Pas trés classe
J'espère que ce sujet vous délasse et ne vous laissera pas de glace.
C'est horrible, bébé j'étais Horace. Alors, on me donna un petit nom charmant, Ignace.
A l'école, quand on passe de classe, on se surclasse. On ne fait pas de surplace, on se surpasse, on ne perd pas la face.
Petit, j'étais tenace, j'avais de l'audace malgré ma carapace et les menaces. Pas très loquace mais l'esprit vivace, même dans la mélasse.
Ado, j'aimais les glaces, j'étais vorace. Je n'habitais pas un palace, dormais sur une paillasse. C'était cocasse. Pas tous les jours des bécasses dans la besace. Ni de rascasses dans la nasse. On se nourrissait de limaces, d'herbaces. Tout au plus, on se contentait de calebasses. Inefficace la biomasse dans la populace. Peu d'espaces, hélas. Je me noyais dans la masse.
Bidasse, j'étais plus perspicace. On n'a plus de tignasse. Bien sûr, il y avait les blondasses, mais pas très classe. On nettoyait les culasses par temps de glace. Souvent la grimace dans nos godasses. On boit la tasse.
Puis le temps passe. On est en chasse. On s'enlace, on ne s'en lasse pas. On se croit un as. C'est l'état de grâce. On ne mange plus salace mais des fougasses. On échange par interface, c'est efficace. C'est sensas. Mais ça agace certains rapaces, à grande carcasse biface.
A l'âge mûr, on fait volteface, la vue basse. On rédige des préfaces, signe des dédicaces. Mais qu'on fasse et défasse le monde, c'est très fugace. C'est le lot de toutes les races. On ressasse sur le temps qui passe. Puis ça casse, c'est la disgrâce. Enfin, on trépasse.
Fasse le ciel qu'il refasse surface !
Raymond Mei
Publié le 11 frévrier 2010
Envoyez vos articles, vos photos, vos coups de coeur, vos déceptions de lecteur, de spectateur...les expos ou concerts à ne pas manquer, ou à fuir.