penserou le Mar 1 Juil - 15:31
qui veut parler de ce qu'il a lu et qui peut être qualifié de littérature corse ? Que signifie ce concept ? que pouvez-nous qualifier ainsi ? Ce fil vous est ouvert
marie le Dim 6 Juil - 7:34
Est ce que le seul fait d'écrire peut être qualifié de littérature ?
Où se trouve la valeur esthétique dans les écrits corses ?
rony le Dim 10 Aoû - 14:55
j'aimerais lire de bons romans qui se passent en Corse et ne sont pas policiers ni politisés ; quand est-ce que ça se trouvera ? pouvez-vs me citer quelques noms que je me les procure ? R
littérature corse
Penserosu le Jeu 28 Aoû - 19:36
Pour savoir qui écrit et se sent auteur corse, ou produisant de la littérature corse et ce qui selon lui justifie cette dénomination, j'aimerais avoir des nouvelles de ce qui écrivent, même s'ils n'ont jamais publié.
Nous ne lisons pas assez de textes corses sans doute intéressants, par méconnaissance.
petru santu le Lun 22 Sep - 18:07
je trouve que la question de savoir ce qu'est ou ce peut être la littérature corse est très intéressante, car c'est toujours une question en débat. certains disent qu'elle devrait regrouper tous les auteurs insulaires écrivant dans différentes langues, ainsi A.Rinaldi pourrait entrer dans cette catégorie. d'autres pensent que sous cette appellation ne devraient être retenus que les auteurs écrivant en langue corse ce qui est mon point de vue également. Peut-on pourtant parler de littérature ? Ghj.Thiers parle lui plutôt de production littéraire, littérature faisant référence implicitement à un circuit institutionnalisé allant de l'écriture jusqu'à la publication et la promotion (et la valorisation également) ce que nous n'avons pas dans l'île (sauf le prix de l'assemblée).
il existe de très nombreux textes de qualité aujourd'hui écrits en langue corse mais il ne faut pas se leurrer comme le dit Ghjacumu Fusina tout ce qui est publié n'est pas de qualité (cela vaut pour chaque littérature !).
étant étudiant d'Etudes corses à l'université et me passionnant pour la littérature corse, je peux vous dire que les livres publiés aujourd'hui sont pour une grande partie en prise directe avec la situation actuelle de la Corse (certaines oeuvres s'approochent du néo-réalisme). pour ceux qui sont intéressés vous pouvez aller sur : www.interromania.com
ou alors lire :
de Marcu Biancarelli : -Stremu Miridianu /- Prighjuneri /-51, Pegasi astru virtuali
GHjuvan Luigi Moracchini : - Micca Nomi / - www.mazzeri.com
Marceddu Jureczek : - Ghjuventù ghjuventù
Ghjacumu Thiers : -A funtana d'altea / -A Barca di a Madonna / - In corpu à Bastia
Ghjuvan
Maria Comiti : - U salutu di a morte / -U sangue di a passione (genre policier)
Alanu di Meglio : -Macagni
Poesies : - Ghjacumu Fusina : -E sette chjappelle /- Versu cantarecciuumenicantone Geronimi : A Ghjacumu Thiers : -l'arretta bianca / In e dite
Sonia Moretti : Discrittura
Alanu di Meglio : Migraturi
Ghjacumu Biancarelli : Pustiati, scritti paiani
Pasquale Ottavi : Altrò
D
j'aimerais savoir de quoi ça parle, par exemple d'histoire, de poésie . on aime pas tout et les poèmes, moi, j'aime pas. si vous pouvez préciser, merci
jeanne-marcelle le Mar 23 Sep - 13:32
vous avez raison ; la littérature corse est toujours en cours de définition ; cependant elle existe, bien portante . les recherches menées comme vous le dites par de grands théoriciens amoureux de notre langue devraient être plus accessibles au grand public
quant à aimer ou pas un genre, il suffit d'ouvrir le livre avant d'acheter ou de lire la quatrième de couverture ; on est assez grand pour reconnaitre poésie, théâtre...
corseetzen le Ven 10 Oct - 8:33
pas évident, tout ça ; et qui lit les livres de marc biancarelli ? c'est bien, à ce qu'il paraît.
De quoi ça parle en général ? qui peut en dire plus ?
penserosu le Jeu 13 Nov - 9:28
Tout d'abord, pour parler d'un livre, il vaut mieux l'avoir lu ; est-ce le cas ? Tous les points de vue sont alors défendables...
jeanne-marcelle le Mer 19 Nov - 20:28
j'ai relu le guide de la corse mystérieuse ; il est bien ; en plus il a été rééedité
un bon petit cadeau pour la Noel ![]()
rony le Dim 23 Nov - 19:11
quand on balladent dans les rayons des librairies on voit pleins de livres sur la corse
mais qui les lit ? c'est plutôt pour faire des cadeaux selon moi
Ce sont souvent des livres de réflexion, d'histoire, de proverbes...rien d'emballant, non ?
rony le Ven 28 Nov - 9:31
existe t il des bd en corse ? ou des livres de fantaisie (genre le seigneur des anneaux ?
jeanne-marcelle le Mer 3 Déc - 11:11
on parle d'Hamlet de shakespeare ; mais il y en a eu une version corse, d'après l'oeuvre, très bien m'a t on dit; quelqu'un en connaitrait les références ?
Renucci François-Xavier le Mar 17 Mar - 15:27
Bonjour à tous,
j'ai lu l'ensemble des messages et j'ai été heureux de trouver ainsi un groupe de discussion sur un sujet qui me tient à coeur (comme à vous, visiblement).
Je signale que j'ai ouvert un blog sur ce sujet : http://pourunelitteraturecorse.blogspot.com
Ce blog a deux perspectives : j'y développe mon point de vue (je tente une définition - discutable - de la littérature corse dans le premier article) et j'essaie de susciter des "récits de lecture" (pas vraiment ni forcément des études, des analyses, des critiques en bonne et due forme) d'ouvrages littéraires corses.
Mes livres préférés : le "Vir Nemoris" (1770, édité en 2008 par Albiana) de Nobili-Savelli ; la "Dionomachia" (1817, rééditée et traduite dernièrement) de Salvatore Viale ; "Pesciu Anguilla" (1930) de Dalzeto (réédité dans les années 80 ou 90 ?) ; "La Loge du Gouverneur" d'Angelo Rinaldi ; "A funtana d'Altea" de Ghjacumu Thiers ; "La fuite aux Agriates" de Marie Ferranti ; "51 Pegasi, astru virtuale" de Marcu Biancarelli ; "Variétés de la mort" de Jérôme Ferrari ; "A stanza di u spichju" de Rinatu Coti ; etc. etc.
Ghjè sicuru chì mi sò sminticatu d'altri libri, mà quessi mi piace à rileghje li ; è sè vo vulete parlà ne, seria un piacè !
A tandu.
François-Xavier Renucci
(J'ai envoyé ce message précédemment en créant un nouveau sujet, alors que ce n'était pas utile, désolé !)
corseetzen le Ven 20 Mar - 22:56
on dirait que les choses évoluent ; tant mieux
mais à lire m.renucci, j'ai l'impression que la littérature corse n'est pas très grand public ; il faut avoir de la volonté pour la découvrir
en fait ce que vous dites est bien ; mais il faut convaincre et en cette époque ôù on lit peu et facile, acheter un livre du type évoqué est un choix politique; non ?
Renucci François-Xavier le Sam 21 Mar - 8:37
"Grand public", "politique", "convaincre"...
Je suis d'accord, les choses ne sont pas faciles pour faire connaître et apprécier la littérature corse (écrite en langue corse ou dans d'autres langues : latin, italien, français).
Il me semble pourtant que si nous associons notre désir de lire et de parler de la littérature corse avec les outils que sont les blogs, les sites, les forums, nous parviendrons au moins (et c'est une étape nécessaire) à réunir tous ceux qui d'ores et déjà aiment en lire et veulent en parler : car nous ne nous connaissons pas tous encore.
Ensuite (ou pendant ce temps) nous pouvons essayer de convaincre ceux qui ne lisent pas du tout, ceux qui ne lisent pas de littérature corse, ceux qui pensent qu'elle n'existe pas ou qu'elle n'a pas d'intérêt...
Ce qui me plairait, c'est de savoir quels sont, réellement, les livres corses qu'aiment les participants à ce forum (il me semble qu'il y a déjà un certain nombre de réponses, il faut que je les relise).
Et il ne s'agit pas pour moi de forcer qui que ce soit, ou de chercher à promouvoir un seul type de lecture : les lectures sont si variées.
A très bientôt.
François Renucci
Renucci François-Xavier le Sam 21 Mar - 8:37
"Grand public", "politique", "convaincre"...
Je suis d'accord, les choses ne sont pas faciles pour faire connaître et apprécier la littérature corse (écrite en langue corse ou dans d'autres langues : latin, italien, français).
Il me semble pourtant que si nous associons notre désir de lire et de parler de la littérature corse avec les outils que sont les blogs, les sites, les forums, nous parviendrons au moins (et c'est une étape nécessaire) à réunir tous ceux qui d'ores et déjà aiment en lire et veulent en parler : car nous ne nous connaissons pas tous encore.
Ensuite (ou pendant ce temps) nous pouvons essayer de convaincre ceux qui ne lisent pas du tout, ceux qui ne lisent pas de littérature corse, ceux qui pensent qu'elle n'existe pas ou qu'elle n'a pas d'intérêt...
Ce qui me plairait, c'est de savoir quels sont, réellement, les livres corses qu'aiment les participants à ce forum (il me semble qu'il y a déjà un certain nombre de réponses, il faut que je les relise).
Et il ne s'agit pas pour moi de forcer qui que ce soit, ou de chercher à promouvoir un seul type de lecture : les lectures sont si variées.
A très bientôt.
François Renucci
Une critique libre et utile
Renucci François-Xavier le Dim 22 Mar - 9:44
En réponse à Penserosu,
oui il est difficile de critiquer négativement une oeuvre artistique, encore plus dans les petites sociétés comme la société corse. J'écoute parfois le Masque et la Plume sur France Inter et je les ai entendus "démolir", parfois même méchamment, certains livres (que j'avais aimés ; par exemple, "Ce que le jour doit à la nuit" de Yasmina Khadra). Donc une critique négative est une "blessure" faite à l'auteur et aux lecteurs, forcément ; mais c'est une "blessure" nécessaire, paradoxalement vivifiante :
- on sort des hypocrisies, on gagne en sincérité
- une fois les opinions des uns et des autres annoncées publiquement, on peut "avancer" dans la discussion et dans la création (alors que les hypocrisies conduisent un auteur, des lecteurs, une littérature à piétiner)
- les auteurs prennent conscience des effets qu'ils provoquent et assument ensuite de poursuivre dans cette voie ou décident d'évoluer
- les "critiques" se rendent compte qu'ils peuvent émettre aussi des critiques impertinentes, idiotes, qui ratent l'essentiel (L'histoire littéraire mondiale est remplie de ces "chefs d'oeuvre" incompris, rejetés : André Gide a refusé d'éditer chez Gallimard "Du côté de chez Swann" de Proust, et il l'a regretté ensuite).
