
Le siège de l’aigle de Carlos Fuentes
Il s'agit là d'un roman épistolaire : une dizaine d’hommes et femmes de pouvoir, proches du gouvernement, échangent et se dévoilent dans un Mexique en pleine crise.
Crise internationale tout d’abord, marquée par le courroux des USA qui, critiqués pour l'invasion de la Colombie, ont décidé de neutraliser l’ensemble des satellites mexicains.
Cette situation d’absence totale de télécommunications est prétexte à la forme du roman.
Le Président en exercice étant mourant et « le siège de l’aigle », son fauteuil, appelé à être bientôt vacant, la course à sa succession est ouverte et chacun y va de ses atouts pour y accéder, sur fond de corruption généralisée.
Dans ce roman, puisque c'est bien une fiction, la belle, intelligente et ambitieuse Maria del Rosario Galvàn use de tous les moyens pour parvenir à placer son jeune "poulain" à ce poste convoité.
Elle lui explique les ressorts de la politique et lui promet de se donner à lui, plus tard, s'il mène comme il le faut sa "barque" dans ces eaux troubles et dangereuses.
Cette correspondance est l'occasion de brosser quelques portraits, criants de vérité et de désigner ce qui peut faire l'essence de la politique : l'arrivisme forcené, la cruauté, l'hypocrisie, l'absence d'estime de soi, de sa dignité, le désir ... et beaucoup de sacrifices.
Les lettres se succèdent et en voyeurs on entame l'ascension vers le pouvoir, comprenant peu à peu en quoi on est ou non une "bête politique"
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