à Siscu
ORDRE DU JOUR
Interventions prévues à partir de 20h30 :
Pierre-Louis P.: "Les liaisons dangereuses" de Ch. de Laclos
Michèle A.: I. de BOURBON-PARME "je meurs d'amour pour toi ..."(Lettres à l'archiduchesse Marie-Christine" 1760-1763) éd.Tallandier
Françoise C.: Correspondance privée
Raymond M.: Quelques mots d'une correspondance de romantiques...
Marie-Anne P.: Correspondance Simone de Beauvoir/Nelson Algren
Noëlle F.: Correspondance Sigmund Freud/ Stefan Zweig et Lettre de Kafka à son père ...
Monique M.: Mme de Sévigné par Roger Duchêne.
Nathalie : Flaubert écrivant à Louise Collet et à Georges Sand
"Mue par le désir d’expliquer au mieux l’intérêt de la correspondance pour les lecteurs d’hier et d’aujourd’hui, j’ai utilisé internet, notamment Google et entre toutes les approches qu’on peut trouver de ce sujet, j’ai remarqué ce billet de Marine Bouniol en ligne sur sur le site fabula.la recherche en littérature, intitulé
L'esprit nomade de la lettre
Brigitte Diaz, L'Épistolaire ou la pensée nomade, Paris, Puf, mars 2002, 271 p., ISBN 2130519245, 24 Euros.
Brigitte Diaz, professeur de littérature française à l'Université de Caen, choisit de mettre en lumière les multiples facettes du " genre " épistolaire dans un ouvrage qui explicite brillamment les enjeux de la lettre : relations complexes unissant le sujet écrivant à son destinataire, saisie de soi et rapport à l'écriture. L'auteur se focalise plus particulièrement sur les correspondances de jeunesse du XIXe siècle, montrant de quelle façon elles représentent un outil de connaissance et d'observation de soi, et surtout pour quelle raison elles constituent un laboratoire vivant de l'écriture, et par conséquent la première pierre de l'oeuvre du futur écrivain.
Le terme de " pensée nomade " contenu dans le titre nous renseigne sur l'angle de vue adopté par Brigitte Diaz pour appréhender la pratique épistolaire : pour elle, pensée de soi, de la société, mais aussi de la littérature se fondent dans la lettre. Car cette dernière est le creuset d'une pensée vivante, libre, d'une pensée qui refuse le dogmatisme et qui se manifeste à travers la multiplicité des tons, des formes et des sujets abordés.
Au fil des six chapitres qui ponctuent son ouvrage, et grâce à l'exemple de célèbres épistoliers tels que George Sand, Stendhal ou encore Flaubert, l'auteur rend compte du formidable outil de " capture de soi " que représente la correspondance, de sa participation à l'invention d'un style, enfin et surtout de son statut de tribune littéraire.
En procédant à un parcours du livre chapitre par chapitre, nous mettrons l'accent sur trois axes majeurs de la réflexion de B. Diaz : la lettre comme invention de soi ; le refus du cliché qui consiste à réduire la lettre à une pratique féminine ; enfin le nomadisme comme principe fondateur de la littérarité de la lettre.1. Pour une brève histoire de la lettre.
Dans ce premier chapitre qui sert en quelque sorte de préambule, l'auteur propose judicieusement un historique de la conception de la lettre, du XVIIe au XIXe siècle : en effet il serait vain de vouloir appréhender un genre aussi complexe que le genre épistolaire sans une connaissance exacte du contexte historique, social et culturel dans lequel une correspondance précise a vu le jour. Brigitte Diaz retrace ici l'évolution de la lettre, d'abord envisagée au XVIIe siècle comme un outil de la sociabilité mondaine modelé sur la conversation de salon, en réaction à la tradition éloquente : Madame de Sévigné est présentée comme la figure emblématique et incontournable de ce nouveau code épistolaire conçu comme " la transcription écrite d'une conversation qui n'aurait pas eu lieu " (p. 24). Au XVIIIe siècle la correspondance se replie sur l'intime : les épistoliers inventent de nouvelles règles et font de la lettre le lieu de tous les grands débats, une lettre qui se conçoit désormais comme un discours adressé à la société. Enfin au XIXe, siècle romantique, l'épistolier explore la singularité du moi,
il est à la recherche de la vérité.
Ce premier chapitre se clôt par une synthèse éclairante sur la pluralité des figures adoptées par la lettre, qui est tout à la fois document littéraire (elle nous renseigne sur la genèse et la réception de l'oeuvre), texte littéraire (la lettre a des visées esthétiques), discours (non pas, comme on pourrait s'y attendre, discours à l'autre, qui n'est en réalité qu'un alibi, mais discours tourné vers le sujet écrivant pour lui permettre de se connaître intérieurement), et faire (la lettre est l'émanation d'une volonté d'agir sur autrui). Et Brigitte Diaz de conclure que l'épistolaire est un genre qui n'a pas d'essence stable et que la lettre véhicule une " pensée nomade " qui refuse les enclos génériques et qui par là même contribue à repenser la notion de littérature.
C'est cette thèse ici clairement exposée qui forme la pierre angulaire de l'ouvrage et qui permet notamment d'affirmer la littérarité de l'épistolaire en conclusion.
2. Correspondance et genèses.