Deux exemples :
- vous trouverez sur le blog "Pour une littérature corse" deux appréciations différentes (la mienne et celle de CR dans un commentaire) du poème "Soir" recueilli dans le numéro unique de A Cispra (1914) : http://pourunelitteraturecorse.blogspot.com/2009/03/cispra-le-vieux-fusil-fonctionne-t-il.html
- vous trouverez aussi une appréciation mitigée (mais globalement positive) des poèmes de Marcu Biancarelli dans son premier recueil, et dans les commentaires il fait écho à une critique négative, parue dans Bonanova, que Paulu Desanti avait faite de son travail, comment il avait réagi très
violemment (suite à cette "blessure") et comment il a changé d'avis et estime maintenant qu'un auteur ne doit pas réagir à chaud, brutalement mais accepter une pluralité de regards, de critiques : http://pourunelitteraturecorse.blogspot.com/2009/01/puesia.html
Donc, c'est difficile, mais il faut s'y essayer, le plus sincèrement possible, en acceptant aussi que la personne qui propose sa critique de tel livre admette qu'il ne propose qu'une argumentation personnelle et non une vérité absolue. Les grands auteurs ont souvent des appréciations très divergentes sur les autres grands auteurs !
Marcel Proust (je trouve cette citation dans l'édition Robert Laffont-Quid de "La Recherche du Temps Perdu", page 223) écrivait ceci à propos de la littérature anglaise : "C'est curieux que, dans tous les genres les plus différents, de Geroge Eliot à Hardy, de Stevenson à Emerson, il n'y ait pas de littérature qui ait sur moi un pouvoir comparable à la littérature anglaise ou américaine. L'Allemagne, l'Italie, bien souvent la France, me laissent indifférent. Mais deux pages du "Moulin sur la Floss" me font pleureur. Je sais que Ruskin exécrait ce roman-là, mais je réconcilie tous ces deux dieux ennemis dans le Panthéon de mon admiration."
Voilà ce qu'il me plairait que nous échangions : nos Panthéons personnels, aussi iconoclastes soient-ils dans leurs exécrations. Cela veut dire qu'une critique négative sera d'autant mieux acceptée et comprise qu'elle s'origine dans un désir explicite. Nous pourrions dire "je déteste (ou j'adore) le dernier roman de Ghjacumu Thiers, "Septième ciel" parce que je veux lire une littérature qui soit comme ceci ou cela, qui fasse ceci ou cela, à la manière de tel ou tel autre ouvrage".
Qu'en pensez-vous ?
Je vais écrire un billet plus explicite sur ce sujet pour le blog "Pour une littérature corse" et j'y proposerai mon regard sur un livre corse que je n'aime pas (par exemple : "Mal Cunciliu" de Jean-Claude Rogliano) ou qui me fascine mais me semble tout à fait délirant (par exemple : "Kur Sig" de José Stromboni). Est-ce pour cela que je déteste ces deux auteurs ? absolument pas, il s'agit de livres, d'écritures, de pensées qui une fois qu'elles sont rendues publiques doivent accepter le jeu du débat contradictoire. J'accepterai absolument les points de vue contraires au mien, et les échanges d'arguments, de critiques, de "récits de lecture" seront une bonne part de la vie de notre imaginaire, de notre littérature.
Et vous, quelles sont vos détestations et vos adorations ?
François Renucci
corseetzen le Dim 22 Mar - 23:04
j'ai lu surtout les romans courts sur la corse comme la vendetta, une vendetta, les frères corses, colomba, matteo falcone...qu'en pensez-vous ? c'est de la littérature corse ? Après j'aime aussi la terre des seigneurs, l'île des seigneurs (que j'ai adoré car j'aime l'Histoire plus que la politique), une odeur de figuier sauvage (de a. ciosi) très beau récit de sa vie, bien écrit, émouvant
lire en corse ne m'attire pas ; ce serait pour moi du même ordre que lire un essai ; or je lis par plaisir, pour me détendre
Dim 22 Mar -
Réponse à Corseetzen,
personnellement, j'en suis venu à penser que les oeuvres des auteurs français du XIXème siècle (Balzac, Dumas, Mérimées, Maupassant, etc.) font partie de la littérature corse, dans ses marges. J'essaie de m'expliquer sur ce sujet dans un des billets du blog "Pour une littérature corse" : http://pourunelitteraturecorse.blogspot.com/2009/01/est-ce-bien-de-la-litterature-corse.html
Ils ont produit des figures complexes qui ont joué un rôle de stéréotype, et nous faisons avec ! Jusqu'au jour où nous n'aurons plus forcément besoin d'y faire référence (au moins à un tel degré). J'aimerais que nous puissions les lire comme des propositions et non comme des miroirs qui diraient le vrai.
Quant à la lecture des livres en langue corse, elle ne m'est pas facile, et pourtant c'est un plaisir. Une part très créative de notre littérature est écrite dans cette langue : j'aime les romans de Dalzeto, Marcu Biancarelli, Ghjacumu Thiers, Rinatu Coti mais il y a aussi des sites qui jouent sur les deux langues, avec un travail passionnant de traduction : les sites de Stefanu Cesari (http://gattivi-ochja.blogspot.com) et de Nurbertu Paganelli (http://www.invistita.fr).
De plus, les romans de Biancarelli et Thiers sont traduits en français. Je pense qu'il faut absolument les lire, au même titre que les ouvrages de Marie Ferranti, Angelo Rinaldi, Jérôme Ferrari... Mais bien sûr chacun est libre de trouver son plaisir où il veut !
Personnellement, les mémoires (je n'ai pas lu Ciosi) ou les fresques familiales (je n'ai pas lu Culioli et La terre des seigneurs) ne m'attirent pas trop ; mais Culioli me semble un écrivain intéressant qu'il faut que je découvre vraiment !
Qu'est-ce qui vous plaît dans tous ces textes ? Particulièrement dans les oeuvres des Balzac and co ?
jeanne-marcelle le Lun 23 Mar - 19:41
la littérature corse est comme les autres ; il y a de bons auteurs, ceux qui plaisent plutôt que ceux qui plaisent aux critiques, des moins bons et des pas très lisibles...
nous sommes peu nombreux ; la production est minime et comment trouver alors ce qu'on cherche ? à un moment il n'y avait que des livres d'histoire, des dico et de la poésie. maintenant ça va mieux.
moi je lis tous les romans qui paraissent et ils me semblent très bien ; du moins ils me plaisent
Renucci François-Xavier le Lun 23 Mar - 21:32
En réponse à Jeanne-Marcelle,
j'aimerais beaucoup savoir quels romans précis vous avez aimés, et pourquoi. Vous arrive-t-il d'y retourner, de les relire, même par petits bouts ? Personnellement, je relis régulièrement des passages de A funtana d'Altea de Thiers, ou des romans de Ferrari. Avez-vous lu "Un dieu un animal" de Jérôme Ferrari ?
Par ailleurs, je suis d'accord avec vous : la production littéraire corse ressemble aux autres du point de vue de la qualité (du très bon au très mauvais) : mais ce qui m'intéresse c'est que nous échangions des points de vue peut-être contradictoires (nous serons pas tous d'accord par exemples pour penser que tel ou tel livre est illisible ou au contraire passionnant !)
A bientôt.
François Renucci
jeanne-marcelle le Lun 23 Mar - 22:00
vous voulez des exemples et j'ai du mal à en trouver, comme ça ; j'ai aimé aussi l'île des seigneurs, les contes d'ortoli, les livres de marie feranti (surtout la chasse de nuit et la cadillac des montadori) ; j'ai aussi lu longtemps les rinaldi,(l'éducation de l'oubli est mon préféré) jusqu'à confessions sur la colline qui m'a totalement échappé, comme si d'un coup je n'y comprenais plus rien ; après je l'ai perdu de vue
j'adore le folklore magique de multedu, l'almanach des us et coutumes (tiévant/desiseri), le livre de carrington sur les fonzione, celui de j.mosconi malherbe (histoires merveilleuses de l'île)
bien sûr j'aime aussi marie susini (corvara, un pas d'homme et son livre album "corse la renfermée"...
je me rends compte que moi aussi je lis en français, jamais en corse
j'aime les livres comme celui de ravis giordani sur les bergers corse ou les contes recueillis jadis par mme massignon ; c'est en vrac...veuillez m'en excuser
corseetzen le Sam 9 Mai - 22:18
y a un nouveau angelo rinaldi et ceux qui le lisent le trouvent très bon ; je vais le lire. Après je réattaque mes Simenon édition cartonnée en espérant comme j'ai laissé passer quelques temps les avoir assez oubliés pour les relire volontiers
Renucci François-Xavier le Mar 24 Mar - 18:11
Merci pour cette liste des ouvrages aimés ou moins aimés.
Je retiens le fait que vous avez aimé les romans de Rinaldi jusqu'à "La confession dans les collines". Me viennent plusieurs questions en tête : pourquoi "L'éducation de l'oubli" est-il votre préféré ? Pourquoi la "Confession dans les collines" ne vous a-t-il pas captivée ? Qu'est-ce qui vous plaît précisément dans ces romans ?
Moi je n'ai lu que "La Loge du Gouverneur" et "Les roses de Pline", que j'ai aimés ; je conçois tout à fait l'effort que demande la lecture de ses livres et je connais de nombreuses personnes qui estiment très haut ses livres et d'autres qui les déclarent illisibles.
Je me souviens d'un passage des "Roses de Pline", évoquant un tombeau, il faut que je le retrouve et que j'écrive un billet sur le blog "Pour une littérature corse", peut-être y répondrez-vous ?
Encore une fois je pense qu'il y a bien des façons de lire et que la vie littéraire (ou l'imaginaire littéraire) se nourrit pour beaucoup des échanges de lectures.
Cela peut passer par l'élection d'un passage préféré dans une oeuvre préférée : que liriez-vous à quelqu'un à qui vous voudriez faire connaître les romans de Rinaldi ?
A très bientôt.
François Renucci
Renucci François-Xavier le Mar 24 Mar - 19:29
Je ne sais plus si c'était ces phrases qui m'avaient attiré, il faut que je retrouve le passage. J'ai en tête un enfant qui monte vers un tombeau, il faut que je cherche.
Mais j'ai peur que cette image du tombeau soit un peu stéréotypée ; j'aime bien aussi les livres qui décrivent les maisons comme des tombeaux (par exemple, le Bastia bombardé dans "A Funtana d'Altea" de Thiers ou l'évocation du village quitté puis retrouvé dans "Un dieu un animal" de Jérôme Ferrari).
A bientôt pour évoquer d'autres passages de Rinaldi qui vous ont plu !
François Renucci
jeanne-marcelle le Mar 24 Mar - 21:32
l'éducation de l'oubli parce que les sens sont sollicités (vue, odorat, toucher...) pour relier la mémoire ; tout est trouble, confus mais on reconnaît la corse à chaque phrase ; sinon j'ai adoré la maison des atlantes et les dames de france ; à bientôt
Renucci François-Xavier le Mer 25 Mar - 19:27
Cela me donne envie de lire "L'éducation de l'oubli" de Rinaldi. Quelles sont les pages que vous aimeriez citer ? Celles qui montrent cette importance des sens comme vous dites ? Voilà ce qu'il me plairait de connaître... et votre regard sur ces pages.
A bientôt.
François Renucci
penserosu le Mer 25 Mar - 21:59
moi j'aimerais qu'on me dise ce qu'on pense des oeuvres de marie-hélène ferrari ; la lisez-vous ? qu'est-ce qui vs plaît ou pas dans son oeuvre...
Renucci François-Xavier le Mer 25 Mar - 22:38
Personnellement, je n'ai jamais rien lu d'elle.
