SLa hache, le Koto et le chrysanthème
Heishi Yokomizo
, chez Gallimard « l’Imaginaire » De 1976 ! 365 pages
Traduit par Vincent Gavaggio 85 pour Denoël
Encore un détective, mais assez original : seul, secondant hommes de lois et commissaires, il passe souvent la main, lorsqu’il réfléchit, dans ses cheveux du type « broussailles », remarqué pour ses intuitions efficaces, dans le Japon traditionaliste de l’après-guerre…Drôle de nom pour nous ; of course, il est japonais : c’est Kindaichi Kosuke, mais il va peut-être faire un malheur si on parle de lui sur les blogs, sites, dans les rencontres littéraires…
Une histoire d’héritage, classique a priori : le patriarche est mort en laissant sa famille dans l’expectative et la méfiance générale…Qui héritera ?
Trois cousins aux noms proches Suketake, Suketomo, Sukekiyo , petits fils du défunt richissime, les héritiers présumés, sont réunis dans la maison de la famille Inugami , avec leurs parents et une parente par adoption, la belle Tamayo.
Kosuke le fin limier se trouve mêlé à une drôle d’histoire : des meurtres sont commis avec mises en scène, comme s’ils étaient autant de messages et de défis à l’intelligence : symboliquement chaque famille a ses objets cultes assortis qui sont transmis aux héritiers ; là le Koto, la hache et le chrysanthème, insignes de cette maisonnée, sont en même temps ce que tous désirent et redoutent car ils accompagnent les crimes de sang commis de façon systématique sans que nul ne sache comment intervenir
Ce que j’en dis : au début un peu long, trop de personnages…mais après on se prend au jeu, tout s’accélère
La faiblesse : la raison du problème qui est peu plausible, trop alambiquée…
Mais à lire, ne serait-ce que pour savoir ce que peut être un polar japonais ; vous serez peut-être séduit !
G.Poli