Fondée en 1635 par Richelieu. Elle est composée de 40 membres élus par leurs pairs appelés Immortels.
Sa mission principale : fixer la langue française, lui donner des règles, la rendre pure et compréhensible par tous. Pour cela l’Académie est chargée de composer un dictionnaire
Les membres : Les académiciens doivent leur surnom d’immortels à la devise « À l’immortalité », qui figure sur le sceau donné à l’Académie par son fondateur, le cardinal de Richelieu.
Y sont élus : des poètes, des romanciers, des hommes de théâtre, des philosophes, des médecins, des hommes de science, des ethnologues, des critiques d’art, des militaires, des hommes d’État, des hommes d’Église, qui ont tous illustré particulièrement la langue française.
Pour y être élu : il faut se porter candidat à la mort d’un des membres. Une fois élu on doit faire un discours de remerciement et l’éloge de son prédécesseur. Un des membres fait un discours de bienvenue. On retient qu’il aura fallu attendre 1980 pour qu’une femme soit enfin élue : Marguerite Yourcenar.
Mais aussi que Balzac, Zola, Flaubert, Maupassant, Baudelaire n’y ont jamais été admis !!!
Le siège de l’Académie est au Palais de L’Institut qui est situé au cœur de Paris, face au Louvre, le long de la Seine. La façade du bâtiment en demi-cercle est flanquée de deux bâtiments rectangulaires. La Coupole est au centre, dans l’axe du pont des Arts. (Vous pouvez en faire une visite virtuelle sur le site www.institut-de-france.fr/index2.php?page=107)
Le costume : C’est sous le consulat qu’est dessiné le fameux « habit vert », que les académiciens portent lors des séances solennelles. Il est composé d’un bicorne, d’une cape et d’une épée.
La qualité d’académicien est inamovible. On ne peut donc démissionner mais des exclusions peuvent être prononcées pour des motifs entachant l’honneur.
Le second rôle de l’Académie française : le mécénat. En effet grâce des dons et des legs elle peut décerner chaque année environ soixante prix littéraires.
Le plus glorieux est le Grand Prix du roman de l’Académie Française. Il a été fondé en 1915. Le premier lauréat est Paul Acker pour l’ensemble de son œuvre.
Nous relevons sans chauvinisme aucun la présence de 3 Corses :
1922 Francis Carco L’homme traqué
2002 Marie Ferranti La Princesse de Mantoue
2003 Jean Noël Pancrazi Tout est passé trop vite
Le prix Goncourt
Création : Les frères Goncourt (Edmond et Jules) veulent recréer l’ambiance des salons littéraires du XVIIIe et des déjeuners ou dîners d'écrivains du XIXe.
A la mort de Jules en 1870, Edmond crée la «société littéraire», devenue Académie par opposition à l'Académie française qui refusa «l'immortalité» à Balzac, Flaubert, Zola, Maupassant, Baudelaire, entre autres.
A la mort d'Edmond en 1896, le notaire lit à Alphonse Daudet et Léon Hennique, ses légataires universels, le testament qu'il a laissé:
«Je nomme pour exécuteur testamentaire mon ami Alphonse Daudet, à la charge pour lui de constituer dans l'année de mon décès, à perpétuité, une société littéraire dont la fondation a été, tout le temps de notre vie d'hommes de lettres, la pensée de mon frère et la mienne, et qui a pour objet la création d'un prix destiné à un ouvrage d'imagination en prose paru dans l'année (...)»
Le prix Goncourt est attribué presque exclusivement à un roman. Il est le prix littéraire français le plus prestigieux. La somme de 50 francs est remise au lauréat depuis 1903, (aujourd’hui 7,50 euros) mais la notoriété acquise assure d’importantes ventes.
Les membres : Il n'y a pas de candidature. Après le départ ou le décès d'un de ses membres, les académiciens se donnent un délai de quelques mois pour recruter son successeur par cooptation. Après en avoir parlé entre eux, ils proposent à un écrivain de se joindre à la Compagnie. Le nouvel élu aura chez Drouant le couvert de celui qu'il remplace, avec la fourchette et le couteau en vermeil gravés aux noms des détenteurs successifs. Il suffit d'être un auteur de langue française pour appartenir à l'Académie Goncourt.