Je connais quelqu'un qui a tout lu, qui adore la série des commissaire Pierucci et qui a beaucoup aimé le roman d'anticipation "Chronique des dômes" (il faut que je lui demande de venir s'exprimer sur ce forum). Le début et le sujet de ce livre m'ont intéressé et maintenant il faut que je trouve le temps de le lire.
Personnellement les polars ne m'attirent pas vraiment mais je veux bien admettre avec Jean-Pierre Santini que les polars corses sont des plus des quêtes que des enquêtes. C'est donc une lacune : il faut que je lise les livres de Marie-Hélène Ferrari (que je voie en vente dans la boutique des bateaux de la Corsica Ferries d'ailleurs : ils sont donc pour des milliers de touristes les premiers livres corses qu'ils découvriront !)
Un vieux projet : étudier comment la littérature corse est présentée dans tous les guides de voyage...
Mais j'attends avec intérêt de lire ceux qui ont lu les ouvrages de cet auteur !
A bientôt.
François Renucci
penserosu le Ven 27 Mar - 23:45
visiblement certains auteurs sont lus mais peu évoqués ; qui lit ce qui paraît en corse ? Prioritairement les corses habitant l'île, ceux d'ailleurs, les touristes ?
Ceux qui en savent quelque chose pourraient nous en parler
Renucci François-Xavier le Sam 28 Mar - 7:51
C'est une excellente question.
Il faudrait une étude scientifique sur le sujet, menée sur plusieurs années : comparer les tirages (voire les retirages), les distributions, les ventes réelles, la localisation de ces ventes (librairies en Corse, ailleurs peut-être ; sur Internet), des enquêtes auprès des acheteurs réels pour connaître leur motivation, savoir s'ils ont réellement lu l'ouvrage et même savoir ce qu'ils en ont pensé.
Donc la question pourrait se compléter de bien des façons : qui achète et/ou lit quoi comment où etc. etc. ?
Sans cette enquête nous aurons des points de vue intéressants mais partiels.
Je pense au "Top 10" des ventes sur le site des éditions Albiana (cette rubrique a maintenant disparu... ah l'évanescence muette d'Internet...), qu'y trouvait-on ? : des livres de randonnées, des livres d'histoire et sur les traditions, seul livre de littérature : la rééditions des nouvelles à sujet corse de Guy de Maupassant ! Maupassant best seller de la littérature corse en 2008 !
Ce que j'ai personnellement en tête c'est que le lectorat en langue corse se compte en quelques centaines de personnes (500 ?) ; qu'il y a eu des ouvrages qui se sont très bien vendus : "La Terre des seigneurs" de Gabriel-Xavier Culioli ; "Mal'Concilio" de Jean-Claude Rogliano ; "Tempi fà" de Pierre-Jean Lucioni ; les ouvrages de Marie-Hélène Ferrari qui revendique 18 000 ventes. Mais tout cela est à confirmer et à chiffrer. Il y a aussi à prendre en compte les auteurs corses publiés par les maisons d'édition continentales : Jérôme Ferrari et Jean-Baptiste Predali chez Actes Sud ; Marie Ferranti et Jean-Noël Pancrazi chez Gallimard ; Angelo Rinaldi chez Fayard maintenant ; et j'en oublie bien sûr.
Alors qui lit quoi et comment ?
Je viens de terminer de lire (même si plusieurs fois mon manque de vocabulaire m'a gêné) le dernier roman en langue corse de Ghjacumu Thiers, "Septième ciel". Je vous le recommande ! J'ai écrit quelques petits billets sur le blog "Pour une littérature corse", mais il y a bien plus à faire ! Pour ceux qui ne veulent ou ne peuvent le lire en corse, une traduction française viendra dans l'année je pense.
Voici les billets :
http://pourunelitteraturecorse.blogspot.com/2009/03/lecture-en-cours-septieme-ciel-de.html
http://pourunelitteraturecorse.blogspot.com/2009/03/lec.html
http://pourunelitteraturecorse.blogspot.com/2009/03/lecture-en-cours-septieme-ciel-de_27.html
Je pense donc qu'il est bon que les lecteurs de ce forum racontent ce qu'ils ont lu, comment, pourquoi, etc...
Au plaisir de vous lire !
François Renucci
penserosu le Sam 28 Mar - 13:19
ce forum est un aspect du travail mené par de nombreux internautes sur le site culturel
www.musanostra.fr
par exemple, on y trouve des articles sur des auteurs insulaires dans "auteurs/oeuvres", des poèmes en corse...
jeanne-marcelle le Lun 23 Mar - 22:00
vous voulez des exemples et j'ai du mal à en trouver, comme ça ; j'ai aimé aussi l'île des seigneurs, les contes d'ortoli, les livres de marie feranti (surtout la chasse de nuit et la cadillac des montadori) ; j'ai aussi lu longtemps les rinaldi,(l'éducation de l'oubli est mon préféré) jusqu'à confessions sur la colline qui m'a totalement échappé, comme si d'un coup je n'y comprenais plus rien ; après je l'ai perdu de vue
j'adore le folklore magique de multedu, l'almanach des us et coutumes (tiévant/desiseri), le livre de carrington sur les fonzione, celui de j.mosconi malherbe (histoires merveilleuses de l'île)
bien sûr j'aime aussi marie susini (corvara, un pas d'homme et son livre album "corse la renfermée"...
je me rends compte que moi aussi je lis en français, jamais en corse
j'aime les livres comme celui de ravis giordani sur les bergers corse ou les contes recueillis jadis par mme massignon ; c'est en vrac...veuillez m'en excuser
Merci pour cette liste des ouvrages aimés ou moins aimés.
Je retiens le fait que vous avez aimé les romans de Rinaldi jusqu'à "La confession dans les collines". Me viennent plusieurs questions en tête : pourquoi "L'éducation de l'oubli" est-il votre préféré ? Pourquoi la "Confession dans les collines" ne vous a-t-il pas captivée ? Qu'est-ce qui vous plaît précisément dans ces romans ?
Moi je n'ai lu que "La Loge du Gouverneur" et "Les roses de Pline", que j'ai aimés ; je conçois tout à fait l'effort que demande la lecture de ses livres et je connais de nombreuses personnes qui estiment très haut ses livres et d'autres qui les déclarent illisibles.
Je me souviens d'un passage des "Roses de Pline", évoquant un tombeau, il faut que je le retrouve et que j'écrive un billet sur le blog "Pour une littérature corse", peut-être y répondrez-vous ?
Encore une fois je pense qu'il y a bien des façons de lire et que la vie littéraire (ou l'imaginaire littéraire) se nourrit pour beaucoup des échanges de lectures.
Cela peut passer par l'élection d'un passage préféré dans une oeuvre préférée : que liriez-vous à quelqu'un à qui vous voudriez faire connaître les romans de Rinaldi ?
A très bientôt.
François Renucci
A bientôt.
François Renucci
penserosu le Sam 28 Mar - 13:19
ce forum est un aspect du travail mené par de nombreux internautes sur le site culturel
www.musanostra.fr
corseetzen le Sam 28 Mar - 20:50
j'ai fini ce soir "un dieu un animal" j'ai assez aimé
Renucci François-Xavier le Sam 28 Mar - 23:37
A Penserosu,
j'ai mis en lien votre site sur le blog "Pour une littérature corse" et j'avais écrit un billet à propos de votre forum. D'ailleurs vous pourrez lire un commentaire de Marcu Biancarelli (et ma réponse) réagissant au jugement de Rony sur ces livres (en octobre ou novembre 2008 ?) :
http://pourunelitteraturecorse.blogspot.com/2009/03/ou-parle-t-on-de-litterature-corse.html
A Corseetzen,
vous avez bien aimé "Un dieu un animal", pourriez-vous en dire plus ? "Bien", c'est pas trop ? Qu'est-ce qui vous a plu ? Quels passages ?
Voici les billet sur le blog "Pour une littérature corse" qui évoquent Ferrari :
http://pourunelitteraturecorse.blogspot.com/2009/02/litterature-cors-et-actes-sud.html
http://pourunelitteraturecorse.blogspot.com/2009/02/de-quoi-parle-t-on-ici.html
A bientôt.
François Renucci
kpenserosu le Dim 29 Mar - 0:04
j'ai lu ce commentaire ; je pense qu'il est difficile pour un auteur de lire des avis qui ne lui conviennent pas ; mais il sait qu'il a beaucoup de lecteurs, qu'il est très apprécié et qu'il faut laisser à chacun le droit de s'exprimer.
En art tout est subjectif et le pire me semble être l'indifférence, la non évocation ; c'est important d'avoir un lectorat et de le laisser libre de ses jugements. Cela nous ramène à une problématique que nous précédemment abordée ensemble...
Renucci François-Xavier le Dim 29 Mar - 8:53
Oui la liberté absolue du créateur doit accepter la liberté absolue des lecteurs.
Toutefois, comme l'on peut penser que tel livre est plus ou moins bon ou mauvais, il est possible de penser que telle réaction de lecteur est discutable, exprimée de façon trop rapide, qu'il faudrait développer. La non évocation est le pire, le jugement hâtif et brutal est n'est intéressant qu'à la condition qu'il débouche sur une discussion plus large, plus précise. On ne peut pas se contenter du "j'aime ou j'aime pas", il y faut des arguments, des précisions.
Par exemple : est-ce la présence de sexe ou de violence qui heurte "Rony" dans les oeuvres de Marcu Biancarelli ? Ou bien sa façon d'en parler ? A quels endroits ? Est-ce le système de valeurs véhiculé par le roman (y en a-t-il un et si oui lequel ?) qui ne lui convient pas ? Si oui, pourquoi ?
Je pense sincèrement que les oeuvres artistiques mettent en question les systèmes de valeurs, nous amènent à interroger la validité, la légitimité, la pertinence de nos comportements humains (face à l'argent, aux sentiments, à l'identité, à la sexualité, au pouvoir, etc.)
Comment les oeuvres corses actuelles questionnent-elles nos façons de vivre ? Le font-elles en inventant des formes littéraires riches susceptibles d'être relues sans s'épuiser ? Quelles oeuvres parmi celles publiées ces vingt dernières années vont êtres des sources vives pour notre imaginaire futur ?
Pour répondre à ces questions, je crois que nous, lecteurs, nous devons de préciser toujours plus la nature de nos lectures, points de vue ; on peut commencer par un jugement hâtif, je n'ai personnellement rien contre mais ce n'est qu'un début...
Au plaisir de lire la suite !
François Renucci
Renucci François-Xavier le Sam 6 Juin - 13:15
"Zone" de Mathias Enard, vient effectivement de recevoir le prix du Livre Inter (jury d'auditeurs de France Inter, présidé par Marc Dugain, je crois, lauréat de l'année dernière) : http://www.dailymotion.com/video/x9gaip_prix-du-livre-inter-2009_news
J'avais feuilleté son livre en librairie et une amie l'a lu, qui a beaucoup aimé (et fait une chronique sur Radio Grenouille, dans l'émission "Périscope" : http://www.grenouille888.org/dyn/spip.php?rubrique89
Aurai-je le temps de m'y plonger, une grande envie en tout cas me taraude !
Je note aussi la référence aux Américains et à Kadaré l'Albanais.
J'irai voir aussi Laurent Gaudé, qui a priori ne m'attirait pas. Comme quoi.