C'est dans ce chapitre que l'auteur formule son projet d'étudier les correspondances de jeunesse et énonce deux idées fondamentales qui feront l'objet d'un développement ultérieur: la lettre représente non seulement un véritable engagement dans l'écriture (p. 71 : " la liaison épistolaire est d'emblée liaison avec l'écriture, que la présence de l'autre irrigue et dynamise "), mais surtout elle inaugure une genèse du je, la volonté de construire un moi. Ici Brigitte Diaz rapproche de manière significative la lettre de l'autobiographie et des mémoires dans une volonté identique de saisie rétrospective de son parcours, parcours qui revêt la plupart du temps un aspect subversif : on écrit d'abord contre l'ordre familial ou social.
3. La lettre : du lieu commun au verbe singulier.L'auteur s'attache ici à l'étude de l'aspect esthétique et littéraire de la correspondance, en refusant de n'y voir que la simple manifestation de l'histoire privée de l'épistolier, attitude majoritairement adoptée par la critique du XIXe siècle : " la lettre est une énonciation qui se cherche, et la seule histoire qu'elle raconte est celle d'une parole en quête d'elle-même " (p. 114). C'est dans ce chapitre que Brigitte Diaz s'attaque à un lieu commun qui consiste à envisager la lettre comme une simple transcription de la parole, conception héritée du Grand Siècle, mais qui n'a plus cours au XIXe, où l'on écrit d'abord pour écrire. En effet l'écriture permet de construire sa pensée, de la rendre efficace, et surtout à travers elle, l'épistolier condamne le langage faux de la société. Or ce choix symbolique de l'écriture conduit l'épistolier à s'interroger sur la capacité de cette dernière à dire l'être et sa vérité. Aussi le programme d'une correspondance de jeunesse consiste-t-il à " penser l'écriture et se penser dans l'écriture " (p.137).
4. Correspondance et écriture de soi
Apparaît sans doute ici l'aspect le plus novateur et le plus intéressant de cet ouvrage : dans ce chapitre en effet, l'auteur démêle les relations complexes qui unissent l'épistolier et celui à qui il écrit. Car, Brigitte Diaz l'explique très bien, l'adresse à l'autre n'est en réalité qu'un détour pour revenir à soi. L'autre sert à stimuler l'écriture, à évaluer l'épistolier dans sa quête ontologique, mais il constitue surtout un double du sujet écrivant, un médiateur avec soi-même. La lettre est donc outil de compréhension de soi, mais un outil bien particulier qui ne permet pas, contrairement à l'autobiographie, d'obtenir un portrait unifié de l'épistolier, mais un patchwork de formes d'expressions (digressions, récits, méditations…) à travers lequel s'élabore un portrait par petites touches. La lettre fournit ainsi un portrait kaléidoscopique, marqué par la fragmentation et l'inachèvement.
5. Épistolaire et identité féminine
L'auteur met ici à mal un cliché tenace qui consiste à dire que le genre épistolaire est un genre féminin, en s'assignant comme objet d'étude les correspondances de femmes du commun qui ne sont donc pas des écrivains. Brigitte Diaz va centrer cette investigation originale sur les lettres échangées entre George Sand et ses admiratrices, montrant que ces correspondances sont le lieu d'une prise de parole, d'une prise de conscience d'une identité collective, ainsi que le laboratoire d'aspirations littéraires inassouvies: le débat inauguré au XVIIe avec La Bruyère n'était en fait qu'un moyen d'assigner les femmes à résidence dans les marges de la littérature. Au XIXe, les femmes écrivent pour clamer leur constat d'impuissance, pour sortir de leur isolement social, pour la plupart elles attendent de la romancière une légitimation, légitimation que George Sand ne leur donnera que rarement, tant elle entretient un rapport ambigu avec son sexe et son statut de femme-écrivain, montrant par là même les difficultés pour une femme à exister dans l'espace littéraire.
Chapitre 6.
L'épistolaire, seuil du littéraire ?En guise de conclusion, ce dernier chapitre s'interroge sur la littérarité de l'épistolaire. L'auteur revient alors sur plusieurs points évoqués dans les chapitres précédents et les détaille plus avant pour appuyer sa thèse : l'épistolaire est " un arrière-pays de la création littéraire " (p. 234). Or c'est le nomadisme, notion centrale de cet ouvrage, qui est présenté comme l'élément constitutif de la littérarité de la lettre : cette dernière est le support des premières réflexions littéraires, elle permet au futur écrivain de s'interroger sur sa vocation et d'élaborer son propre style, elle est le lieu de déploiement d'une " pensée nomade ". Brigitte Diaz met donc en lumière la dette de l'oeuvre envers la lettre : " la lettre c'est la littérature sans les genres, sans les cloisonnements, les raideurs, sans les diktats rhétoriques " (pp. 245-246).
Ainsi ce livre sur l'épistolaire permet d'envisager la lettre dans toute sa complexité, comme un objet littéraire support d'informations, et non pas seulement comme l'histoire privée de l'écrivain ni comme un simple outil de sociabilité. En s'intéressant aux correspondances de jeunesse et en s'attaquant à des clichés ayant la vie dure, Brigitte Diaz nous fait découvrir un ouvrage éclairant sur les rapports entre l'épistolier et son destinataire, entre l'épistolier, sa vie et sa conception de l'écriture et surtout elle rend explicite le mécanisme par lequel le futur écrivain passe de la lettre à l'oeuvre. Mais avant tout, grâce à cette notion de " nomadisme ", l'auteur saisit la nature instable et vivante de la lettre qui est véritablement tous les genres et qui ne cesse de nous faire réfléchir sur la littérature.
Marine Bouniol"

