
Ce que je sais de Vera
Véronique Ovaldé
| Ce n’est pas un hasard si Véronique Ovaldé a obtenu pour Ce que je sais de Vera Candida le Prix Roman France Télévisions 2009 et à l’unanimité le prix Renaudot des lycéens 2009. Avec son dernier roman, l’auteur a su à la manière d’un conte rendre attachante l’histoire d’une génération de quatre femmes. Dés la première phrase, nous sommes pris dans le tourbillon de leurs vies faites de soumissions mais aussi d’espérances. Il y a tout d’abord Rosa Bustamente, une grand-mère formidable, ancienne ‘ plus jolie pute’ et meilleure pêcheuse de poissons volants de Vatapuna, une île tropicale d’Amérique du Sud où elle vit. Violette, sa fille née de sa relation avec un sombre play-boy gangster, Jeronimo. Un peu simple elle préfère céder aux avances des garçons du village que de s’occuper du bébé qu’elle a eu à 15 ans. |
Vera Candida, la fille de Violette élevée avec amour et sagesse par sa grand-mère Rosa Bustamente. Elle aussi comme sa mère se retrouve enceinte à l’âge de 15 ans.
C’est elle l’héroïne de cette histoire. C’est elle qui porte la possibilité d’un affranchissement de ces destins répétitifs.
Avec détermination, elle quitte son île natale pour se réfugier très loin sur le continent dans une grande ville Lahomeria. Ce n’est qu’à cette condition qu’elle pourra se construire et prendre son destin en mains.
A son tour, elle donne naissance à une fille Monica Rose et va lui transmettre le courage et les principes que lui a légués sa grand-mère adorée Rosa Bustamente.
Les hommes n’ont pas la part belle dans cette histoire.
Leur paternité est tue ou alors source de secrets douloureux. Il n’y a qu’Itxaga, le grand amour de Vera Candida, chevalier moderne qui reste sympathique.
Le lien entre ces femmes est très fort. Leur confiance dans l’avenir passe par leur fille ou petite fille et chacune porte et transmet le meilleur de ce qu’elles ont reçu.
Ce que je sais de Vera Candida est un conte chatoyant, baroque et bien plus profond qu’il n’y paraît. Véronique Ovaldé aborde des thèmes éternels comme la difficulté d’être femme, la maternité et le lien entre les générations.
Une lecture colorée et enrichissante à ne pas manquer !
Monique Mondoloni
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