vraisemblance du récit : c’ est l’ intrusion de l’horreur dans le quotidien , et cet ancrage dans le réel est le « truc » qui fait que tout nous semble crédible.
- L’intensité croissante du suspens : du voyeurisme on passe à la confrontation de deux intelligences, puis à l’ultime rebondissement.
En résumé, Le lecteur est tenu en haleine : on est tour à tour sidéré, captivé, révolté…
Hitchcock n’est plus là mais, comme d’autres, je suis prête à parier qu’un réalisateur s’emparera du sujet : enchaînement plans/séquences…on s'y voit déjà !
Notons aussi que, comme d’habitude, je n’ai pas été déçue par le choix de Gérard Collard, qui sait transmettre son enthousiasme. Sous ses airs d’éternel ado, un peu loufoque et marginal, quel redoutable chasseur de best sellers !
Max Caisson : Sherlock Holmes est-il indien ?
Sherlock Holmes, dernier des Mohicans ?
On peut penser que la méthode de Sherlock Holmes pour résoudre les problèmes qui font le charme des romans policiers est simplement le fait d’une intelligence particulièrement astucieuse. L’anthropologue et historien italien Carlo Ginzburg a cependant montré qu’on avait affaire ici à une méthode qui, à partir au moins de la fin du XIXème siècle, a joué un rôle très important dans le domaine de ce qu’on appelle les sciences humaines : l’histoire, l’histoire de l’art en particulier, la paléontologie, l’archéologie, la symptomatologie médicale, la psychanalyse freudienne etc. La pensée qui est à l’œuvre dans ces divers domaines est une pensée qui voyage à la surface des choses, une pensée itinéraire. Elle suit des traces, des sentiers, des pistes. C’est bien ce que fait Sherlock Holmes : il suit des pistes. C’est également une méthode du détail, du détail inaperçu pour la plupart mais néanmoins révlateur. « Dieu est dans le détail », disait le génial historien de l’art que fût Aby Warburg. Les méthodes des attributions des œuvres picturales ont suivi souvent cette piste.
Freud ne semble pas avoir perçu le lien qui relie sa méthode d’analyse à cette méthodologie de la piste et la démarche du Sherlock Holmes de Conan Doyle, dont pourtant il connaissait l’œuvre. En revanche certains auteurs récents de « polars » ont effectué ce rapprochement, en particulier Franck Tallis dont le héros de sa série intitulée « Les carnets de Max Liebermann », est un disciple direct de Freud, qu’il fréquente dans la Vienne du début du XXème siècle et dont il applique la méthode du détail à la résolution d’énigmes policières.
A vrai dire, cette méthode sherlockonienne est la méthode par excellence, car dans « méthode », il y a le terme grec odos qui signifie « route », « chemin ». Une méthode, c’est un chemin, un itinéraire, une pensée des pistes, qui se découvre elle-même en marchant d’indice en indice, c’est la méthode de la traque des Indiens d’Amérique, telle qu’elle se découvrait aux lecteurs du Derniers de Mohicans de Fenimore Cooper, très nombreux dans la période considérée. La figure moderne et romancée du détective en dérive, et Conan Doyle était parfaitement conscient de cette dérive. Elle passait pour lui dans la fusion de deux images : celle du trappeur indien et celle de son professeur de médecine (Doyle était médecin), le docteur Joseph Bell. Bell lui-même considérait qu’il avait l’acuité des sens du trappeur indien. Et, d’après Doyle, il avait, d’ailleurs , le profil d’un Indien d’Amérique.
C’est pourquoi, à propos des dessins de Paget, qui illustraient les histoires de Sherlock Holmes paraissant dans le Strand Magazine, Conan Doyle avoue que, dans sa propre imagination, Sherlock Holmes « a un visage plus osseux avec un nez en bec d’aigle ». En fait, dit-il finalement, « sa ressemblance avec un Peau-Rouge est plus marquée ».
Tout est dit : « Sherlock Holmes a bien été lui-même le dernier des Mohicans !
Laurence Antonini : Agatha Christie
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Ivana : Millenium
Ange Antonetti
De nombreux titres de roman policiers usent et abusent du jeu de mots.
Ainsi nous connaissons tous les titres des romans de Jean Bruce :
Agonie en Patagonie Arizona zone A Cache-cache au Cachemire
Cinq gars pour Singapour Délire en Iran Métamorphose à Formose
Etc…Ces titres attirent l’attention ! Parfois ces jeux de mots reposent sur :
- une déformation minime :
- la chaire est faible
- Des cliques et des cloaques
- Les grands méchants loufs
- Au quatrième flop
- une expression-cliché :
- Au gui l’an veuf
- La croupe est pleine
- une citation :
- La course ou la vie
- Rien ne sert de mourir
- une locution toute faite :
- La boite à gangs
- Crime-chantilly
- L’envoûteur est dans l’escalier
- un détournement de titre :
- Le soulier de sapin
- Légitime démence
- Loubard et Pécuchet
Parfois la coquille volontaire mais : meurtrière ! joue un rôle dans l’intrigue du roman.