Lettres à Nelson Algren
Simone de Beauvoir
Un amour transatlantique 1947-1964
Sartre et Simone de Beauvoir couple mythique ! Je savais qu’il y avait eu beaucoup de coups de canif dans le contrat
mais j’ignorais qu’il y avait eu un tel amour dans sa vie pour quelqu’un d’autre que Sartre.J’ai donc découvert que cette femme avait vécu une relation passionnée pendant plus de 15 ans avec Nelson Algren
(Romancier américain, mort dans la misère et l'indifférence totale au point que personne n'a réclamé son cadavre.
Son intérêt pour la face sombre de la société américaine lui aurait valu de la part du FBI un dossier de 500 pages
bien qu'aucun élément précis n’atteste du caractère subversif de ses écrits.En France, il avait été introduit dans le milieu existentialiste par Simone de Beauvoir (rencontrée vers 1947).
Les lettres de Simone de Beauvoir (plus de 300) ont été publiées par Sylvie Le Bon de Beauvoir mais
elle n'a pas eu l'autorisation de traduire et de publier celles de Nelson Algren.
Les lettres sont passionnantes pour plusieurs raisons :
D’abord elles nous font entrer dans l’intimité, dans l’esprit, les espoirs, les angoisses d’une femme
qui nous semble en général très forte, très libre.Or on découvre une femme déchirée entre sa fidélité à un homme qu’elle admire, Sartre, et un homme
qu’elle aime et qu’elle appelle « mon crocodile adoré » mais surtout « mon mari », Nelson. En effet, malgré son amour,
elle n’acceptera jamais d’abandonner Sartre disant qu’il a besoin d’elle : en 1948
elle écrit « Mais ce que vous devez savoir aussi prétentieux que cela puisse paraître de ma part,c’est à quel point Sartre a besoin de moi. Extérieurement il est très isolé, intérieurement très tourmenté,
très troublé, et je suis sa seule véritable amie, la seule qui le comprenne vraiment, l’aide vraiment, travaille
avec lui, lui apporte paix et équilibre. Depuis presque vingt ans il a tout fait pour moi, il m’a aidée à vivre,
à me trouver moi-même ; il a sacrifié dans mon intérêt des tas de choses. A présent, depuis quatre ou cinq ans,
est venu le moment où je suis en mesure de lui rendre la réciproque de ce qu’il a fait pour moi,
où a mon tour je peux l’aider,lui qui m’a tellement aidée. Jamais je ne pourrais l’abandonner.
Le quitter pendant des périodes plus ou moins longues, oui, mais pas engager ma vie entière avec quelqu’un d’autre.
Vous devez comprendre, Nelson… »En1951 dans une de ses lettres elle réexplique à Nelson « Depuis le tout premier jour je me suis sentie coupable
envers vous parce que je pouvais si peu vous donner, alors que j’avais pour vous tant d’amour.
Je sais que vous m’avez crue,que vous avez compris mes explications. (..)
Je ne veux pas plaider à nouveau ce point : je ne pouvais pas abandonner Sartre, l’écriture, la France. »
Ensuite comme ces lettres s’adressent (et moi c’est ce qui m’intéresse le plus) à un Américain qui ignore
tout de la France et des « grands noms » français, elle va brosser des portraits (souvent savoureux)
des auteurs, acteurs de l’époque …Ainsi elle décrit Boris Vian, Colette, Gide, Genet etc…
De Colette, elle dit qu’elle « est en France le seul grand écrivain femme (…) » et résume sa vie
et son œuvre avec beaucoup de tendresse.De Gide, elle dit qu’il est « le plus vieil écrivain français vivant, je pense (il a eu le prix Nobel, vous savez,
pour avoir écrit sa vie durant qu’il était bien d’être pédé) (…) ». A sa mort elle écrit : « Le vieux Gide est mort
(…) Deux catholiques [le] haïssaient : le romancier Mauriac et le poète Claudel. La petite « cassoulet »
a fait une excellente plaisanterie : le lendemain de la mort de Gide elle a télégraphié à Mauriac :
ENFER N’EXISTE PAS. POUVEZ VOUS MARRER. PREVENEZ CLAUDEL. Signé : André GIDE.
Mauriac a piqué une colère rouge (il ignore l’identité de l’expéditeur) »Elle évoque Boris Vian : « Sartre et Queneau se sont attristés sur Vian, qui leur a donné le manuscrit
de son prochain livre pour avoir leur avis. Or ils pensent que c’est très mauvais et ne savent comment lui dire,
sans le désespérer (…) »Marie Anne Perfettini (pour a musanostra, juin 2010)