A bientôt.
e Dim 7 Juin - 12:31
Laurent Gaudé est un d nos auteurs les plus agréables à lire ; je pense que quand on entame son oeuvre, on a envie de le suivre, qu'il s'agisse de textes relatifs à l'Italie, qu'il connaît de façon étonnante, ou encore des textes fantastiques.
Le soleil des Scorta nous ramène souvent à la Corse, sauf que le soleil y est plus écrasant, me semble t-il, que chez nous
je suis donc tout ce qu'il fait ; c'est avec ce genre d'écrivains qu'on peut parler de relève littéraire
penserosu le Mer 10 Juin - 22:44
des auteurs importants de Corse pourront être approchés à porto vecchio fin juin lors des journée "lire au soleil " ; il faut y faire un tour (y aura J. Ferrari, m. biancarelli, m h Ferrari,...)
Renucci François-Xavier le Jeu 11 Juin - 5:34
J'essaierai d'être présent lors de ce premier festival littéraire de Porto-Veccjio.
J'attends aussi quelques infos plus précises sur le planning des tables rondes qui ont l'air très intéressantes.
Pour les infos disponibles :
- le blog du festival : http://verbesoleil.artblog.fr/
- la page du blog Corsicapolar : http://scripteur.typepad.com/corsicapolar/2009/06/40-auteurs-%C3%A0-porto-vecchio-pour-lire-au-soleil.html
Il faudrait que les lecteurs prennent la parole, questionnent, critiquent : que les débats soient vivants (et j'espère qu'il y aura des compte rendus ou des vidéos).
A bientôt.
Renucci François-Xavier le Jeu 11 Juin - 20:35
J'ajoute le site du festival Lire au soleil: http://www.leverbedusoleil.com
On y trouve le programme détaillé des tables rondes : j'essaierai de descendre aux table rondes du samedi après-midi.
Si quelqu'un d'entre vous y est, rencontrons-nous :06 88 80 62 83
A bientôt.
penserosu le Jeu 11 Juin - 22:30
volontiers, merci ; il y aura sûrement Nathalie et les autres ! Nous avons des fans de Marco Biancarelli et de jean d'ormesson, sans oublier les lectrices qui rêvent de rencontrer Milena Agus ou j. Ferrari. Jean Teulé par exemple est un écrivain dont le nom revient lors de nos cafés littéraires...
Nous notons votre numero ; au plaisir d'une rencontre
jeanne-marcelle le Ven 12 Juin - 7:37
il faut espérer que les organisateurs sauront ne pas "fermer" ces rencontres en ne permettant aux lecteurs que d'acheter et faire la queue pour signer(séance de dédicace) alors que des tables rondes existeront, autour desquelles se réuniront les habituels...j'attends de voir
penserosu le Ven 12 Juin - 12:17
c'est une première ; allons y sans a priori, sauf favorable , comme pour tout ce qui, culkturel, se crée sur l'île. Après le cas échéant nous nuancerons s'il y a lieu, dans un sens ou dans un autre...
Renucci François-Xavier le Dim 14 Juin - 21:06
Les tables rondes seront, je l'espère, intéressantes ; tout dépend de l'animation, de l'enjeu de la discussion et de la forme des écrivains invités.
J'espère surtout qu'un temps sera accordé au public, à la discussion.
Dans tous les cas, je salue l'initiative.
Toutes les occasions sont bonnes.
Les trois tables rondes du samedi me semblent se succéder un peu trop rapidement (sans interruption entre 16 heures et 20 h 30) : un sacré marathon.
Fourbissons nos questions !
A bientôt.
corseetzen le Dim 14 Juin - 22:27
Quelqu'un parlait du coca qu'un corse a inventé ; il faut lire pour en savoir plus le livre de Toussaint Alessandrini qui avec son fils Jean-Michel a entrepris de redonner la paternité de ce célèbrissime breuvage à son créateur, Un certain monsieur Mariani
c'est très intéressant, le coca est passé longtemps pour une "eau médicinale" ...
penserosu le Lun 15 Juin - 22:55
S'ils veulent nous accompagner dans l'une de nos soirées littéraires et présenter leur ouvrage, on en serait heureux...Beaucoup d'intérêt pour ce sujet qui parle à bien des corses.
penserosu le Ven 19 Juin - 23:45
jacques Stuart, poète corse, nous envoie régulièrement ses textes ; nous les proposerons sur le site, avec une page consacrée à chaque poète corse qui nous sollicite, (dans la rubrique "poésie corse et méditerranéenne" d"auteurs/oeuvres" que nous mettrons sous peu en ligne) de sorte que les lecteurs les découvrent, connaissent leur style, leurs thèmes...et se fassent une idée de leur qualité.
J. Stuart inaugurera cette nouvelle fenêtre , même si d'ors et déjà on a proposé des textes de Patrizia Gattaceca ou de DA Geronimi...
penserosu le Ven 26 Juin - 13:03
Nathalie , de Musanostra, tentera d'approcher certains auteurs -elle est par exemple fan de j. d'Ormesson et de Milena Agus-et de promouvoir notre association ; elle a emporté le numéro de notre ami FX Renucci .
Ce serait bien s'ils pouvaient se rencontrer et nous en parler
Re: littérature corse
corseetzen le Sam 27 Juin - 21:06
les lecteurs corses ont eu beaucoup de chance aux tables rondes du "lire au soleil"
il y avait des auteurs d'ici et d'autres d'ailleurs, très intéressants pour la plupart
Renucci François-Xavier le Mar 30 Juin - 8:13
Bonjour à tous,
oui, j'étais le samedi après-midi à Porti Vechju.
J'ai retrouvé Marcu Biancarelli, Jérôme Ferrari, rencontré et un peu discuté avec Jean-Noël Schifano et Ugo Pandolfi. J'aurais du rencontrer bien d'autres personnes mais les occasions manquées sont inévitables !
Voici les liens vers les deux billets du blog "Pour une littérature corse" évoquant ce festival ; parlons-en ! Il est notamment question de la présidence du festival par Jean d'Ormesson.
http://pourunelitteraturecorse.blogspot.com/2009/06/le-festival-litteraire-de-porti-vechju.html
http://pourunelitteraturecorse.blogspot.com/2009/06/retour-sur-le-festival-du-livre-lire-au.html
Je lirai avec plaisir vos récits concernant votre visite à ce salon : il faudra ensuite envoyer le tout (envoyer des liens) aux organisateurs, histoire qu'ils aient quelques "retours" pour préparer l'édition de juin 2010.
Ven 3 Juil - 13:17il m'a été agréable à lire, beaucoup plus facile que son dernier, décidément ce jeune homme écrit comme un grand !
le rapport parent/enfant dans cette famille monoparentale est intéressant en plus de tout ce qui touche à l'engagement, à la violence...La jeune fille est un peu caricaturale, égoïste mais il y en a .surement des comme elle..
Balco atlantico
penserosu le Ven 3 Juil - 18:05
Ivana de musanostra nous parlera de ce livre dimanche soir ; nous mettrons en ligne l'essentiel de son intervention (pub assunta, bastia, à 20h30) et cécile dira ce qu'elle a pensé de Un dieu un animal ; on verra si elle partage votre point de vue , qui rejoint ce qu'on medit souvent, d'ailleurs
rejoignez nous si vous le pouvez !
surement des comme elles !
Renucci François-Xavier le Sam 4 Juil - 10:59
En passant, je signale le dernier billet de "Pour une littérature corse" consacré à "Balco Atlantico", et plus précisément aux lectures de ce roman par Emmanuelle Caminade et Francesca.
J'en profite pour dire que l'on trouve beaucoup de choses sur Jérôme Ferrari sur les blogs littéraires de Lily, Léthée Hurtebise et Emmanuelle Caminade :
- http://lily-et-ses-livres.blogspot.com/search/label/Ferrari%20J%C3%A9r%C3%B4me
- http://lethee.over-blog.com/article-32255183.html
- http://l-or-des-livres-blog-de-critique-litteraire.over-blog.com/
Bonne lecture, bon café littéraire ce dimanche ! (Y a-t-il des cafés littéraires à l'heure du goûter et pas le soir comme ce dimanche ? Je connais quelqu'un qui viendrait volontiers si ce n'était pas trop tard en soirée).
Le billet : http://pourunelitteraturecorse.blogspot.com/2009/07/3-extraits-de-balco-atlantico.html
penserosu le Sam 4 Juil - 11:39
Nos lecteurs et lectrices iront sûrement voir tout cela mais telles que je les connais, Ivana et Cécile n'ont pas besoin de chercher ce qui se dit ailleurs pour donner leur opinion, en toute franchise et avec leur sensibilité et leurs outils ; c'est ce qui nous intéresse particulièrement : avoir l'avis d'une personne, sur une oeuvre qu'elle présente en toute subjectivité en tâchant d'ignorer ce qui se dit ou écrit par ailleurs et qu'on peut trouver sur internet où des milliers de billets sur tout s'affichent
Nos lecteurs sont actifs, ce qui fait notre dynamisme et j'espère que longtemps encore ils montreront qu'à ce niveau aussi en Corse on lit et on pense ! heureusement !
Faisons leur confiance ; ensuite si on a besoin de compléter, on dit qui d'autre apporte un éclairage intéressant.
Le maître mot à Musanostra , c'est donner la parole, y compris à ceux qui évoluent, qui cherchent , qui doutent, en toute bienveillance et convivialité
Des échanges
Renucci François-Xavier le Sam 4 Juil - 12:29
D'accord avec vous, Penserosu, la priorité est celle d'une lecture personnelle, forgée en soi-même, sans les béquilles des pensées des autres. C'est pourquoi je fais moi aussi toute confiance aux lecteurs de Musanostra (je lis les comptes rendus des cafés littéraires, que j'apprécie beaucoup) et je ne signalais pas ces articles pour leur dire quoi penser, ni pour signifier qu'ils seraient "passifs" ou auraient "besoin de chercher ce qui se dit ailleurs pour donner leur opinion"...
Mais je pense que même lorsqu'on lit un livre sans en avoir jamais entendu parler, nous ne le lisons pas "seul" : nous avons été éduqués, préparés ; des horizons et des attentes sont en nous, fabriqués par d'autres, par les différentes collectivités auxquelles nous appartenons ; et puis ensuite, il me semble bon - voire nécessaire - de confronter nos différentes lectures (c'est pourquoi je signalais avec plaisir une discussion entre Francesca et Emmanuelle Caminade, car on y sent justement les différences de lecture, d'attente). Sur ce point, je suis en léger désaccord avec vous, donc : je pense qu'on a toujours "besoin de compléter"...
Je crois qu'on gagne toujours beaucoup à prendre connaissance de la façon dont les autres vivent, rêvent et lisent (surtout les mêmes livres que nous). Non ?
penserosu le Sam 4 Juil - 12:49
cher François-Xavier
comment oser parler de quoi que ce soit si on lit avant ce qui se dit par ailleurs, notamment chez ceux dont la littérature est la spécialité ? De plus, comment ne pas se laisser influencer ? Le but est-il à Musanostra de faire état de savoirs savants ou de partager ? !
C'est que notre visée est différente : celui qui prend la parole fait part de sa lecture et bien des lecteurs trop modestes gommeraient leurs idées s'ils ne les retrouvaient pas sur les sites évoqués , ou qui sont contredites ailleurs ! Nous ne voulons pas de synthèses de ce qui se dit dans les milieux autorisés, car c'est bien de cela qu'il s'agit, la littérature ayant ses chapelles. Mais véritablement de l'émotion, du "vécu littéraire" ; et cela suppose une certaine spontanéité. C'est pourquoi nous apprécions davantage les interventions "non documentées", personnelles -et cela s'entend vite- que les autres. Les lecteurs enthousiastes savent nous inciter à lire ou à zapper quelque temps un auteur, pourquoi pas ?
