BALZAC ET LE CAFE
On connait la faconde, la verve, la prolixité, la volubilité, l'exubérance de Honoré de Balzac, écrivain du 19ème siècle, inépuisable, l'inventeur du roman moderne qui pouvait écrire plusieurs romans par an, sans compter des nouvelles et des épisodes de divers feuilletons. Il a laissé une œuvre romane qui compte parmi les plus imposantes de la littérature française avec 137 romans.
Ce travailleur forcené à la santé plus que précaire, endetté jusqu'au cou, fuyant ses créanciers sous de faux noms, avait-il un secret, une astuce, une méthode pour réaliser telle prouesse ?
Sa recette était fort simple : le travail, encore le travail, toujours le travail. Un travail titanesque et harassant auquel il consacrait ses jours et ses nuits.
Le Maître se couchait à six heures du soir. Mais pour se relever à une heure du matin et pour travailler toute la nuit jusqu'à huit heures. Il se reposait ensuite une heure et se remettait aussitôt au travail jusqu'à seize heures. Ensuite il prenait un bain, recevait quelques amis, dînait et...recommençait.
Son secret pour tenir : du café. Pour en prolonger les effets, Balzac renforçait le breuvage. A cet effet, il utilisait un grain concassé, le faisait infuser à froid et le passait avec très peu d'eau. Ainsi préparé, c'est une véritable drogue qui ébranle les idées...mais également le cœur.
Il écrira ainsi en l'espace de dix mois, Eugénie Grandet, Louis Lambert, le Médecin de Campagne.
Raymond Mei
Publié le 25 frévrier 2010
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