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Catherine Cusset, Un brillant avenir,
Gallimard, 369 pages.Nathalie Malpelli,
C’est vrai, j’avoue que le nom de Cusset m’était totalement inconnu, d’ailleurs je l’avais rebaptisé Cussak, je trouvais cela bien plus exotique. Enfin, bref me voilà en cette rentrée littéraire à la librairie plantée devant le présentoir où s’étalent les livres. Je me saisis donc du neuvième roman de Catherine Cusset.
Au départ, je suis curieuse et je me laisse donc guider par ces deux héroïnes tellement différentes : Helena la roumaine et Marie la française (qui est paraît-il un personnage récurrent chez Cusset). Je suis leur évolution personnelle : Helena l’immigrée roumaine qui semble avoir tant de dettes envers l’Amérique et sa belle fille Marie une jeune femme libre et accomplie. Le roman alterne entre le cheminement de la curieuse belle mère et l’histoire de la jeune bourgeoise Marie. Je ne me suis jamais ennuyée durant cette lecture qui raconte pourtant quelque chose d’anodin : les déboires d’une jeune fille avec sa belle mère. Mais voilà Cusset à travers ce face à face évoque implicitement deux mondes radicalement opposés, celui d’Helena issu de la dictature de Ceausescu et celui de Marie si libre et affranchie. La construction du roman participe à singulariser chacun de ces deux mondes. Evidemment c’est le clash entre les deux femmes. Mais progressivement l’une apprend à accepter l’autre…C’est l’histoire d’un amour entre femmes.
J’ai aimé parce que sans doute c’est cela que je recherche dans la littérature : faire de rien beaucoup. Je trouve que le rapport que Cusset entretient avec l’écriture est totalement décomplexé et simple. Simple comme son roman.
Nathalie Malpelli, le 12 octobre 2008
