Mort aux cons,
Carl Aderhold (2007).

 

                        Attirée par le titre plus que par le nom de l'auteur (et pour cause, il s'agit de son premier roman...), c'est en souriant que je me suis attelée à la lecture de cet ouvrage, qui me semblait prometteur. Présenté comme un roman, Mort aux cons aurait tout aussi bien pu s'imposer comme une espèce de manifeste, voire de pamphlet destiné à s'insurger contre, pardonnez ma vulgarité, la connerie ambiante.
            Le narrateur-personnage de cette histoire découvre de façon tout à fait inattendue qu'un crime peut être une source de bienfait. Tout commence par la défenestration d'un chat, dont la disparition rapproche les habitants d'un immeuble. Pourquoi alors ne pas tuer les animaux de compagnie, de façon à créer un élan de solidarité entre les maîtres éplorés ? Or, de l'animal à l'homme il n'y a qu'un pas... un beau jour, c'est la concierge qui y passe : elle exaspérait notre « bienfaiteur »... De cet acte, a priori anodin, va naître un véritable projet, une théorie approximative, qui prendra forme peu à peu et trouvera son accomplissement dans l'action, pure et dure : on identifie alors la cible (« Le con, m'écriai-je, voilà l'ennemi ! », p. 153) et on affine le portrait (comment repérer le plus sûrement un con ?). Bien évidement, le narrateur est vite débordé et son entreprise s'avère des plus ambitieuse, on s'en serait douté...
            L'oeuvre est légère et l'écriture simple (bien que certains passages en soient plutôt savoureux), mais l'ensemble se laisse lire. Force est de constater que cet ouvrage est criant de vérité et de bon sens. La critique sociale y trouve sa place, lucide, parfois simpliste, mais toujours juste.
A lire pour se détendre...

Manue Marchetti ; mai 2009



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