Douglas Kennedy, Les charmes discrets de la vie conjugale, éditions Pocket, 600 pages, traduit de l’anglais par Bernard Cohen.
C’est l’été et comme tous les étés absorbée par le magazine Elle (une référence en la matière !) je recherche dans la revue littéraire ce qui pourrait faire l’affaire pour une lecture estivale (car elles sont différentes). C’est grâce à cette revue que j’ai découvert l’auteur Douglas Kennedy et j’avoue que j’attends toujours impatiemment la sortie de ses romans (qui ne passe jamais inaperçue).
Mais cette année j’ai lu un roman paru en 2005 qui avait échappé à ma vigilance : Les charmes discrets de la vie conjugale. Rien que le titre me laisse pensive. Non pas que je sois une farouche adversaire du … enfin je m’égare. Revenons au roman proprement dit. Il débute en 1969 dans une Amérique marquée par les Kennedy et surtout irrémédiablement blessée par la guerre froide et la peur du communisme. Hannah Buchan a baigné dans un univers familial très ancré à gauche (donc politiquement incorrect aux Etats-Unis) : un père militant et charismatique, une mère artiste au tempérament bien trempé. Ecrasée par ses parents, Hannah choisit une petite vie bien rangée auprès de son mari médecin. Un parcours plutôt insipide me direz-vous. Pas tant que cela puisque la vie n’est jamais un long fleuve tranquille et que la petite américaine moyenne est bien plus surprenante qu’on ne le pense.
Ça se lit d’une traite, c’est un roman dans lequel on trouve un Douglas Kennedy qui écorche quelque peu les têtes bien pensantes et puritaines de l’Amérique. A noter une obsession du tabac qui décidément semble perturber l’auteur.
NB : on regrettera toutefois que les éditions pocket soient de mauvaise qualité.
Nathalie Malpelli, 29/07/08.