C'est pourquoi on crie à nos intervenants : "ne lisez qu'après ce que les autres en disent !"
Peut-être inviterez vous ce qui ont commenté ces romans sur leur blog à lire les avis d'Ivana et de Cécile car leurs papiers seront mis en leur temps en ligne ; ça nous fera un peu de pub.
pour les horaires et dates des cafés littéraires, nous sommes tributaires de tant de choses ! Dimanche, c'est parce que Jérôme arrive d'Ajaccio ds la soirée ; en plus on est plutôt de la nuit chez nous...
mais le 12 juillet on animera une rencontre (café littéraire; thème "l'arbre") à macinaghju de 14 à 16 heures ; c'est pas le goûter mais ça convient peut-être mieux à certains
Sinon le 7 août, à Rogliano, c'est encore ds l'après-midi ; on aimerait vous y rencontrer un jour
à bientôt ,cher ami internaute
Renucci François-Xavier le Sam 4 Juil - 14:44
Tout à fait d'accord, encore une fois, avec la chronologie que vous proposez : lecture personnelle puis documentation sur les autres lectures (qui peuvent être - ou non - savantes).
Je voulais insister sur le fait que prendre la parole pouvait (devait selon moi) déboucher sur le plaisir de la discussion ; mais je conçois bien qu'on mette l'accent sur la prise de parole, sachant combien il peut être difficile de se lancer (vous avez raison, bien des éléments "savants" peuvent être paralysants ; mais vous avez compris que ce n'était pas mon intention et je suis navré si mes interventions laissent penser que si !)
Par ailleurs, je n'oppose pas aussi systématiquement que vous la lecture spontanée et la lecture documentée, le "vécu littéraire" et les "savoirs savants", les "lecteurs enthousiastes" et les "milieux autorisés" ; j'apprécie aussi peu une intervention spontanée qui resterait sur son quant à soi, refusant toute contradiction qu'une intervention savante méprisant les autres lectures. Je suis convaincu de cela : la qualité première est la sincérité d'une lecture personnelle qui peut se nourrir de lectures savantes autant que d'une spontanéité (qui, je le répète, selon moi, est quasiment impossible tant nous sommes traversés par des éléments collectifs - langue, éducation, culture, histoire - auxquels nous apportons la "singularité" de notre regard ; on pourra trouver telle réaction "spontanée" qui en fait a été préparée de longue date par toute une tradition familiale, scolaire, sociale, médiatique, etc.).
Je me ferai bien sûr un plaisir de relayer les lectures de votre groupe sur "Pour une littérature corse".
J'avais déjà évoqué ce forum dans un billet : http://pourunelitteraturecorse.blogspot.com/2009/03/ou-parle-t-on-de-litterature-corse.html
Merci pour les prochaines dates des cafés littéraires (malheureusement je serai en Corse seulement du 20 juillet au 7 août au matin, j'en suis désolé), je transmets autour de moi.
Et merci pour cet échange ; il est bon de préciser les enjeux et les plaisirs qui nous préoccupent.
A bientôt.
penserosu le Sam 4 Juil - 19:38
merci pour vos encouragements et pour l'effort fait pour nous comprendre ; nous avons à chaque soirée des personnes qui osent prendre la parole, ce à quoi elles ne sont ni formées, ni habituées
Parler de livres est peut-être aussi plus sacralisé que parler foot et il nous faut vaincre bien des résistances ; cependant par notre attitude qui consiste à entendre tous ceux qui le désirent s'ils ne sont pas trop pédants, prétentieux ou ennuyeux parce que nous redisant ce qu'on peut lire sur le net et s'ils manifestent l'envie d'ouvrir leur univers mental aux autres, les prises de paroles sont fréqentes et , il me semble, toujours pertinentes. Souvent émouvantes, rafraîchissantes, légèrement érudites ou pas, émanant de quelqu'un qu'on a a priori envie de mieux connaître et d'entendre, ces interventions nous apportent beaucoup. Nous n'avons pour l'instant eu aucun souci de dogmatisme, ni de lecture abusive...
D'autres ne les goûteraient sans doute pas ; mais vous le savez bien , le tout est de définir ce qui nous anime. C'est pourquoi j'ai réagi à ma façon lorsqu'alors même qu'il faut encourager à parler , j'avais cru lire sous votre plume qu'il y aurait pour vous de très bonnes choses à lire avant de parler...La tournure de votre phrase n'est pas incitative pour qui ne parlerait qu'avec ses yeux et son coeur de lecteur ; bien des gens n'ont pas internet,d'autres ont peur d'être ridicules s'ils "passent à côté. Nous ne visons pas le statut de critique littéraire
nous sommes désolés de ne pouvoir vous avoir parmi nous cet été ; si toutefois vous vouliez nous rencontrer, aucun problème
Nous débattrions de nospositions respectives, toutes deux louables, tout autant que celles sûrement d'autres qui doivent nous juger bien oisifs pour ainsi palabrer
Renucci François-Xavier le Sam 4 Juil - 20:02
Heureux de voir que nous nous comprenons.
Tout ce qui permet à chaque lecteur de faire connaître ses lectures, de pouvoir en parler avec d'autres sans angoisses paralysantes est une très très bonne chose ; et je conçois très bien que vous rencontriez des difficultés et aussi de grands bonheurs. Donc encore bravo.
J'ai proposé et animé plusieurs cafés littéraires avec l'Amicale corse d'Aix-en-Provence et j'ai pu expérimenter ces difficultés et ces plaisirs.
Les limites que vous fixez : dogmatisme, lecture abusive, me semblent vraiment pertinentes.
J'ai relu mon message et je me rends compte maintenant que c'est son laconisme qui a prêté à confusion : je ne faisais que proposer de prendre connaissance d'autres lectures, mais la manière lapidaire vous a fait penser à un commandement (c'est effectivement dans l'ordre des écrits lapidaires que de se vouloir définitifs, souvent gravés sur les tombes !). Bien désolé de ce malentendu.
Donc, longue vie à vos cafés littéraires, j'attends avec impatience les comptes rendus.
Quant je descendrai à Bastia (entre le 27 juillet et le 6 août, je pense), je vous passerai un coup de fil (si vous voulez me communiquer un numéro sur mon mail personnel : f.renucci@free.fr)
A bientôt et bon dimanche littéraire !
Et merci pour votre ouverture d'esprit : nous avons pu débattre et éclaircir des idées ! quel plaisir !
corseetzen le Sam 14 Fév - 22:15
on remarque que les livres redeviennenet mode et tant mieux ; moi aussi je m'y remets
Après quelques jours de stage, je suis content de rentrer chez moi et de retrouver ma bibliothèque
penserosu le Lun 13 Avr - 12:21
Prix du roman policier européen remis cette année à Ph. Kerr pour la mort, entre autres, aux éditions Le masque.
Ce Prix du polar européen a été créé par l'hebdomadaire "Le Point" en 2003 et récompense un roman policier européen. Il a été remis dans le cadre du Festival du livre de Nice jusqu'en 2006. Depuis 2007 il est décerné pendant Festival Quais du polar de Lyon.
ces dernières années, de grands noms ; nous avons déjà par exemple parlé très favorablement de l'Islandais Arnaldur Indridason (la femme en vert,...), lauréat en 2008.
Donc
2009 Philip Kerr La mort, entre autres (Masque)
2008 Arnaldur Indridason L'homme du lac (Métailié)
2007 John Harvey De cendre et d'os (Rivages)
2006 Giancarlo De Cataldo Romanzo criminale : Roman criminel (Métailié)
...
renseignements fournis par le blog littératures
penserosu le Sam 13 Juin - 8:56
le coca a été inventé par un corse ; un livre vous explique l'histoire de la création de cette boisson et nous vous en parlerons très bientôt
corseetzen le Dim 14 Juin - 22:30
c'est le livre de T. Alessandrini et de son fils jean-michel ; j'en ai dit aussi 2 mots sur le fil "littérature corse"
rony le Lun 15 Juin - 19:07
on m'a raconté que beaucoup de romans noirs de la collection "le corse" sont introuvables ; j'en ai jamais lu. Je ne connait pas l'auteur et aimerait en lire un
est ce qu'on va les faire reparaitre ? C e serait une bonne idée pour ceux qui reprennent les textes d'avant (les éditeurs je veux dire qui se spécialisent dans les écrits sur la Corse)
penserosu le Lun 15 Juin - 22:58
juin 2009 :M. Déon était à Bastia , c'est le journal qui nous l'a appris avec une photo le présentant au sortir probablement de son intervention ; manque d'information : on y serait bien allés, pour le voir, l'entendre...
rony le Mer 24 Juin - 21:57
on dirait que personne n'a parlé du spectacle de francette orsoni ; moi j'y suis allé et je l'ai beaucoup apprécié
elle a la forme ; je trouve qu'on devrait en dire deux mots parce que c'est dur à faire . Elle se déplace, elle fait de la créations alors que beaucoup n'inovent jamais
corseetzen le Dim 14 Juin - 22:30
c'est le livre de T. Alessandrini et de son fils jean-michel ; j'en ai dit aussi 2 mots sur le fil "littérature corse"
penserosu le Mer 24 Juin - 22:35
on a annoncé le dernier spectacle de Francette Orsoni à l'occasion de sa venue à Bastia ; on ne l'oublie pas et en juillet, peut-être même avant, vous en aurez un petit compte rendu
Vous avez raison, il faut parler de ce qui se fait de bien ; mais nous sommes tous très pris...Vous pourriez, cher Rony, nous envoyer quelques considérations sur ce que vous voyez, lisez, entendez, aimez...
jeanne-marcelle le Dim 28 Juin - 18:47
à quand un salon littéraire Musanostra ? on a beau dire, l'échange y est bien plus interessant et vivant que ce que je vois alentour !
penserosu le Ven 24 Juil - 21:32
Ne perdez pas de temps ! relisez et si vous lisez avec plaisir, si votre travail vous semble abouti, participez aux divers concours qui s'offrent à vous ; tout d'abord sur musanostra, si le thème dominant de votre texte est l'animal, que ce soit un essai, du théâtre, de la poésie, une nouvelle..., le concours continue jusqu'au 30 septembre. Signalons que les textes en corse sont aussi les bienvenus, que le prix est de 500 euro mais que si 2 textes plaisent (cas rare mais possible), le prix sera partagé. pour en savoir plus, allez sur musanostra.fr, rubrique concours
Sinon, faites un tour sur Bonnes nouvelles en cliquant sur le lien : vous trouverez ce qui vous correspond !
http://www.bonnesnouvelles.net
rony le Dim 9 Aoû - 20:43
je remarque qu'il y à beaucoup de femmes et beaucoup de jolie femmes ; on devrait lire d'avantage (et surtout retenir ce qu'on a lu) pour oser enfin se joindre à vous...
Marie-Hélène Ferrari le Jeu 30 Juil - 9:37
Bonjour, je débute, alors pardon si je me suis trompée de mode de fonctionnement. J'ai constaté que vous demandiez l'avis de lecteurs potentiels sur mon travail, que des mamans adorent Pierucci et que vous vouliez que je vienne sur le forum. J'ai vu des critiques de livres, des propos sur la littérature insulaire, des titres...