Michèle Antonini a présenté « Je meurs d’amour pour toi … »
"Lettres à l’archiduchesse Marie-Christine 1760-1763 par Isabelle de Bourbon-Parme"
édition établie par Elisabeth Badinter.
Isabelle de Bourbon-Parme, petite fille de Louis XV et de Philippe V d’Espagne, est une femme exceptionnelle, qui appartient au club très fermé des princesses philosophes. Mariée en 1760 au futur empereur Joseph II, elle séduit toute la famille impériale et tombe éperdument amoureuse de sa belle sœur l’archiduchesse Marie-Christine, à laquelle ces lettres sont destinées. Le personnage qu’elle laisse apparaître à la cour, femme soumise, belle-fille parfaite, coïncide mal avec ce qu’elle livre dans ses lettres ; c’est en fait une passionnée, dévorée par la jalousie, obsédée par l’idée de la mort et exclusivement amoureuse de sa belle-sœur.Tout au long de ses lettres elle lui déclare son amour, nous n’avons malheureusement qu’une seule lettre de Marie-Christine en réponse. C’est une véritable passion amoureuse avec le désir de posséder l’objet aimé, la douleur de la séparation, l’obsession de l’autre, la jalousie, la dépendance. A la fin de sa courte vie Isabelle laissera ses « conseils à Marie » qui sont en fait la façon de se comporter à la cour en se faisant aimer des personnages les plus importants et donc les plus influents. Isabelle mourra en effet à 22 ans et Marie-Christine mettra à profit après sa mort tous ses conseils.
Pour a musanostra, juin 2010

