Florian Zeller,

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La fascination du pire
Par N. Malpelli., juillet 2008

            Comment parler d’un livre que l’on n’a pas aimé ? Difficile. D’autant que le bouquin de Zeller n’est pas à proprement un « mauvais livre ». Disons qu’on accroche difficilement à son histoire. Car parlons de l’histoire. Y en a t-il vraiment une ? C’est la narration à la première personne qui nous plonge dans un Caire contemporain qui pour ma part m’a peu fascinée. Amateur de Flaubert, Zeller se sert de la fiction comme d’une plate-forme politique et idéologique. Ce qu’il nous dit, ce qu’il pense est finalement banal et peu intéressant pour le lecteur. Très précis quant à ses références et utilisant un style alerte, Zeller a sans doute réussi à m’ennuyer contrairement à un Flaubert ( un modèle, semble t’il,  pour lui) qui par la représentation du quotidien pointait du doigt la vacuité humaine. On est loin ici de tout cela. Quant au dénouement, il est en queue de poisson et très décevant.
           

Pour moi La fascination du pire est disons-le l’illustration de ce que je n’aime pas en littérature et surtout la preuve flagrante qu’un prix littéraire n’est pas nécessairement un bon livre.

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