chet baker- seraphine- marc levy- rolling stones







lu vu entendu

            SHINE A LIGHT,
            Documentaire musical de Martin SCORSESE, USA.
            Avec : Mick JAGGER, Keith RICHARDS, Ron WOOD, Charlie WATTS.
            Durée : 2h00

                        Il y a longtemps que Scorsese en rêvait de ce documentaire sur les Stones ! Un vrai coup de maître.
Dès les premières images, le spectateur est littéralement happé par le rythme, aussi bien de la musique que des images : savant mélange de scène, d'archives et d'images en coulisses. Seize caméras en tout pour filmer le groupe légendaire, en concert à New York, au Beacon Théâtre ; on s'y croirait ! La performance est telle que l'espace d'un instant, on oublie la salle et l'écran. Un film tourné, sans nul doute, à la gloire de Mick Jagger, que l'on perçoit sous un jour nouveau : bête de scène incontestablement, mais également leader du groupe par son charisme, son talent, son intelligence, son endurance... quelle énergie ! A soixante-cinq ans, qui ne voudrait pas gambader comme un cabri et avoir un déhanché à faire pâlir de jalousie Michael Jackson !
C'est complet, jouissif, drôle, ces quatre là ne manquent ni d'humour, ni d'air. Peut-être le secret de leur longévité ?

Manuelle Marchetti octobre 08

 

 

Pourquoi je n'aime pas Marc Levy ...

                        Non pas l'homme, ni même son statut d'écrivain, ô combien reconnu et adulé par une majorité de lecteurs, mais ce que Marc Levy écrit. Lasse de ne pouvoir dire mon mot dès que d'aucun me faisait part de ses impressions de lecteur, je me dis « allons, lisons au moins une oeuvre de ce quarantenaire au charme certain » (et si l'écriture se rapportait au plumage?)...Par quoi commencer ? La suite de Si c'était vrai...
On y retrouve les deux personnages de ce roman à succès : Arthur et Lauren. Etant donné qu'il ne se sont pas (re)trouvés une première fois
(Et si c'était vrai...), on se doute bien que tout va être mis en oeuvre pour qu'il en soit autrement...
Elle ne se souvient pas de lui (et pour cause). Il ne pense qu'à elle. L'ami d'enfance d'Arthur est mêlé à un chassé croisé entre les deux héros. L'amour d'Arthur n'a d'égal que le souci de ne pas nuire à sa dulcinée. De l'avis de tous, il vaut mieux que Lauren ne rencontre pas Arthur... Bref, ils se revoient (le titre au moins est justifié) et les sentiments vont naître, ou renaître, peu à peu...

            Mon Dieu, quel ennui ! Que dire donc ...La forme ? Du Barbara Cartland amélioré, voire du Mary Higgins-Clarck en à peine plus supportable. Voilà qui est dit. Le fond ? Beaucoup de considérations inutiles, des incohérences qui me firent me demander si je n'étais pas en train de lire le scénario d'un mauvais feuilleton. Les personnages sont cependant presque attachants et, j'avoue avoir été curieuse de connaître la fin... la barque n'était peut être pas si mal menée, mais l'onde est restée calme, nulle vaguelette n'est venue secouer, ne serait-ce que légèrement, la passagère en quête d'émotion qui, déçue, jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus...

Manuelle Marchetti octobre 08

 

CINEMA : Séraphine
De Martin Provost

Je vous conseille un film magnifique à voir de toute urgence avant qu'il ne quitte l'affiche : Séraphine

seraphine

De Martin Provost, avec Yolande Moreau, Ulrich Tukur, Anne Bennent. A Bastia, il passe au Studio. C'est l'histoire vraie de Séraphine Louis, dite Séraphine de Senlis.
"Séraphine Louis, simple femme de ménage qui, dans la campagne de Senlis du début du XXe siècle, peint pour oublier sa condition de servante sans instruction. Son pinceau, c'est la Vierge Marie qui le guide, mais c'est un collectionneur d'art allemand passionné qui va emmener la marginale vers le succès, éphémère -à peine cinq ans-, qui conduira l'artiste à sombrer dans la schizophrénie et à mourir de faim dans un asile psychiatrique, en 1942."

Les images sont superbes, ce n'est pas déprimant comme pourrait le faire croire le résumé et ce film possède une qualité rare: il rend curieux. En effet quand on sort du cinéma on se précipite sur internet pour voir des reproductions des tableaux de Séraphine ! Et pour les veinards qui iront à Paris avant le 5 janvier, le musée Maillol organise une exposition!
Marie Anne Perfettini, novembre 2008

 

chet baker
Bande annonce
Chet Baker Let's get lost
- Un film de Bruce Weber

Réédition DVD Deluxe Dispo décembre 08 Fnac

Et si la vérité sortait de la bouche d'une trompette. Une romance de Chet baker efface bien tous ses mensonges.
Durant le film une femme déclare : " On ne sait jamais quand Chet est sincère." Si, quand il joue, il ne triche pas.

