Le Voyage dans le Passé

Stefan Zweig  


Ceux qui ont aimé  les romans de Stefan Zweig, ses textes courts ainsi que ses biographies, vont être heureux de lire celui-ci, retrouvé par un heureux hasard ; c'est une nouvelle qui ne dépare pas dans l’ensemble de l’oeuvre puisque elle est merveilleusement bien écrite et que l’analyse psychologique y est encore une fois d’une grande finesse. Rappelons pour ceux que cela intéresse que S. Zweig avait tissé des liens d’amitié avec Freud.
Le lecteur découvre (ou est conforté dans l’idée) que rien ne résiste au temps, aucun sentiment, surtout pas l’amour, si prometteur, si fort. Deux amoureux ne peuvent qu’assister à l’effilochage de leur passion, elle aussi mortelle, périssable. La chute est encore une fois inattendue et la petite centaine de pages de ce livre, paru chez Bernard Grasset, vous paraîtra légère, rapidement parcourue : comme pour Le joueur d’échecs, ou Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, ou La confusion des sentiments, on commence désinvolte et on se retrouve à la fin, curieux, inquiet, tenu par une narration efficace et l’impression d’enfin mieux comprendre l’autre, le monde, et soi même. A lire, donc.
mf bc




 

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Battement d’ailes de M.Agus

J’ai beaucoup aimé ce livre et je le préfère à Mal de pierre. J’ai aimé les personnages pour leur originalité. Leur soif de vivre malgré tout, leur résistance à la facilité de l’argent etc.… J’ai bien aimé aussi l’expression « la vie a un goût d’épouvante » qui revient comme un leitmotiv dans le texte.
Le récit nous révèle les éléments importants progressivement et le regard de la jeune fille est bien rendu.
J’aime aussi les passages ou la magie entre en jeu (les cailloux lumineux de Pietrino, les battements d’ailes) cela m’a fait penser à l’univers d’Isabelle Allende ( La maison aux esprits …)

La fascination du pire de F. zeller: j’aime moyennement l’histoire qui de toute façon n’est qu’un prétexte à une réflexion sur le monde actuel et notre rapport à la religion musulmane et à l’intégrisme.
Quelques pages amusantes ; p25 sa vision des hommes politiques ; la référence à l’ignorance avec l’anecdote sur Montaigne et Rabelais p151.
Et surtout la belle et triste description d’Astrid Grégoire cette fille seule et laide, (seule car laide) comme on en a très souvent dans une classe.
En tout cas sa réflexion sur les religions n’est pas rassurante surtout qu’il est évident que ça va être le gros problème des années à venir.

sommaire M.A.Perfettini juin 08