D'abord, rectifions une erreur. Certes j'écris des polars, mais pas que... et j'ai aussi commis dans des genres aussi variés que théâtre, poésie, roman, nouvelles. Ensuite, je suis très contente de voir qu'il existe une véritable critique quelque part, sur les œuvres corses, que la presse locale vend comme une panacée, mais sans recul à mon sens, et ce sont pourtant les critiques qui font progresser. Oui, mes livres sont les premiers que les touristes voient sur la Corsica ferrie, j'en suis fière, et je note justement dans vos propos que vous ne parlez peu ou pas d'un élément important concernant la littérature de de l'île: son lectorat. Se définir comme auteur, tout le monde peut le faire dès l'instant où il dispose des moyens techniques qui le permettent, mais quid des lecteurs? qu'attendent-ils, que veulent-ils? combien sont-ils? voila notre seule légitimité, notre seul validité, notre seul acte de présence.
Bon, à votre disposition donc pour répondre à vos questions, et je poste, sans trop savoir où cela va aller.
Barka... à bientôt
Marie-Hélène Ferrari le Jeu 30 Juil - 16:0
Dès l'instant où l'on produit un texte qui sort de son bureau pour aller trouver la sensibilité de l'autre, on court le risque de le choquer, ou de lui déplaire. C'est la rançon de l'écriture quand elle devient publique. Cela ne me dérange pas. Ce qui me dérange, ce sont ceux qui ne lisent pas un auteur, mais qui l'exécutent sur la base d'une taxinomie plus ou moins discutable. Par exemple: "je n'aime pas polar". Il existe toutes sortes de romans policiers, de celui qu'on lit en une heure, à celui qui pose pour longtemps des questions sur ce qui nous entoure. Je préfère l'appellation de "noire" parce qu'elle indique d'avantage le sens de l'écriture que "policier" qui traine son cortège de "flic, meurtre, résolution"parfois inapproprié. Souvent j'ai le droit de la part de personnes qui n'ont pas la moindre idée des sujets dont je parle, d'un petit ton condescendent, qu'on accorde à ceux qui barbotent dans le petit bain, laissant aux grands plongeurs de plus vastes profondeurs. Personnellement, l'écriture du "je" me donne des boutons, la contemplation d'un soi hypertrophié qu'on magnifie dans une mise en scène sans cesse renouvelée mais qui ne tend au miroir qu'une seule image, celle d'un "je" boursouflé. Un autre point qui me fait réagir? la mousse, le vent, les vagues que d'aucun agitent autour d'une production dont la rareté ne signifie pas qualité mais qui passent plus de temps à se promouvoir que derrière leur table de travail. Enfin, j'ai lu les comptes rendus de la journée du livre de Porto-Vecchio organisée par Mme Ebrard, j'ai été surprise de voir que de tous les échanges qui y ont eu lieu, on n'a retenu que les anecdotes, les épiphénomènes ponctuels de grands acteurs, doués pour le spectacle. J'ai trouvé le résumé réducteur. Dommage. Enfin, et pour résumer mon sentiment à la longue lecture de ces pages, nous avons souvent déploré, mon ami Jean Pierre Santini et moi-même que l'hagiographie soient le seul outil critique déployé pour les productions insulaires. Il y a un ici, un heureux espace de contrepoint. L'encens rappelons le, sert souvent à masquer l'odeur du cadavre
.Au plaisir de vous lire.
Marie-Hélène Ferrari le Ven 31 Juil - 10:48
Je ne suis pas douée pour parler de moi...
Je pense que "Comment j'ai tué le vieux" dérange sûrement les habitués de Pierucci, mais je l'aime bien, c'est une réflexion sur l'écriture, la publication, le statut d'auteur. Dans la série des Pierucci 'Le Tueur de douleur" il est réédité, et ressort dans une dizaine de jours en version corrigée, il vaut mieux attendre celle là. Et sinon, je pense que "boire les nuages dans une tasse de porcelaine", là encore dans la version rééditée, en roman qui elle aussi, arrive bientôt reflète assez mon univers. Les premières moutures ont bénéficié de la bienveillance de mes lecteurs car les maquettes étaient problématiques, c'est pourquoi je pense qu'il vaut mieux attendre la réédition. Pierucci est un univers, dont je parle mal, car je cohabite avec lui depuis longtemps, je pense qu'il est un peu en marge du "polar", mais je crois que je suis la plus mal placée possible pour parler de mes bouquins. Lisant vos critiques et me fiant à l'éthos interne qu'elles dégagent, je pense que pour vous, "Le vieux" devrait peut-être... mais je crains qu'il ne déplaise à votre maman, qui l'a pourtant acheté. Vous avez de la chance, elle est très jolie et a cette qualité de donner envie d'être meilleur. Elle est venue me voir à la manifestation de Porto-Vechio, je m'en souviens très bien.
.
Marie-Hélène Ferrari le Sam 1 Aoû - 8:56
Merci à vous de m'avoir permis de me retrouver dans ce dédale, et oui, je parlait bien de Mme Renucci, le fait d'avoir lu d'une traite tout ce que j'ai pu trouver m'avait embrouillée. Ceci posé, je rebondis sur la dernière partie de votre message avant de revenir plus haut (tout le monde aura compris que l'ordre est ma qualité première) A voir votre énergie à défendre votre droit à critiquer, c'est assez probablement qu'il a été contesté, ou remis en question. Comme je l'ai dit, je trouve très positif qu'un regard non mercantile soit jeté sur nos livres, car je suis bien placée pour savoir que chez nous il n'existe pas de véritable critique mais un système afférent au réseau, mêlant journaux et certains éditeurs, qui font de la promotion à tout va, pour certains s'entend. Ainsi, qu'une vraie réflexion se fasse entendre avec l'affirmation de "je n'aime pas" dès l'instant où il s'assortit des raisons, et où il ne s'agit pas simplement d'un argument d'autorité, cela me plait. Sur le site de Pierucci, d'ailleurs, j'avais ouvert une rubrique "livre à lire de toute urgence ou à jeter" qui m'avait valu quelques grognements. Si elle est un peu en panne, ce n'est pas que je la renie, c'est que ma santé m'a joué de vilains tours ces derniers temps. Donc je suis entièrement d'accord avec le principe. Pas de "grand méchant loup", des sensibilités divergentes dont la pluralité fait parvenir une oeuvre à une forme de vérité. J'ai été ulcérée en ce qui me concerne de mots lus dans les quotidiens pour annoncer la sortie d'un de mes livres ( à l'époque où ils le faisaient encore) car il était flagrant que l'auteur des lignes publiées n'avait pas ouvert le livre en question, or les étiquettes de Agatha di Corsica ou Da Vinci Coda Corse m'ont bien collé aux semelles, et ceux qui m'ont lue, savent à quel point c'est peu approprié.
Lisons et critiquons, en un mot partageons.
Ensuite, je rejoins de fait le constat que vous avez fait, et d'ailleurs je l'avais longuement développé dans la revue "Fora", de ce mois ci avant que notre adorable Vanina armée des ciseaux de la censure ne coupe et n'enjolive mes propos afin de les rendre plus consensuels et que tout le monde y trouve son compte. J'ai fait le même constat dans l'univers du polar et pour le dire tout net, ça m'énerve. Le policer dans sa représentation corse ne dit rien. Rien sur les coupures edf constantes, rien sur les avions qui n'arrivent pas à l'heure, les valises qui partent en vadrouille à l'autre bout de la France, rien sur les ZNIEF sabordées, sur ce qu'on ne dit pas et que tout le monde sait. Les paysages littéraires sont choisis où dans un passé trop lointain pour faire de tort à quiconque, ou directement sur le continent, ils sont corses, oui, mais à Paris, dans le Nord. Les personnages mis en scènes sont des topi hautement improbables, avec des tics récurrents... j'arrete. J'ai voulu deux choses, dans ce que j'écris, pointer avec un arrière plan historique plongé dans les racines de l'ïle, les petits travers et petites habitudes qui nous sont propres. Pierucci est un bonifacien, avec une maison qui existe dans un lieu qui existe. les gosses de "L'obscure patience de la cellule" existent, leur problèmes aussi. Je n'invente que le faisceau convergent qui rassemble ces éléments entre eux. Un autre point fondamental pour moi et l'écriture. Je n'écris pas de la noir au sens ou ma langue n'est pas dialogiste, mais au contraire, elle fait la part belle aux descriptions, aux mots rares, parfois au détriment de l'action. J'aime les mots, j'aime le pouvoir de la langue et j'y attache un grand prix, c 'est pourquoi la encore, le "j'aime pas les polars" me fait grincer des dents. Il y a de tout dans le polar, mais le fait est que Oedipe cherchant le meurtrier de son père, c'est du polar; donc pas d'a priori.
Ensuite vous parlez des lecteurs, à la suite de ma réflexion. Vous dites "peu importe si les lecteurs ne sont pas nombreux" ... certes, ils sont pourtant un baromètre, et puissant. Un auteur qui publie régulièrement et qui continue de trouver un public, c'est important. Le "Hérisson" de M.B a fini par émerger du sac de l'oubli ou les critiques l'avaient jeté dès sa sortie pour cette unique raison: le public qui l'a soutenu, on connait son destin actuel. J'ai chez moi, les premières critiques de magasines perchés haut dans l'estime d'eux mêmes, et parlant de ce livre. C'est à se tordre avec le recul. Le fait d'avoir un public, n'est pas synonyme de mauvaise qualité comme d'aucun le soufflent, la masse étant réputée pour avoir mauvais gout, et l'élitisme en matière de littérature se nourrit aux Baudelaire à la ponte difficile, au public choisi et restreint et autres Claudel s'autopubliant à vingt exemplaires. Vous avez publié le portrait de Simone de Beauvoir, sur le site, j'ai une passion pour elle. Et bien Sartre, apprenant qu'il était traduit en une dizaine de langues et recevant son livre des Etats Unis, se mit à pleurer. Il venait, dit Simone de comprendre qu'il ne serait jamais Baudelaire car le temps des Baudelaire était révolu. Il en eut un gros chagrin. Le fait est que la multiplication des outils fait qu'un bon livre trouve son chemin. Tant mieux
Enfin et je terminerai par cela. Je savais que les habitués de Pierucci serait désarçonnés par l'univers du vieux. A tout point de vue. Mais j'avais des choses à y dire, justement sur les choix éditoriaux, l'envie d'écrire, le désir d'être reconnu ou non, qui ne pouvaient se satisfaire du cadre d'un Pierucci. Je n'ai pu le faire, que parce que j'ai un public, qui me fait l'honneur d'acheter mes livres et qu'ainsi, mon éditeur qui est tout de même un commerçant, ne s'angoisse pas quand il met mon nom en haut d'une couverture. Sans ce public et ces lecteurs, il est assez probable que je n'aurais pas pu publier ce que j'ai publié, je serai restée dans le petit polar de base, genre "destin", or comme j'écris en moyenne huit heures par jour, et que le consensuel m'attire de moins en moins, vous comprenez le problème...
Voila pourquoi j'ai une reconnaissance infinie aux personnes qui, comme Madame Renucci, viennent me dire de continuer, m'écrivent, ou viennent me voir. L'écriture est une angoisse, le regard des lecteurs une torture. La gentillesse de certaines rencontres portent un auteur jusqu'au bout d'un livre, quelquefois
Je vous remercie d'avoir ouvert cette tribune qui m'a donné la possibilité de réfléchir et de dire un peu de tout ce qui me tourne dans la tête, c'est une belle entreprise. J'espere avoir été moins embrouillée dans ce message que dans mes tâtonnement primitifs quand j'ai ouvert ce forum avec un peu d'angoisse. A bientôt oui, bien sûr.