Let's get lost, c'est Bruce Weber, photographe de mode, vidéaste et cinéaste américain, dressant un portrait subjectif et sans concession de Chet Baker. C'est un film aux carrefours des passions, celle de la musique, celle de l'image, et celle de la vie, sur celui qu'on a appelé le James Dean du jazz. Une sacrée gueule ce Chet, qu'on voit vieillir et rajeunir aux rythmes des flash-back : tour à tour Dieu grec ou junkie paumé, comme le présentent ses ex-femmes.
Vieilles images : un présentateur de la télévision américaine, annonçant Chet, dit : " Pas besoin que l'alcool coule, la soirée est cool." Pour Chet, l'alcool coulait, et dans ses veines la drogue aussi. Docteur Jackil et Mister Hyde, métamorphose ascendante du cow-boy paumé d'Oklahoma qui devint prince grâce à sa trompette, puis métamorphose descendante du prince qui devint junkie. Mais tant pis, " Allez on s'éclate ", Bruce Weber est là pour nous livrer en noir et blanc, les couleurs de la mémoire, l'image éclatée, tendre et triste, de celui à propos duquel Charlie Parker disait à Miles Davis : " Il y a là un petit blanc qui va nous en faire baver."

Est-ce l'inquiètude, que Bruce Weber traque dans les yeux du trompettiste en multipliant les gros plans, qui explique cette musique pleine de douceur et de légèreté ? Ou la jouait-il comme une trêve dans sa ve déjantée ?

" Je ne suis pas d'accord avec l'idée qui voudrait que les documentaires ne soient pas aussi émouvants que les films de fiction" confie le cinéaste, " j'ai fait ce film, parce que je voulais jouer un rôle dans la vie de Chet." Au fil des clairs-obscurs et des images tournées à vif, il nous promène d'émerveillements en désillusions. Emerveillement quand Chet joue et chante, désillusion quand il se raconte ou quand ses proches le racontent, seules quelques anecdotes humoristiques sont là pour nous faire oublier le personnage irresponsable, mégalomane et égoïste. Il est facile de comprendre, le Dieu Grec, jazzman génial, vedette des magazines des années cinquante. Plus difficile de comprendre le véritable destin de ce visage fatigué par la drogue, qui s'embellit à chaque fois qu'il chante ou embrasse la bouche d'une trompette. Mais pudique, Bruce Weber, découvre au fur et à mesure les vérités de l'homme, alors qu'il épaissit le mystère de l'artiste. Cet amoureux de 57 ans, qui pensait avoir vécu plusieurs vies comme dans un rêve, était aussi un père souvent absent, qui a tout juste trouvé le temps de dire à ses enfants que lorsqu'on prend plaisir à faire quelque chose," il faut le faire avec passion et mieux que quiconque."
Lionel Sisti

            Agathe Clery, France, 2008.

            Un film d'Etienne Chatiliez avec :Valérie Lemercier, Anthony Kavanagh, Dominique      Lavanan, Isabelle Nanty...

            Durée : 1h53.

                       On en connaît le sujet : Agathe est tout à son travail, symbole d'une nouvelle génération de femmes, obsédées par leur avenir professionnel ; une vraie caricature en somme, raciste de surcroît. Et puis, un beau jour, Agathe devient noire, atteinte d'une pathologie rare : la maladie d'Adison. Etienne Chatilliez nous livre ici une petite comédie qui se laisse regarder, bien que d'une qualité très médiocre. L'atout du film est, bien évidemment Valérie Lemercier, impériale dans un rôle auquel elle donne du relief. Les scènes de la « métamorphose » sont désopilantes (seuls moments de rire franc). Le scénario est cousu de fil blanc, mais Chatilliez a su s'entourer d'acteurs qui portent son film. Ce dernier n'échappe à aucun cliché, y compris celui de vouloir parler d 'un sujet grave (le racisme) sur le mode comique. Mais la critique n'est pas si subtile. Ah ! Nous sommes bien loin de « La vie est un long fleuve tranquille » et du « bonheur est dans le pré »... Avec « Agathe Cléry », Chatilliez s'est fait un petit plaisir ; le nôtre aurait pu être plus grand...

           


                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       

 

FESTIVAL DU FILM ITALIEN
DE BASTIA 2009.
par M. Marchetti
Tutta la vita davanti
.
Réalisation : Paolo Virzi.

Gomorra
Réalisation : Matteo Garrone.
Amore, bugie e calcetto.
Réalisation : Luca Lucini.


« THE VISITOR »
film américain ( 2007)
de


L'étrange histoire de Benjamin Button

Ludwig Van Beethoven
par Lionel Sisti ( décembre 2008)