Les femmes qui lisent sont dangereuses
Laure Adler et Stefan Bollmann
Editions France Loisirs (2005) ; 150 pages environ (nombreuses reproductions de tableaux)

 

 

 

 

 

 

Le livre et la lecture ont longtemps été considérés comme l'apanage des hommes, ce qu'explique très bien ce bel ouvrage ; les femmes ont acquis peu à peu le droit de chercher seules l'information ou les outils du rêve au fil des pages, ce qui est illustré par l'évolution du personnage de la lectrice en peinture.
Ce livre d'art, aux multiples images, nous emmène à travers les siècles.
Avec Fragonard, comme avec avec G.A. Hennig, (pages 64 et 75), la jeune lectrice élégante et prude est rivée au livre (un missel ?), tandis qu'avec Van Gogh, elle s'abandonne à la rêverie de l'imagination (p.101). Comment ne pas lire, regarder, souvent et longtemps, ces beaux visages et corps féminins saisis dans ce qu'il y a de plus intime, l'acte de lire ?
C'est la liberté et la modernité des esprits, des attitudes, des décors, c'est l'évolution de la sensibilité artistique tout autant que des techniques auxquelles invite ce voyage sur le thème de la femme " à la lecture".
Théorique et esthétique, aussi agréable à lire qu'à feuilleter

mf BC


 



 

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