Plus aucune grève maritime si...
Si la décision de la Commission qui doit présenter son rapport sur le conflit maritime avance au train de sénateur, comme il semblerait qu'il soit, cela revêt un caractère lourd de conséquence. Le sénateur Revet, chargé de ce rapport, en a t-il vraiment conscience ?
Quoi qu'il en soit, le sénateur de la Seine-Maritime est au cœur de cette scène maritime. Tous les protagonistes s'en remettent à lui.
Certains parlent de nouvelle prise d'otage de la Corse." Tout le monde est choqué par ce mouvement de grève !", entend-on.
D'autres, plus prudents, parlent seulement de mauvaise image de la Corse. " Il n'y a pas véritablement de blocus. Les liaisons sont assurées par certaines compagnies !".
A cela il faut ajouter l'appétit de partager le gâteau de l'enveloppe globale fixée aujourd'hui à 188 millions d'euros et dont une des compagnies en bénéficie aux deux tiers.
Ce dispositif alliant service public et aide sociale, ne pouvant être renouvelé avant 2013, se dirige t-on, par conséquent vers trois années de grèves à répétition ?
Le tout nouveau patron de la Corse, sans doute sous la pression de l'évènement électoral, précise qu'il n'est "pas question de signer une nouvelle convention d'aide sociale avec qui que ce soit !".
Mais la libre concurrence et la liberté de travail vont-elles ainsi être bafouées ?
Ce nœud gordien risque d'aboutir à une explosion, surtout qu'à ce jour, aucun service minimum n'est instauré.
Par ailleurs, et ce n'est un secret pour personne, d'énormes fonds européens ne sont pas consommés en Corse pour diverses raisons. Retournés comme ils sont venus,ils sont récupérés par Bruxelles. Cet énorme gâchis, alors que tant de chose restent à faire est une aberration.Il y a toutefois une solution. Elle est limpide comme de l'eau de roche. A condition que l'État se mouille.
Avec ces fonds inutilisés, ne conviendrait-il pas de relier la Corse et le continent européen en son point le plus étroit ? A savoir Bastia à Livourne, soit 130 km.
Ce qui n'est pas une utopie quand on pense que l'idée présente des avantages certains dont les deux principaux sont:
- ce gigantesque chantier permettrait à des milliers de personnes de retrouver du travail;
- in fine, l'épineux problème de la prise d'otage de la Corse serait réglé une bonne fois pour toute.Reste à savoir s'il faut opter pour un pont aérien ou bien un tunnel sous la mer. Pour la beauté du site, je retiendrais la première hypothèse. Mais peut-être que pour ceux qui nous gouvernent, il s'agirait d'un choix insoluble !
Raymond Mei
reçu le 2 avril 2010
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