Les dix membres actuels: Robert Sabatier ; Françoise Mallet-Joris ; Didier Decoin ; Edmonde Charles-Roux ; Françoise Chandernagor ; Bernard Pivot ; Michel Tournier ; Jorge Semprun ; Tahar Ben Jelloun ; Patrick Rambaud.
Organisation : Les dix membres se réunissent chaque premier mardi du mois dans leur salon, au premier étage du restaurant Drouant, place Gaillon, dans le deuxième arrondissement à Paris. Le prix est attribué début novembre. Si après quatorze tours de scrutin il n'y a pas de lauréat élu le président a une voix double pour déterminer une majorité de vote.
Le prix ne peut être décerné qu'une seule fois à un même écrivain. À une exception près : l'imposture littéraire de Romain Gary qui l'a reçu en 1956 pour son roman Les Racines du ciel, puis en 1975, sous le pseudonyme d'Émile Ajar, pour le roman La Vie devant soi.
En 1988 fut créé le Prix Goncourt des lycéens.
Le 5 février 2008, les jurés du Goncourt ont modifié certaines règles pour répondre aux critiques récurrentes qui leur étaient faites : ils ont en effet décidé à l'unanimité qu'il était incompatible d'être à la fois juré et rémunéré par une maison d'édition
Quelques anecdotes : En 1951 Julien Gracq refuse le prix qui lui est attribué (pour son ouvrage Le Rivage des Syrtes) car il se dit écœuré par un certain milieu mondain intellectuel.
En 1960 Le prix est attribué à Vintila Horia mais à la suite d'une campagne de désinformation lancée par la Securitate et relayée par les journaux L’Humanité et Les Lettres françaises, l'Académie Goncourt décida de ne pas lui remettre le prix et Horia le refusa.
En 1975 : Romain Gary provoque un nouveau scandale car sous le nom d’Emile Ajar il remporte le prix pour La vie devant soi. Il avait déjà été primé en 1956 pour Les racines du ciel or on ne peut recevoir deux fois le prix.
Quelques lauréats :
Le premier :1903 : John Antoine Nau Force ennemie La Plume
1916 : Henri Barbusse Le Feu Flammarion.
1919 : Marcel Proust A l'ombre des jeunes filles en fleur Gallimard
1933 : André Malraux La Condition humaine Gallimard
1954 : Simone de Beauvoir Les Mandarins Gallimard.
1970 : Michel Tournier Le Roi des Aulnes Gallimard
1984 : Marguerite Duras L'Amant Minuit.
1997 : Patrick Rambaud La Bataille Grasset.
2004 : Laurent Gaudé Le Soleil des Scorta Actes Sud.
Le prix Goncourt est indissociable, depuis 1926, du prix Renaudot, créé cette année-là par dix critiques littéraires qui attendaient la proclamation faite par le président de l'Académie Goncourt. Sans être organiquement lié au jury du Goncourt, le jury du Renaudot joue le rôle de son complément naturel, accentué par l'annonce du résultat, simultanément et dans le même cadre. On dit souvent qu’il répare les erreurs ou les oublis du prix Goncourt.
Le prix Nobel
C’est le plus convoité et le mieux doté : 10 millions de couronnes (à peu près 1,1 million d’euros)
Création : Alfred Nobel, industriel et scientifique suédois (1833-1896) décide de mettre sa fortune au service de la science, de la littérature et de la paix.
Par testament il décide que chaque année sera récompensée une personne qui a apporté des bienfaits à l’humanité dans 5 disciplines : Physique, chimie, médecine, littérature et paix.
Le prix est attribué pour la première fois en 1901
Le choix : Les membres de l’académie suédoise font une sélection dans le plus grand secret lors de réunions hebdomadaires.
La date de l’annonce n’est révélée que deux jours avant pour éviter toute pression mais les prix sont toujours décernés dans le courant du mois d'octobre.
La cérémonie : Depuis 1902, les prix sont remis des mains du roi de Suède le 10 décembre de chaque année, jour anniversaire de la mort d'Alfred Nobel. Cependant, le prix Nobel de la Paix est remis par le roi de Norvège car, jusqu'en 1905, la Suède et la Norvège relevaient de la même Couronne ; c'est à compter de la séparation de ces deux nations en 1905 que cette répartition des prix Nobel entre les deux pays fut arrêtée.
Le lauréat doit faire un discours de remerciement dans sa langue ou dans la langue où il écrit.