Renucci François-Xavier le Sam 1 Aoû - 16:57
Madame Ferrari,
merci pour cette réponse si précise, il est bon de voir se développer des idées.
D'accord sur le fond : des lecteurs, sérieux et critiques, sont une bénédiction pour les auteurs ; à cultiver !
J'ai lu votre article dans le dernier numéro de Fora (n° 5, été-automne 2009, consacré à une comparaison Corse-Usa : http://www.revue-fora.org ), il y a bien quelques points de suspension au moment où vous évoquez les polars qui vous conviennent moins. Il faudrait demander à Vanina Bernard-Leoni les raisons de cette coupure. Une version complète de votre article serait le bienvenu : le placeriez-vous sur ce forum ou sur votre site (avec un lien sur ce forum) ?
Beaucoup aimé l'idée que le polar/noir corse travaille avec l'attente ; je vous cite (peut-être d'autres voudront réagir, suite aux critiques faites au "roman corse" qui manquerait de "romanesque") :
"Les Américains permettent aussi de penser la question de la langue. Souvent, la langue du roman policier est réduite aux dialogues. Et dans la traditionnelle partition narrative (scène, pause, ellipse, sommaire) c'est la scène qui est privilégiée. Or la Corse se caractérise par un certain immobilisme qiu est acteur à part entière dans les faits et les mentalités. Souvent, l'acte criminel est le fait d'un pourrissement, d'une stagnation qui conduit au "fatum" non par mouvement, mais par inertie. Ce tragique, accentué par la chaleur, doit trouver sa langue spécifique. Une langue qui ne peut, je crois, se passer de la description.
C'est sans doute la différence fondamentale avec le policier américain. A une civilisation d'action, de bonds successifs, nous opposons une civilisation pesante."
Tous les éléments pour un débat sur le polar corse, en Corse (nature, évolution, enjeux) sont réunis : il reste à l'organiser. Je ne sais pas ce qu'ont donné les débats aux titres alléchants du festival de Corsicapolar en juillet dernier à Ajaccio (http://www.corsicapolar.eu : article du 8 juillet). Je vais le demander à Jean-Paul Ceccaldi ou aux autres organisateurs.
J'espère qu'ils ont été filmés comme au festival Lire au soleil de Portivechju (j'attends qu'ils soient mis en ligne).
A bientôt.
Renucci François-Xavier le Dim 2 Aoû - 18:43
A venir donc, la version intégrale de votre article paru dans le numéro 5 de Fora!...
A part cela, j'en suis à la page 202 de "Comment j'ai tué le Vieux", le personnage du serveur de bar (Paulo) m'inquiète de plus en plus (cela fait déjà un petit moment qu'il me semble en savoir un peu trop pour être honnête...).
J'apprécie beaucoup l'humour (par contre, je trouve que la parole de la jeune femme sublime et victime ressemble stylistiquement trop à celle du narrateur, cela m'a un peu perturbé, mais peut-être est-ce un phénomène intéressant, justement - je viens d'y penser - c'est-à-dire qu'elle représenterait ainsi un double sublimé et féminin du personnage principal...)
J'y retourne : lecture en cours.
A bientôt.
François Renucci
Marie-Hélène Ferrari le Dim 2 Aoû - 19:57
Je ne peux m'empêcher de rire. Effectivement, les let
entrées en résonances avec notre "atypique" et s'il a pensé qu'il pouvait lui-même rédiger le livre, sont les deux faces d'une même pièce. Car en fin de compte, il est parfois très difficile de choisir un manuscrit qui soit très éloigné de ses propres perceptions. Plus on en lit, plus une forme d'indifférence s'installe et plus on va chercher dans le texte de l'autre, une ressemblance inconsciente avec des problématiques personnelles, entre autres. C'est le thème du livre, justement. La dame est sourde, lui est autiste, elle est une victime, il la perçoit du moins de la sorte, et se perçoit lui-même comme un looser . Quand il commence à changer d'avis sur lui-même il se désintéresse de la question et va ... je ne sais pas à quoi correspond votre page, je n'en dirai pas plus. Le fait est que l'éblouissement des premiers temps de lecture de manuscrit s'estompe et qu'on a des attentes qui se modifient. Pas forcément dans le sens du livre, mais c'est une piste. Musset et Maupassant étaient sujets à l'autoscopie, et à un moment, j'ai songé à exploiter cette piste, c'est à dire que le personnage de la Divine se serait révélé être notre pauvre idiot en pleine crise de Schizophrénie. Mais je m'y suis attachée, et il a déjà une suite, alors je ne pouvais pas le détruire. Rire. C'est une sale habitude que j'aie, de faire mourir mes héros, Pierucci m'a déja survécu trois fois. La lutte est dure. Je ne sais pas si vous avez vu le fim avec "Auteil HR 73 " j'avais été très frappée par l'ambiance et le personnage. C'est imprégnée de lui que j'ai commencé le Vieux. J'aime ce livre, parce que la langue y est moins consensuelle que celle de la série précédente, et que je suis moins prisonnière de l'action, j'ai plus de "temps" mais dans deux mois ce sera comme à chaque fois, je ne pourrai plus le voir, je ne vivrai que pour le suivant...
Pour l'article j'ai lancé la canne à pêche, j'attends les retours.
Ceci dit je pense que les modifications ont été dues à des causes de place, mon original était très long, et dans le souci de contenter tout le monde, mais il est certain que si j'avais vu la dernière mouture, certains noms ne seraient certainement pas apparus sous ma plume.
re rire
Merci de ces conversations qui me sont un heureux dérivatif
jeanne-marcelle le Dim 2 Aoû - 20:54
Quel plaisir de vous retrouver sur ce forum ! Je lis pratiquement tout ce qui parait comme roman en corse parce que je ne suis pas très portée vers la réflexion , n'ayant pas vraiment poursuivi mes études.
je lis vos romans régulièrement et j'aime le c. pierrucci qui si je comprends bien vous lasse un peu. Peut être mais nous on l'aime beaucoup et j'espère que vous n'abandonnez pas votre style d'avant. Votre dernier roman, je l'ai pas encore mais je vais l'acheter comme ça je pourrai mieux suivr les débats sur ce forum où je viens très souvent
je vous remercie d'être aussi proche de ceux qui vous écrivent ou qui vous rencontrent
Marie-Hélène Ferrari le Dim 2 Aoû - 21:46
Ne vous inquiétez pas je viens de finir ce soir la suite,( je ne peux pas laisser Pierucci, c'est mon double, mon alter ego).
"Un trou dans le vent" et des que le fichier est en ordre je vous donnerai les premières pages en avant première. dors et déjà je peux vous dire que Pierucci va voyager et qu'Angelo va être au cœur du souci. Je pense qu'il est aussi "Badaboum" que le Tueur.Mais comme je l'ai déjà dit, je n'aime que le dernier livre, et encore environ un mois. Rire. Promis, les premières pages dès que propre. Amitiés.
Marie-Hélène Ferrari le Dim 2 Aoû - 21:48
c'est moi qui vous remercie de me donner une raison de continuer, de vivre, de m'amuser. Et j'intègre tout ce que vous me dites. Avec plaisir.
Renucci François-Xavier le Dim 2 Aoû - Je copie ici le message déjà envoyé sur le fil " littérature corse" (désolé pour ceux qui l'ont déjà lu).
Merci de la mention du billet consacré au "Bar à tisanes" sur "Pour une littérature corse".
Voici l'adresse complète : http://pourunelitteraturecorse.blogspot.com/2009/05/la-glebe-saignante.html
N'hésitez pas à y réagir et à l'évoquer lors du café littéraire, si vous le désirez bien sûr.
Pourrez-vous passer mon amical bonjour à l'auteur ? Merci.
(J'en profite pour relancer tous les amateurs de littérature et de littérature corse en particulier : si des textes hantent vos mémoires, parlons-en, citation à l'appui, soit sur ce forum - et notamment sur le nouveau "fil" ouvert par Marie-Hélène Ferrari, soit sur "Pour une littérature corse", soit ailleurs encore sur Corsicapolar, les blogs de Marcu Biancarelli, le Foru Corsu, Isularama, Terres de femmes, etc. : ne croyez-vous pas que lorsqu'on cite des extraits d'oeuvres, cela permet de préciser ce dont on parle, ce qu'on en dit et que les discussions en deviennent plus intéressantes et sereines ?)
vallerustie le Lun 30 Juin - 23:23
per fa sente a a ghjente a vostra verita sperate pocu aiutu se voi fate pieta
corseetzen le Jeu 15 Jan - 0:08
intéressant, à voir ! sur le modillon de l'église de san quilicu, il y a un modillon sur lequel on voit un serpent et un homme . J'ai trouvé ces quelques lignes extraites de l'analyse faite par une étudiante de Corte
"le serpent est perçu de façon ambiguë selon les civilisations, selon les pieve, les époques. Les égyptiens et bien d'autres l'ont sacralisé, certains le mangent, bien d'autres -c'est la mode- en font leur animal de compagnie[...]
Un rapide inventaire du fonds insulaire le désigne comme l'animal le plus présent sur les frontons et modillons de nos édifices religieux [...]
A san Quilicu, Il est mis à mal par un personnage en robe , armé qui s'apprête à le tuer "
dans toute la Coverait à voir des choses inercirien de mieux que de partir en famille ou entre amis
rony le Lun 14 Juil - 23:29
je lirai les romans de Céline que tout le monde cite et que je n'ai jamais eu le temps d'ouvrir ; si le style ne me déplaît pas trop, je ferai cet effort cet été, histoire d'être moins idiot.
milia le Ven 15 Aoû - 13:32
moi j'ai lu Le Professeur Cerise de la collection "jaime lire". J'ai commencé à lire Heidi de la collection rouge et or et j'ai aussi voulu lire Notre Dame de Paris de la même collection qu'Heidi mais je n'ai pas pu le lire parce que les mots sont trop difficiles alors je lirai ce livre l'année prochaine. à bientot Milia
jeanne-marcelle le Jeu 30 Oct - 23:11
un cadeau à faire et à se faire : le pavé de Françoise Bernard ; avec elle, finis pizza surgelées, steacks hâchés sans goût et autres poêllées! on recommence à manger du préparé, du mojoté, facile en général, pas cher par rapport au reste, déjà prêt .
Un hic, son poids ( plus de 5 kilos) ; il est difficile à tenir longtemps ouvert devant soi quand on cuisine.
