FESTIVAL DU FILM ITALIEN DE BASTIA 2009.


           
                        Le temps m'a manqué, et je n'ai pu voir que trois films...deux excellentes comédies et une bien piètre adaptation du roman Gomorra, dont nous avions parlé lors d'un café littéraire.

 

 

 

 

Tutta la vita davanti.

 

 

            Une comédie à l'italienne comme on les aime ! Le sujet en est pourtant grave : la jeune Marta vient d'obtenir son diplôme et se lance sur le marché du travail ; son petit ami quitte l'Italie pour les Etats Unis et leur relation ne fera pas long feu ; sa mère est gravement malade...pas de quoi se réjouir ! Cependant, l'humour et l'ironie viennent adoucir ce tableau un peu noir d'une société dans laquelle il n'y a pas d'avenir, où la dure loi de la jungle prévaut. Alors, Marta va se contenter de petits boulots : baby-sitter, employée dans un centre d'appel. Elle découvre ainsi le vrai sens de l'existence, au détour d'expériences cocasses. Même si l'on  rit jaune assez souvent, ce film n'en reste pas moins une belle petite leçon d'optimisme.

 

 

 

 

 

Gomorra.

 

            Cette adaptation du roman de Roberto Saviano se veut réaliste et percutante. Le résultat est que l'on s'y ennuie profondément...Il semblerait que cette impression découle de la volonté même du réalisateur de vouloir filmer la violence à l'état brut : à Naples, la mafia locale règne et impose aux habitants la dure loi des armes, de la drogue et du pouvoir ; ça c'est la réalité. Malheureusement, il ne suffit pas de « montrer », encore faut-il y mettre les formes...le film est lent et long, les acteurs ressemblent à des amateurs et je n'ai pas réussi à me laisser émouvoir par ce triste tableau.

 

 

 

Amore, bugie e calcetto.

 

 

            Voilà ce que j'appelle une « bonne » comédie ! Quel agréable moment que de voir ces personnages vivre, tout simplement, sans que jamais l'on se lasse ou l'on ne trouve le temps long (un navet de deux heures...non merci !). C'est une étude de caractère que nous propose Luca Lucini, moderne, féroce, tendre, teintée d'un humour noir efficace au bout du compte. Ils sont sept, sept mâles très différents les uns des autres : le quinquagénaire qui se découvre une seconde jeunesse dans les bras d'une minette de 23ans, le père de famille exemplaire mais en butte à des problèmes de couple, le divorcé dont les remarques sur l'existence en général sont remplies de bon sens et d'humanité, le fils du quinquagénaire qui refuse de ressembler à son père, l'étudiant psychorigide qui planifie chaque moment de son existence, le requin sans scrupules... Tous évoluent dans leurs vies respectives, mais partagent une passion : le foot (« calcetto » en italien). C'est sur le terrain que chacun se révèle, comme dans la vie. Il est amusant de suivre ces personnages au fil de leurs déboires et de leurs joies. Le ton est parfois grinçant, mais toujours accompagné d'une lueur d'optimisme. A voir absolument !

M.Marchetti



 

festival du film Italien de Bastia