Qu’ai-je donc fait
Jean d’Ormesson
, Robert Laffont, 364 pages.

Jean d’Ormesson ou l’art de savoir badiner…

Pourquoi j’aime d’Ormesson ? Parce qu’il me ravit l’âme, parce qu’il est le seul écrivain contemporain que je pourrais écouter des heures durant. Alors évidemment la parution de son dernier bouquin est en ce qui me concerne événementiel. Je l’ai lu d’une traite. J’ai eu la sensation de l’avoir face à moi en train de converser, de faire le bilan d’une existence sans pour autant cultiver la rigueur ou l’exhaustivité. Narcissique comme toujours mais diablement talentueux. Ce n’est ni l’écrivain du siècle, ni un romancier de génie. En revanche il aurait fait des merveilles dans les plus grands salons littéraires parisiens. Il a l’art de la conversation et il sait comment captiver son auditoire ou son lectorat.
Prenez donc la page 65 et lisez les quelques conseils qu’il donne à un écrivain en herbe. Allez à la page 285 et méditez. Rien de rare. Mais ce qu’il dit il le dit de façon plaisante.
D’Ormesson butine, papillonne, digresse et nous entraîne dans son univers. Celui d’un fin lettré, d’un intellectuel, d’un humaniste, d’un amoureux (un vrai !) de la littérature. C’est sans doute cette police, ce vernis qui me séduit. Finalement d’Ormesson est un grand séducteur, un homme à lecteur. Parler de tout et de rien aurait été un titre convenable pour ce livre. Et il faut croire qu’en ces temps difficiles j’apprécie particulièrement d’entendre parler de tout et de n’importe quoi.
Allez-y, c’est que du plaisir !


N. Malpelli



 

Auteurs

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Battement d’ailes de M.Agus

J’ai beaucoup aimé ce livre et je le préfère à Mal de pierre. J’ai aimé les personnages pour leur originalité. Leur soif de vivre malgré tout, leur résistance à la facilité de l’argent etc.… J’ai bien aimé aussi l’expression « la vie a un goût d’épouvante » qui revient comme un leitmotiv dans le texte.
Le récit nous révèle les éléments importants progressivement et le regard de la jeune fille est bien rendu.
J’aime aussi les passages ou la magie entre en jeu (les cailloux lumineux de Pietrino, les battements d’ailes) cela m’a fait penser à l’univers d’Isabelle Allende ( La maison aux esprits …)

La fascination du pire de F. zeller: j’aime moyennement l’histoire qui de toute façon n’est qu’un prétexte à une réflexion sur le monde actuel et notre rapport à la religion musulmane et à l’intégrisme.
Quelques pages amusantes ; p25 sa vision des hommes politiques ; la référence à l’ignorance avec l’anecdote sur Montaigne et Rabelais p151.
Et surtout la belle et triste description d’Astrid Grégoire cette fille seule et laide, (seule car laide) comme on en a très souvent dans une classe.
En tout cas sa réflexion sur les religions n’est pas rassurante surtout qu’il est évident que ça va être le gros problème des années à venir.

sommaire M.A.Perfettini juin 08

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