Sinon, je dis bravo, surtout qu'on est dans l'hiver ! ce livre est utile et fera un beau choix pour les belles-filles et les jeunes couples.
jeanne-marcelle le Lun 3 Nov - 20:13
soyons un peu tolérant ! lire c'est aussi apprécier un ouvrage utile, bien écrit (sans faute, clair)
chacun a le droit d'aimer ce qu'il veut
jeanne-marcelle le Dim 9 Nov - 22:09
on m'a offert un beau livre sur Mozart ; un génie, vraiment ! Je sais qu'il y en a 2 ou 3 très bien ; moi j'ai Mozart la lumière de Dieu et il est bien
jeanne-marcelle le Lun 26 Jan - 15:41
la chronique du règne de nicolas 1 m'a assezplu ; sinon j'ai lu Les raisins de la colère, de Steinbeck car en parlant de littérature américaine, je me suis dit qu'il a compté
vous, pour vous plaire, il faudrait lire régine Deforges, non ?
rony le Mer 25 Mar - 14:43
je lis Twilight ; c'est vraiment bien
il faut quand même beaucoup d'imagination pour écrire des choses pareilles
penserosu le Mar 21 Juil - 17:55
décidément ; je suis aussi en train de le lire, environ aux deux tiers et je l'apprécie. Il est riche en intertextualité. cependant l'enquête m'interesse moyennement
je note que marie-pierre dont ça a été le' coup de coeur pour la soirée du bar Pigalle a su le défendre car nous sommes nombreux à l'avoir lu ou à vouloir le lire
jeanne-marcelle le Sam 25 Juil - 15:07
j'ai fini "au bon roman" ; ça se laisse lire mais je n'ai pas adoré . j'ai préféré de arnaldur indridason, découvert sur le site musanostra, "la cité des jarres" en poche : c'est un policier que j'ai lu en 2 jours
depuis cette découverte, j'en cherche d'autres du même auteur
penserosu le Dim 26 Juil - 16:54
je commence à lire le dernier roman de M.Biancarelli ; je n'ai pas l'habitude de lire en corse mais Jérôme a su si bien nous y inviter que je tente
C'est ma foi très faisable pour l'instant : j'en suis à la page14 et il me semble m'accoutumer ! j'ai près de moi le petit dictionnaire élaboré par i Culioli, des éditions DCL mais pour l'instant je n'en ai pas eu besoin
Qui veut tenter la même "expérience" qu'on en parle ?
Marie-Hélène Ferrari le Jeu 6 Aoû - 17:51
Cela faisait un moment que je l'avais acheté, mais il faut être très disponible d'esprit pour rentrer dedans... Je viens de le finir. Au début j'ai rempli des carnets de notre de ce que je trouvais dedans, ensuite ce morne déterminisme, cette inévitable coulée le long de la pente m'a gonflée, et pour dire vrai, les aventures de Bruno avec son zizi ont fini par me faire sauter des pages.
En fait mettre du cul dans le livre ne rend pas le livre meilleur et ne démontre rien de plus. L'avez vous lu??? Le sexe ne me gêne pas dans la littérature à condition qu'il ne relève pas d'un système pour rattraper son lecteur quand il le perd toutes les pages, à la manière déjà bien connue d'un Montesquieu dans les" lettres persanes"
Marie-Hélène Ferrari le Jeu 6 Aoû - 19:22
Pour ceux qui ont des ado, c'est un livre à lire et à laisser traîner pour qu'ils le lisent. Il est bien fait, belles photos, beau papier, des propos simples et clairs. On peut débattre dessus (si votre ado parle ceci dit!) mais ce qu'on devine ou sent, c'est bien si on le lit. Je conseille. Ce n'est pas de la littérature Corse, mais cela concerne les Corses, lol.
" et voila comment les chaussettes qui traînent deviennent des bombes à retardement"... c'est culte non?
Marie-Hélène Ferrari le Jeu 6 Aoû - 19:57
pendant que j'y pense, j'ai adoré ce livre, J’ai adoré. L’histoire rentre dans votre chambre au travers de lettres qu’échangent un fils parti dans des conditions dramatiques et sa famille. Cela se passe dans la confuse période de l’Empire, et c’est très documenté, mais en même temps sans lourdeur pour le lecteur. Le pathos est bien réparti. J’ai beaucoup aimé. j’avais déjà aimé la bio de Pauline Bonaparte, de ce même auteur. Il a une plume qui met l’histoire au service des gens moins érudit. Je conseille vivement
un autre que je viens de finir "escales bonifaciennes" par le professeur Vergé Francescini,
Bon, là je reconnais qu’il faut être soit passionné d’histoire, soit Bonifacien, soit amoureux du professeur Vergé Francescini, mais quelle bonne idée que d’avoir mis à disposition des participants ces conférences passionnantes, et les documents présentés. C’est très agréable à lire, et passionnant. J’admire monsieur Piazzola, parce qu’il a des livres la conception que j’aime: il les fait par amour des livres. Je recommande cet ouvrage, qui parle de l’histoire maritime de Bonifacio.
jeanne-marcelle le Jeu 6 Aoû - 20:18
j'ai lu et moi aussi beaucoup aimé les oublés de l'empire
je vais essayer de lire celui sur les adolescents
Marie-Hélène Ferrari le Ven 7 Aoû - 8:54
J'ai vu sur la page principale à photos, une de Simone de Beauvoir. J'ai un petit truc à vous conseiller, par rapport à son oeuvre, qui m'a permis d'en apprécier tout le suc: j'ai commencé par les "lettres à Nelson Algren" , cet écrivain américain, à qui on doit ce film avec Sinatra "Les bras d'or". Elle en est tombée amoureuse et lui a écrit des années durant. Du fait que ces lettres n'étaient pas à la base en français, elles sont dépourvues de ce côté un peu trop didactique ou trop sec qu'elle adopte quand elle écrit en vue de publication. A côté j'avais les "mandarins" où elle adapte cette histoire et ses bio, les mémoires d'une jeune fille etc et la force des choses , le reste quoi. Et bien j'ai compris l'oeuvre tout à fait autrement et j'en suis arrivée à un grand amour de cette femme. En fin de compte, je pense que Lacan et Freud auraient beaucoup à dire de ce qu'on y découvre, car elle appelle Algren "mon mari". Elle y est humaine, généreuse, et bien autre qu'on ne peut la voir si on se contente de ses exposés secs, type de ceux qu'on peut voir sur you tube. je vous conseille vivement ces lettres et j'aurais grand plaisir à en parler avec vous. Ila paru, ensuite, une sorte de réponse de leur amie Bianca, qui découvrant une sorte de "marché" à son encontre a lavé son linge sale avec le coule Beauvoir Sartre, je n'ai pas lu celui-là, mais si l'un d'entre vous l'a fait, je serais heureuse qu'il en parle. le fait est que ce que cette femme montre, et c'est en quoi je suis tout à fait d'accord, c'est qu'un auteur, c'est quelqu'un qui tous les jours, tous les jours où qu'il soit, s'attache à son écriture, lit pour la nourrir et la perfectionner. Hugo, dit 1 pour cent d'inspiration, 99 de travail. Et c'est vrai. ON peut "commettre" un joli texte un soir d'inspiration, faire une centaine de pages sous le coup d'une impulsion, mais installer un discours cohérent d'un personnage à l'autre, et renouveller sa curiosité et tout ça, c'est avant tout du travail. Lire, écrire. Elle le dit formidablement, et c'est une lecture très accessible. A cet égard, elle voyage en Corse et fait une description très amusante de ce voyage, entre autres, d'un voyage en bus. Je vous le recopierai.
Je consacre un autre billet à quelque chose d'autre, de façon à ce que la longueur de vous rebute pas
Marie-Hélène Ferrari le Ven 7 Aoû - 9:03
Je me sers beaucoup, beaucoup de trois outils que vous connaissez certainement tous mais que je vais rappeler ici, car c'est mieux de le savoir:
Tous les textes antérieurs aux premières années du XX eme siècle sont tombés dans le domaine public, vous pouvez les lire ou les télécharger et les lire sur votre telephone à
Wikisource
e books libres et gratuits
et the last
tous les films et dessins animés que vous avez aimés, plus des livres encore
les charly chaplin, les superman, des merveilles comme "les neiges du Kilimandjaro" avec Ava Gardner, ou encore des comédies musicales avec Fred Astair, bref, des trésors absolus sur
http://www.archive.org/index.php
là, j'ai téléchargé en toute légalité tout edith piaf, en mp3
et vous pouvez aussi reprendre les radios des années 50 en téléchargement
vous avez plusieurs choix de qualité, pour que ceux dont la connection est lente puisse en profiter aussi, c 'est une mine d'or
si vous avez besoin d'aide, n'hésitez pas à me demander, je suis immobilisée et vous répondrais avec plaisir, mais ne laissez pas passer ça
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le dictionnaire philosophique portatif de Voltaire, inégalé, humour caustique et tout
"Les neiges..." précité, une merveille
"la nuit des morts vivants" le premier de la série, à revoir de toute urgence, les buster keaton, bref, le bonheur
enfin pour ceux qui aiment écouter les livres, je vous conseille les podcasts, à partir du site de radio france, ils sont géniaux
Marie-Hélène Ferrari le Ven 7 Aoû - 9:39
Pour vous éviter les galères car ce site est très complexe je vous montre comment on fait, lol, pour le film avec Peck et Gardner, voila le lien direct
http://www.archive.org/details/Kilimanjaro
ensuite vous avez ce petit écran avec des liens en bleu
clic droit de souris sur : MPEG4 car c'est le format le plus lisible et cela vous évite d'installer un convertisseur d'images, temps de téléchargement, pour ce très long film, moins d'une heure
le ogg vidéo est a mon sens trop "pixelisé" pas agréable à visionner
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en haut dans Search, souvenez vous qu'il s'agit d'un site en américain, donc, n'usez que de noms de famille, et veillez à l'orthographe exacte, car pour une majuscule oubliée, la réponse est néant
avec un peu de pratique, vous aurez acces à tout son, film et livres en libre
bon téléchargement
Marie-Hélène Ferrari le Ven 7 Aoû - 10:27
Voila une confession qui me coute, mais je la fais quand même. j'ai bien du mal à détacher l'œuvre de l'auteur, à la concevoir comme une excroissance dotée de vie propre. Le personnage de Céline me répugne. Pas tant pour son idéologie, cela ne m'a pas empêché d'aimer la bio de Corneille faite par Brasillach ( très intéressant d'ailleurs ce que dit SDB sur sa condamnation, à ce propos) mais c'est le reste. Je ne sais pas dire, mais voilà, il y a en lui, et surtout sur les derniers textes (entretiens avec le prof je ne sais plus quoi, je retrouverai...) un narcissisme satisfait, il joue du point de suspension comme s'il avait inventé l'œuf cuit... Je suis toujours très tranchée, pardon... Le voyage au bout de la nuit est un livre majeur, sans contestation possible, il faut le lire. Mais de là à entrer dans son univers... pof pof
J'aime voir des gens vivre derrière les mots et lui, ben , non.
je suis en train de relire les propos D'Alain sur le bonheur, je vous le conseille, et puisqu'on est dans la belle rencontre, "Bouddha Socrate Jésus "de Frederic Lenoir est une merveille d'intelligence et de réflexion. Il met en parallèle la force de ceux qu'on écoute et cela interpelle sur bien des points. En plus et là vous pouvez me croire, ce bonhomme est un puits de lumière. Pas d'aigreur, grande disponibilité, vraiment je l'aime. LOL
POur revenir à Celine, mon père l'adore et ne lit plus que cela. je connais quelques autres dans son cas, en général des personnages très Nietzschéens, assez convaincus d'être passés du bon côté du pont, et d'avoir laissé l'homo sapiens de l'autre côté, sans réaliser le longueur des poils qui leur pendent au derrière. Mais bon je l'ai dit, la nuance n'est pas mon fait. hélas.
rony le Dim 9 Aoû - 20:40
je vous ai écoutés et je l'ai lu ; il est super ! en plus on rit beaucoup même quand c'est dur ; justement ! Bravo à cet auteur au prénom surement inventé !

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