Anecdotes : Deux lauréats déclinèrent personnellement le Prix Nobel :
Jean-Paul Sartre déclina le Prix Nobel de littérature en 1964
Lê Đức Thọ déclina le Prix Nobel de la paix en 1973

Quatre lauréats y ont été obligés par leur gouvernement :
Adolf Hitler contraignit les trois lauréats suivants à refuser ce prix, mais ils en prirent possession après la
Seconde Guerre mondiale : Richard Kuhn, prix Nobel de chimie 1938 ; Adolf Butenandt, prix Nobel de
chimie 1939 ; Gerhard Domagk, Allemand, prix Nobel de médecine 1939.
Le gouvernement soviétique contraignit Boris Pasternak, Russe, prix Nobel de littérature 1958à décliner
ce prix.
Le prix Nobel de littérature est attribué pour l’ensemble d’une œuvre. La France a été honorée 13 fois :
1901 Sully Prudhomme
1904 Frédéric Mistral
1915 Romain Rolland
1921 Anatole France
1927 Henri Bergson
1947 André Gide
1952 François Mauriac
1957 Albert Camus
1960 Saint John Perse
1964 Jean Paul Sartre
1985 Claude Simon
2000 Gao Xingjian
2008 Jean Marie Le Clézio
Le prix Femina
Création : en 1904 par la poétesse Anna de Noailles mais aussi par Mme Alphonse Daudet et Judith Gautier, la fille de Théophile. En tout, elles sont 22 collaboratrices du magazine La Vie heureuse (aujourd'hui : Femina). Elles voulaient constituer une alternative au prix Goncourt qui ne récompensait que des hommes.
Les membres : Diane de Margerie ;Solange Fasquelle; Viviane Forrester; Claire Gallois; Benoîte Groult; Paula Jacques; Christine Jordis; Mona Ozouf; Danièle Sallenave; Chantal Thomas.
Le jury est donc exclusivement féminin
Remise du prix: le premier mercredi de novembre à l'hôtel Crillon de Paris. Il récompense chaque année la meilleure œuvre française écrite en prose ou en poésie.
Le prix n'est pas doté mais est un prix vendeur de tout premier plan.
Cette remise des prix est l’occasion d’une "guéguerre" entre elles et le jury du prix Goncourt, chacun voulant être le premier à décerner "son" prix. Ainsi, en 1931, Antoine de Saint-Exupéry reçoit le Femina pour Vol de nuit alors qu'il pouvait avoir le Goncourt. En 1993, Marc Lambron, favori du Goncourt, est lauréat du Femina pour L'œil du silence. En 1959, c'est le Goncourt qui prend au Femina Le dernier des justes d'André Schwartz-Bart etc...
Au terme d'un accord conclu en 2000, l'ordre d'attribution des deux distinctions alterne en principe d'une année sur l'autre, ce que les Goncourt n'ont pas respecté en 2003: ils ont annoncé leur prix décerné à Jacques-Pierre Amette La Maîtresse de Brecht avant le Femina alors qu'ils auraient dû le faire après.
Quelques lauréats :
1904 : Myriam Harry La Conquête de Jérusalem Fayard.
1905 : Romain Rolland Jean-Christophe Albin Michel.
1914 à 1916 : non décerné
1919 : Roland Dorgelès Les Croix de bois Albin Michel.
1931 : Antoine de Saint-Exupéry Vol de nuit NRF
1940 à 1943 : non décerné.
1944 : Prix décerné aux éditions de Minuit.
1955 : André Dhôtel Le pays où l'on n'arrive jamais Flore.
1968 Yourcenar L’œuvre au noir
1969 J. Semprun La deuxième mort de Ramon Mercader
1971 : Angelo Rinaldi La Maison des Atlantes Denoël.
1988 : Alexandre Jardin Le Zèbre Gallimard.
2006 : Nancy Huston Lignes de failles Actes Sud.
Des nouvelles des prix littéraires :
Le Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2008 sera attribué le 30 octobre 2008
Le jeudi 9 octobre 2008, on a pu découvrir sa deuxième sélection :
Marc Bressant La dernière conférence Editions de Fallois
Bruno de Cessole L'Heure de la fermeture dans les jardins d'Occident Editions de La Différence
Julie Wolkenstein L'Excuse POL
Le Prix Goncourt 2008 sera attribué le 10 novembre 2008 au restaurant Drouant.
