- MODI


On connait tous la biographie de cet artiste "maudit" qu'est Amadéo Modigliani,
peintre et sculpteur de génie, né à Livourne (1884-1920), à l'existence dont la brièveté n'a d'égale que ses tourments.
Il s'installe à Paris à l'âge de 21 ans, où il vit de façon "romantique et dissipée", miné par l'alcool et des problèmes d'argent, avant de mourir à 36 ans d'une méningite tuberculose.
Ce destin tragique façonnera sa légende et contribuera à sa popularité croissante d'une œuvre essentiellement composée de portraits de nus(dont les fameux "nus couchés"). Il ne connaitra jamais la gloire de son vivant.
Ce que l'on sait moins, c'est la rivalité qui l'a opposé à Picasso connu à Paris en 1919, un an avant sa mort. Entre eux existe la rivalité de deux génies qui s'admirent et se respectent, pleine d'arrogance entre le père d'une immense œuvre multiforme (cubisme, surréalisme, expressionnisme...) déjà reconnu, et "Modi ", dont les toiles ne se vendent pas et qui ne s'en préoccupe guère.
La maison natale de "Modi" se situe au 38, via Roma à Livourne, à quelques encablures du centre de cette ville créée par la famille Médicis.
Mais, n'est-ce point là le lieu de notre toute prochaine escale ?
Coïncidence fortuite...ou bien évènement savamment calculé ?

 

- ON MARCHE SUR LA TETE


Avoir la grosse tête, passe encore.
Mais, agir sur un coup de tête, je dis non en hochant la tête pour être bien compris.
Explications !
J'avais décidé d'aller voir une course de voitures. Cela coûte les yeux de la tête mais je n'en fis qu'à ma tête.
Ce jour-là, j'avais la tête des mauvais jours. J'aurai du m'en inquiéter et me mettre martel en tête. Au lieu de cela, nu-tête, je me mis à chanter à tue-tête; ça n'a pas raté : des maux de tête à se la taper contre le mur.
Avant le départ, la tête de série, une tête à claques, était en tête à tête avec un exalté, une vraie tête brulée.
Dès le premier tour il lui fit un tête à queue me faisant dresser mes cheveux sur la tête. Mais son concurrent lui tint tête et lui fit une grosse tête.
Le commissaire, sans hésiter, décida, bille en tête, de disqualifier ce tête-en- l'air.
La course n'avait plus ni queue ni tête.
C'est décidé. Je ne me prends plus la tête. Pour oublier, je pique une tête dans la piscine...sans eau.
Où avais-je la tête ?
Ce manque évident de vocabulaire,cette pauvreté dans mon éducation littéraire, me fait penser à une citation de La Bruyère (Les Caractères) :
" C'est une grande misère que de ne pas avoir assez d'esprit pour bien parler et pas assez de jugement pour se taire."
Ce qui peut se traduire chez nous par :
" Un sà ne parlà ne stà zittu !".

Raymond Mei
Publié le 6 janvier 09




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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