Olga

Agnès, Bénédicte, Nathalie

Pierre-Louis, Marie-Antoinette, Laurent...



Les hauts fourneaux!


Françoise C.: Correspondance privée


Pierre-Louis P.: "Les liaisons dangereuses" de Ch. de Laclos

Nathalie : Flaubert écrivant à Louise Collet et à Georges Sand

Noëlle F.: Correspondance Sigmund Freud/ Stefan Zweig
et lettres de fils à leur père (Kafka...)
Noëlle ; fou rire ?


Monique M.: Mme de Sévigné présentée par Roger Duchêne.
Raymond M.: Quelques mots d'une correspondance de romantiques...
Ariane Charton, 34 ans, a fait des études de Lettres Modernes et s’est spécialisée
dans l’étude de la Littérature romantique et sentimentale du 19ème siècle.
Elle a écrit une anthologie de textes, intitulée « Cher Papa » où les écrivains parlent du père
et a déjà à son actif trois romans biographiques évoquant de nombreux échanges épistolaires
entre les principaux personnages.- « Le roman d’Hortense » (Ed. Albin Michel paru en sept. 2009).
Dans ce livre biographique, Hortense Allart est l’amie de Sainte-Beuve et la maîtresse de Chateaubriand.
On y découvre de nombreux courriers échangés entre les deux amants.
Cette femme, hors normes, féministe d’avant-garde, a marqué la littérature par son esprit,
ses écrits et ses amours tumultueuses.Un de ses mots préférés sera le mot « enchantement ».
Elle a vécu la magie de l’amour sans crainte de préjugés. L’auteur, à travers ses lettres,
y raconte ses espoirs, ses déceptions, sa solitude et se laissera séduire par Chateaubriand.
Elle plaçait l’amour et l’indépendance au-dessus de tout.- « Lettres pour lire au lit » (Ed. Mercure de France, paru également en sept.2009).
Marie Dorval est une comédienne du théâtre romantique. Quand elle doit jouer
une pièce d’Alfred de Vigny (La Maréchale d’Ancre), elle devient la maîtresse du poète qui installe
sa muse dans un appartement, rue de Montaigne, à Paris où ils se retrouvent régulièrement.
L’amie de Marie, George Sand, dira d’elle: « tout était passion chez elle, la maternité, l’art, l’amitié,
le dévouement, l’indignation, l’aspiration religieuse, et comme elle ne savait et ne voulait rien modérer,
rien refouler, son existence était d’une plénitude effrayante, d’une agitation au-dessus des forces humaines ».
Il y a eu 135 lettres d’amour qui ont rythmé cette liaison qui dura de 1831 à 1838 où les deux amants
relatent leur vie professionnelle et sentimentale, leurs malheurs, les relations difficiles qu’ils entretiennent
avec leur entourage. Mais l’essentiel de ces lettres réside dans la description minutieuse et douloureuse
de la passion amoureuse.- Enfin, le roman « Alfred de Musset » qui vient de sortir aux Ed. Gallimard en février dernier.
Musset a eu une vie assez brève (1810 -1857). Il a donc vécu 47 ans. Ce grand romantique
qui était un auteur de charmantes comédies, de contes légers et de poèmes lyriques,
excellait dans le désenchantement de sa génération. Il avait une réputation d’un écrivain
sentimental et sa liaison avec G. Sand, sans doute la plus célèbre de la littérature française, est légendaire.
« Les Confessions d’un enfant du siècle » de Musset et « Elle et Lui » de Sand, sont deux œuvres autobiographiques.
Il a fait de son œuvre et de sa vie, un signe de modernité et de liberté individuelle.
Dans ce roman biographique, Ariane Charton y fait référence à de nombreuses lettres. Bien sûr,
celles échangées avec G. Sand sont les plus nombreuses.Mais il y en a beaucoup d’autres.
On y trouve déjà un hommage de Musset à sa mère en lui composant une poésie à l’âge de 14 ans.
A 17 et 18 ans il d ses grands parents. Il compose alors un texte et un poème à chacun d’eux.
Nombreuses lettres écrites à son confident Paul Foucher qui est le beau-frère de V. Hugo.
Des lettres à Sainte-Beuve.
A Mme Jaubert.
A Lamartine.
A Aimée d’Alton.
A la princesse Belgiojoso…
Ariane Charton décrit admirablement l’enfant terrible du romantisme.
A travers ses lettres, on devine le désespoir qui éprouve les romantiques
quand le passage à l’âge adulte leur fait perdre leurs illusions.
C’était le mal du siècle de l’époque, ce sentiment, dira Musset « d’être venus trop tard dans un monde
Répondr

Rosalie et Sébastien, deux regards sur une même oeuvre "Lettres de Santa"

E lettere di Santa , de Nadine. Fisher




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