Deuxième sélection pour le Prix Goncourt 2008
Jean-Baptiste Del Amo Une Education libertine Gallimard
Christophe Bataille Le Rêve de Machiavel Grasset
Jean-Marie Blas de Roblès Là où les tigres sont chez eux Zulma
Catherine Cusset Un brillant avenir Gallimard
Jean-Louis Fournier Où on va, papa? Stock
Alain Jaubert Une nuit à Pompéi Gallimard
Michel Le Bris La Beauté du monde Grasset
Atiq Rahimi Syngué Sabour POL
Olivier Rolin Un Chasseur de Lions Seuil
la dernière sélection aura lieu le 5 novembre
Le Prix Fémina sera attribué le 3 novembre à l'Hôtel Crillon.
La deuxième sélection du Prix Femina a été annoncée le vendredi 10 octobre 2008 :
Gérard de Cortanze Gitane sans filtre Gallimard
Jean-Louis Fournier Où on va papa ? Stock
Dominique Jamet Un traître Flammarion
Maylis de Kerangal Corniche Kennedy Verticales
Michel Le Bris La beauté du monde Grasset
Dominique Mainard Pour Vous Joëlle Losfeld
Olivier Poivre d'Arvor Le voyage du fils Grasset
Anne Serre Un chapeau léopard Mercure de France
Philippe Vilain Faux-père Grasset
Martin Provost Léger, humain, pardonnable Seuil
La troisième sélection du Prix Femina a été annoncée le mardi 21 octobre 2008 :
Jean-Louis Fournier Où on va papa ? Stock
Maylis de Kerangal Corniche Kennedy Verticales
Dominique Mainard Pour Vous Joëlle Losfeld
Olivier Poivre d'Arvor Le voyage du fils Grasset
Anne Serre Un chapeau léopard Mercure de France
Martin Provost Léger, humain, pardonnable Seuil
Le Prix Médicis sera attribué le 5 novembre à l'Hôtel Lutetia..
La deuxième sélection du Prix Médicis a été annoncée le mardi 21 octobre
Carole Achache La Plage de Trouville Stock
Mathieu Belezi C'était notre terre Albin Michel
Jean-Marie Blas de Roblès Là ou les tigres sont chez eux Zulma
Jean-Paul Enthoven Ce que nous avons eu de meilleur Grasset
Tristan Garcia La meilleure part des hommes Gallimard
Catherine Lépront Disparition d'un chien Seuil
Patrice Pluyette La traversée du Mozambique par temps calme Seuil
Olivier Rolin Un chasseur de lions Seuil
Le Prix Renaudot sera attribué le 10 novembre au Restaurant Drouant (juste après l'annonce du Goncourt).
La deuxième sélection du Prix Renaudot a été annoncée le mardi 7 octobre
Christian Authier Une Belle époque Stock
Salim Bachi Le silence de Mahomet Gallimard
Jean-Paul Enthoven Ce que nous avons eu de meilleur Grasset
Tierno Monénembo Le roi de Kahel Seuil
Martin Page Peut-être une histoire d'amour Editions de l'Olivier
Olivier Poivre d'Arvor Le voyage du fils Grasset
Olivier Rolin Un chasseur de lions Seuil
Philippe Ségur Vacance au pays perdu Buchet-Chastel
Le Prix Interallié sera attribué le 18 novembre au Restaurant Lasserre.
La deuxième sélection du Prix Interallié a été annoncée le lundi 20 octobre
Serge Bramly Le premier principe Le second principe Jean-Claude Lattès
François Cérésa Les moustaches de Staline Fayard
Benoît Duteurtre Les pieds dans l'eau Gallimard
Jean-Paul Enthoven Ce que nous avons eu de meilleur Grasset
Dominique Jamet Un traître Flammarion
Michel Le Bris La beauté du monde Grasset
Colombe Schneck Val de Grâce Stock
Nous vous tiendrons au courant des résultats définitifs même si les medias s’en font largement l’écho…
Le prix Femina a été décerné hier 3 novembre 2008 à Jean-Louis Fournier pour Où on va papa ? (Stock)
Prix Goncourt : Syngué Sabour Pierre de Patience de Atiq Rahimi.
