Les prix littéraires 2009 commencent à  pleuvoir voici de quoi être au courant : 

Prix Goncourt : On disait le Goncourt généralement réservé aux hommes or cette année, c’est Marie Ndiaye pour Trois femmes puissantes  (Gallimard) qui l’a obtenu. Il s’agit d’un triptyque sur le destin des femmes africaines.  Fabienne nous en avait parlé à la rentrée (comme toujours elle a du flair !)

L’auteur n’est pas une inconnue elle avait déjà reçu le Femina en 2001 pour Rosie Carpe

Le prix Renaudot a été attribué à Fréderic Beigbeder pour Un roman français (vanté par Nathalie). Cet ouvrage est une sorte d’autobiographie puisque l’auteur y évoque sa jeunesse et sa récente condamnation pour consommation de cocaïne. Il avait déjà reçu l’Interallié pour Windows On The World en 2003. Nathalie avait exprimé son sentiment d'avoir lu un "bon" auteur

Le prix Renaudot de l’essai a été décerné à Daniel Cordier pour Alias Caracala (Gallimard). Il s’agit de ses mémoires de guerre. En effet, dans cet ouvrage, il se rappelle du héros dont il fut le secrétaire et le confident : Jean Moulin  

Le Grand prix du roman de l'Académie française a été attribué à Pierre Michon pour son roman Les Onze (ed. Verdier). 

Le Prix Médicis a été remis à l’écrivain canadien d’origine haïtienne Dany Laferrière pour L’énigme du retour (Grasset). L’auteur canadien, originaire d’Haïti, y évoque son retour fantasmé dans l’île à la mort de son père. 

Le Médicis Essais revient à  Alain Ferry pour Mémoire d’un fou d’Emma (Seuil). 

Le prix Nobel de Littérature a récompensé la romancière allemande d'origine roumaine Herta Müller qui, par sa prose empreinte de poésie, a élevé sa voix contre la dictature communiste de Nicolae Ceausescu tombée il y a tout juste vingt ans en 1989. (quelques titres : L’homme est un grand faisan sur terre (Gallimard) ; La Convocation (Métailié) ; Le renard était déjà le chasseur (Seuil) 

(à suivre…) Le 9 novembre 2009

Le prix Femina a été attribué à Gwenaëlle Aubry pour le roman Personne. A la fois roman et récit familial, Personne, est le portrait du père psychotique de la romancière, un homme qui n'a "jamais fait bloc avec lui-même". A sa mort, Gwenaëlle Aubry a découvert, dans des cartons, des cahiers et manuscrits dans lesquels son père, brillant juriste, racontait l'histoire de sa maladie. A partir de ce matériel brut, elle a écrit un portrait en forme d'alphabet, de A comme Antonin Artaud à Z comme Zelig. 

Le prix Goncourt des lycéens  a été attribué au Club des incorrigibles optimistes, de Jean-Michel Guenassia, (Albin-Michel). En suivant la vie d’un jeune garçon de 12 ans, Michel Marini, l’auteur écrit une chronique sociale sur fond d'Algérie française, de rideau de fer, avec pour héros une poignée d'hommes qui ont fui la Pologne, la Roumanie ou la Russie. Il réussit ainsi à brosser le portrait d’une France gaulliste qui se  plait à ignorer ce qui se passe à deux pas de chez elle, dans la Russie stalinienne.  





 

Par M.A Perfettini