L’homme du lac
Arnaldur indridason


Dans les années 2000 un squelette est retrouvé dans un lac d’Islande et c’est Erlendur qui est chargé de l’enquête, ce qui n’est pas fait pour lui déplaire ; au fil des romans d’Arnaldur Indridason on a en effet appris à mieux le connaître et on sait son étrange goût pour les vieilles affaires, les disparus oubliés ou pas. L’homme a été tué, immergé et son corps, lesté par un vieil appareil de communication radio d’origine soviétique, n’aurait pas dû réapparaitre…mais la nature joue parfois d’étranges tours et le lac, suite à des accidents géologiques, s’est asséché. Pour savoir de qui il s’agit et ce qui a bien pu se passer, il faut revenir 40 ans en arrière, faire travailler les mémoires, libérer la parole…La piste conduit Erlendur jusqu’à d’anciens étudiants qui avaient séjourné pour leurs études en Allemagne de l’Est.
Comme pour « La femme en vert » du même auteur on se dit que c’est fini, qu’il est trop tard, que rien ne peut être avancé si longtemps après ; mais notre flic, qui souffre en tant que père de la déchéance de ses enfants qu’il n’a pas su aimer comme il l’aurait voulu et qui n’oublie pas le petit frère disparu il y a si longtemps en montagne, n’abandonne pas. Il fouille, saisit intuitivement, confirme, creuse…et comprend.
Une histoire en parallèle et pourtant complémentaire, celle racontée par un inconnu, vieilli, idéaliste désenchanté, amoureux au désespoir qu’un système a broyé. Les pièces de ce puzzle s’ajustent bien !
Bon roman, à savourer…

Juillet 2010 mf BC




 

 

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