Lire un bon roman
J’ai lu depuis trois ans un certain nombre de romans qui ne sont peut-être pas tous des chefs d’œuvre mais qui m’ont plu, comme à des millions de lecteurs ; je conçois qu’on lise d’une traite un Douglas Kennedy dont j’ai particulièrement aimé « une relation dangereuse » ou « à la poursuite du bonheur ». Il sait écrire, a de l’imagination, s’intéresse à l’histoire, à la politique, est capable de camper des personnages plausibles, aux préoccupations normales pour nous, les gens moyens, normaux, qui aimons lire, réfléchir, sortir, aimer, médire…tout autant que nous faire beaux, arranger notre intérieur, faire du shopping sur internet, emmener notre chat chez le vétérinaire…
J’ai lu aussi les œuvres de Nicci French, en poche aussi : « Dans la peau », « aide moi » et bien d’autres. Agréables à lire, bien ficelés…Avec du suspense, des éléments de psychologie pertinents. J’ai passé de très bons moments.
Mais je n’aime pas les livres de Guillaume Musso : pour moi, il mélange psycho de bazar, grand guignol, roman photo, les scenarii de Dallas et de Côte ouest ; on est souvent riche, frappé par le malheur, habillé chic, avec des appart. Toujours du même type (mode, bien placés, belle vue sur les gratte-ciel) on vit, on meurt mais par l’illusion, tout est toujours possible ! Peut-être est-ce là la clé du succès ? Redonner espoir aux blessés de l’existence…
Finalement, je parle pour vous parler ; que je n’aime pas n’a aucune importance à partir du moment où il apporte du bonheur. J. f. Grenoble ; septembre 08


J’ai beaucoup aimé ce livre et je le préfère à Mal de pierre. J’ai aimé les personnages pour leur originalité. Leur soif de vivre malgré tout, leur résistance à la facilité de l’argent etc.… J’ai bien aimé aussi l’expression « la vie a un goût d’épouvante » qui revient comme un leitmotiv dans le texte.
Le récit nous révèle les éléments importants progressivement et le regard de la jeune fille est bien rendu.
J’aime aussi les passages ou la magie entre en jeu (les cailloux lumineux de Pietrino, les battements d’ailes) cela m’a fait penser à l’univers d’Isabelle Allende ( La maison aux esprits …)
La fascination du pire de F. zeller: j’aime moyennement l’histoire qui de toute façon n’est qu’un prétexte à une réflexion sur le monde actuel et notre rapport à la religion musulmane et à l’intégrisme.
Quelques pages amusantes ; p25 sa vision des hommes politiques ; la référence à l’ignorance avec l’anecdote sur Montaigne et Rabelais p151.
Et surtout la belle et triste description d’Astrid Grégoire cette fille seule et laide, (seule car laide) comme on en a très souvent dans une classe.
En tout cas sa réflexion sur les religions n’est pas rassurante surtout qu’il est évident que ça va être le gros problème des années à venir.
sommaire M.A.Perfettini juin 08