Romancier, réalisateur afghan, il a choisi d’écrire en français. Il obtient le prix au 2ème tour par 7 voix contre 3 à Michel Le Bris pour La beauté du monde
Résumé : En persan, Syngué sabour est le nom d’une pierre noire magique, une pierre de patience, qui accueille la détresse de ceux qui se confient à elle. Mais ici, la Syngué sabour, c’est le mari d’une jeune femme afghane. Elle lui en veut de l’avoir sacrifiée à la guerre, d’avoir été un héros, et de n’être plus qu’un pauvre grabataire. Aussi tout en le soignant elle lui parle, elle se confie à propos de tout ce qui fait la vie d’une femme musulmane.
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Prix Femina : Où on va papa ? de Jean Louis Fournier.
Il obtient le prix au 5ème tour par 8 voix contre 4 à Dominique Mainard
Résumé : Pour la première fois, Jean-Louis Fournier décide de parler de ses deux enfants handicapés, sans condescendance, sans chercher à attirer la pitié. Bien au contraire il y met beaucoup d’humour :
« Grâce à eux, j'ai eu des avantages sur les parents d'enfants normaux. Je n'ai pas eu de soucis avec leurs études ni leur orientation professionnelle. Nous n’avons pas eu à hésiter entre filière scientifique et filière littéraire. Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu'ils feraient plus tard, on a su rapidement ce que ce serait : rien.
Et surtout, pendant de nombreuses années, j'ai bénéficié d'une vignette automobile gratuite. Grâce à eux, j’ai pu rouler dans des grosses voitures américaines. »
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Prix Renaudot : Tierno Monénembo Le Roi de Kahel
Il obtient le prix au 11ème tour par 8 voix contre 4 pour Le cas Sonderberg d’Elie Wiesel
Résumé : C’est là une biographie romancée d’Aimé Victor Olivier qui dans le années 1880 devient ami avec un chef Peul. Celui-ci lui donne le plateau de Kahel où il va fonder une sorte de royaume.
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Grand prix de l’académie française : Marc Bressant La dernière conférence
Il obtient le prix au 2ème tour par 11 voix contre 8 pour L’Excuse de Julie Wolkenstein.
Résumé : En octobre 1989 se tient une conférence internationale, Tromelin, le chef de la délégation française, tient son journal et y consigne tout ce qui s’y passe. Rien des attitudes de ses collègues des deux blocs n’échappe à son regard d’ethnologue, et il analyse comment ils vont vivre la chute du mur de Berlin.
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Prix Médicis : Jean Marie Blas de Roblès Là où les tigres sont chez eux
Ce roman a demandé 10 ans à son auteur !
Résumé : Eléazard von Wogau, est le héros de cette histoire qui se passe au Brésil. Ce roman est construit en 32 parties, chacune s’ouvrant sur un chapitre de la biographie inédite d’Athanase Kircher (un l’encyclopédiste allemand dont Eléazard veut publier la biographie) et flanqué de plusieurs récits qui s’entrecroisent et se succèdent.
« On songe tour à tour au réalisme magique des Borges et Cortázar, à Italo Calvino ou Umberto Eco, ou encore à Potocki et son Manuscrit trouvé à Saragosse, sans jamais épuiser la réjouissante singularité de ce roman palimpseste qui joue à merveille des mises en abyme et des vertiges spéculaires. »
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Prix Interallié : Serge Bramly Le premier principe, le second principe
Résumé : L’histoire se passe à la fin du XXè siècle, un photographe, Max Jameson traque une princesse britannique, il a un voisin marchand d’armes suisse et pour ami un premier ministre français. Tous les quatre vont connaître la lumière puis une fin tragique. Avec cet ouvrage, qui s’appuie sur une enquête approfondie l’auteur nous fait découvrir l’histoire occulte de la France de ces trente dernières années, sa violence, ses tragédies intimes et ses scandales nationaux, ses espoirs déçus, ses faux suicides, et ses secrets explosifs.
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Prix Nobel de littérature : J.M. Le Clezio
Il écrit son premier roman à 23 ans Le Procès verbal qui obtient le Prix Renaudot.
En 1980 il reçoit le Prix Paul Morand pour l’ensemble de son œuvre. La même année Désert, épopée d’une descendante de Touaregs, parait et est considéré comme son chef d’œuvre. Il écrit aussi de nombreux essais sur plusieurs civilisations de nomades menacées.

Par M.A Perfettini