Exilio
Sara-Sonthonnax


[À part le froid et la faim, par quels signes me sentir encore vivant ?
devant la folie des actes, peut -on sans cese accepter l'impuissance des idées?]


ON m'a offert ce livre qui, très petit, avait glissé derrière mon bureau ; je l'ai retrouvé avec perplexité. peur d'effets de style trop appuyés et de trop de pathos. En fait, je vous le recommande chaudement. 70 pages qui sont l'épure des sentiments qu'on peut éprouver quand on est dépouillé de son sol, de son pays, qu'on avance après de vains combats et qu'on se retrouve parqués dans des camps où la vie reprend, pourtant. UN grand texte sur l'exil, et sur ces mots, perdus, que ces exilés n'ont jamais reçus. Ce sont les éditions l'Atinoir, (j'avoue que je ne connais pas), cela coûte six euros, et vaut vraiment le coup. La préface est très belle aussi. Comme dit la post face: l'exil commence où finit l'exode.

 

Marie Hélène Ferrari

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