2 cas.
- Puni par où il avait pêché, nouvelle de Roger Ribeché parue dans la revue
« La lettre volée » n° 2 (1961).
Ce titre est le message laissé par l’assassin sur le cadavre d’un homme affreusement castré. Aucun doute n’effleure les policiers et un mari jaloux, proféreur de menaces, sera promptement condamné !
Quant au meurtrier, il ricane, car le crime avait pour mobile une vieille rivalité entre ex-pêcheurs de morue reconvertis dans le trafic de drogue
Ce que les policiers auraient pu comprendre, s’ils avaient repéré la perche tendue par l’assassin sous la forme d’un accent circonflexe là ou l’expression toute faite exige un accent aigu…Inculture supposée du milieu policier (c’était il y a près de 50 ans !), certes !
Aujourd’hui des possibilités plus fines sont offertes par les techniques nouvelles et notamment le détournement d’ordinateur.
Dans Coma dépassé, téléfilm de Roger Pigaut sur un scénario de Bernard Gridaine et Claude Barma, diffusé le 30.09.1990, le crime s’effectue dans un hôpital, grâce à une simple coquille : Le meurtrier modifie le programme de soins du malade qu’il veut tuer en remplaçant « produit à proscrire » par « produit à prescrire », si bien que l’infirmière injectera en toute bonne foi le produit mortel.
Ce renouveau du crime est aussi une belle illustration de la formule selon laquelle
« le langage est une arme qui tue ».
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On a vu par ces quelques exemples que l’allitération , l’à-peu-près homophonique, le jeu de mots sonore sont fréquents dans les titres de romans policiers. On pourrait citer aussi :
- Un aqueduc pour la Cloducque de Siniac
- Le Saint sèche au Saint-siège de Leslie Charteris
Pour rester dans cet esprit Oulipopien, on pourrait aussi imaginer des titres de polars anagrammatiques. Ainsi :
des titres à anagrammes internes :
- Meurtre à Trémeur (22250)
- Le vélo volé
- Une rose pour Eros
- La morte du métro
des titres anagrammes d’ « anagrammes » :
- Maman rage
- Mara mange (sous-titré : Sally déguste)
- Gare à M. Nam
des titres anagrammes d’autres titres :
- Larde le crevé (La Clé de verre)
- Cochon d’troupe (Coup de torchon)
- Le gras, l’immonde (Le Grand sommeil)
- Le rêve de Carl (La clé de verre)
- Annulé, je chie (le chien jaune)
On pourrait aussi imaginer des titres donnant la solution par anagramme et sans mollir pourquoi ne pas envisager d’écrire un roman policier qui serait l’anagramme exacte d’un autre roman policier célèbre.
Accessoirement on peut montrer que Michel Lebrun et Claude Simon sont des écrivains d’obédience proustienne puisqu’on retrouve toutes les lettres de la tête du client et de La route des Flandres dans A la recherche du temps perdu.
D’autres jeux ou contraintes sont possibles : lipogramme, palindrome, Méthode S + 7, La lettre imposée, le nom caché, le calligramme,…
A chacun de choisir….Bibliographie :
- Viridis Candela, série Monitoires : n° 26 (1992)
- Ziegelmeyer / Eden. Editeur.
Pierre-Louis
Nathalie Malpelli



monique

Une silhouette massive, un imperméable, un chapeau, une pipe et le 36 quai de Orfèvres : inévitablement on pense au commissaire Maigret.
Georges Simenon, son auteur va lui consacrer 44 ans de sa vie : au total, 75 romans et 28 nouvelles de Pietr Le Letton jusqu’à Maigret et M. Charles.
Si George Simenon (1903-1989) est un écrivain belge, Jules Maigret est bien français, né dans l’Allier et qui tout au long de ses enquêtes va acquérir de l’épaisseur.
Pour Simenon, Maigret est un homme ordinaire « quelqu’un qui extérieurement n’avait rien de malin, d’une intelligence et d’une culture moyenne mais qui sait renifler à l’intérieur des gens ».
Maigret s’imprègne des milieux sociaux, des lieux où il intervient. Il s’intéresse au caractère, à la personnalité des protagonistes, leur mode de pensée. Pourquoi tel coupable a pu en arriver là ? Le rythme de Maigret est lent. Il prend le temps de comprendre, d’analyser.
Maigret est un personnage phare de notre imagerie collective.
C’est un policier connu de tous et on pourrait même croire qu’il a réellement existé.
Simenon lui a donné une dimension mythique
A l'écran il fut incarné par les plus grands :
D' Albert Préjean à Bruno Cremer, en passant par Jean Gabin ou Jean Richard.
Notre ville n’est pas en reste puisque Bastia a servi de lieu de tournage pour le film de Bela Tarr, metteur en scène hongrois, « l’homme de Londres » présenté en compétition au Festival de Cannes 2007.







