Atelier d’écriture du 2 décembre 2008-12-06
C’est le troisième ; nous sommes 6 et nous sommes donné rendez-vous chez une adhérente et amie, professeur de théâtre, d’art dramatique , devrais-je plutôt dire, car c’est ce qu’elle est.C’est un nombre correct ; jusqu’à 8, c’est bien ; après c’est peut-être trop…Malgré la morosité d’une soirée de décembre quand il n’a fait que pleuvoir, qu’on sort de grosses intempéries, que le moral est en berne, il faut du cran pour se rendre à 20 heures 30 là où on devra encore « acter » ! Nous y étions pourtant et nous n’avons pas regretté cette rencontre .
L’écriture, c’est plus qu’une prise de plume ! C’est une découverte, une remise en cause, une observation, une recherche, une plaisanterie, une chose sérieuse…C’est s’amuser, se dévoiler mais si peu ! En dire tant, mais que de mensonges ! Qu’importe, nul n’en a cure ! Le tout est de passer un bon moment, de se faire plaisir, sans s’ennuyer, d’être actif et si pour cela on doit prendre sa voiture, s’arracher à sa télé et se faire violence, comme on se sent vivant après !
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Nous avons commencé par jouer autour des premières lettres de nos prénoms, trouvant adjectifs, expressions qui nous semblaient au mieux convenir ; ainsi l’une pour le F donnait « falbala » et que cela lui allait bien ! Cette définition de soi sur un mode mineur nous mit à l’aise et lorsque chacun lut son « autoportrait » aux autres, tout simplement, en fin de séance, certaines tournures ou trouvailles nous semblèrent admirables. Hors contexte, elles ne font sûrement pas le même effet mais je tiens à vous en livrer 2 ou 3 :
« Rouge non rose peut-être » M. P.
« Pour qui Pourquoi, Pourtant » Z.
« Ecrit des écrits » Z.
« Est-ce que tu crois que c’est une valse » C.
« Ailleurs » C.
« Falbala » F.
« Abracadabra » F.
« Emmitouflé pour mieux prendre l’air » P.L.
« Retardataire repentante » M.f.
Je n’en dis pas plus pour préserver le jardin secret des uns et des autres ; de nouvelles têtes nous ont agréablement surpris, collaboratives, joviales et si riches !
Ensuite nous avons travaillé, que ceux qui ne supportent pas ce terme me pardonnent, à notre grande œuvre, notre texte à venir, celui qui sort des limbes grâce aux rêves de tous. Les participants ont donné à tour de rôle leur préférence, ce qu’ils voudraient traiter comme sujet, quel genre littéraire ils privilégieraient ; finalement, il en ressort que l’intrigue se déroulera dans un village, que des enfants en seront les principaux protagonistes, que la communauté comprendra un certain nombre d’adultes (maire, curé maîtresse d’école, …), qu'on y trouvera une école, un bureau de poste, l'église...que les enfants seraient manipulateurs, capables de stratégie pour obtenir des grands certaines choses . La psychologie aura donc largement sa place dans cette histoire qui conduira à une chute inattendue, plus dans la veine des romans de fiction que des textes bucoliques.
Il y aura un fou dans cette affaire et il jouera un rôle important, à définir. Y aura aussi des pierres, du vieux, du vécu…Le narrateur parlera de ce qui s’est produit quand il était enfant, de ce à quoi il a participé.
La narration peut passer par tous les registres ! on rira, s’inquiètera, rêvera…Mais quand la blague de départ devient vraie, , on bascule, tout déraille…Cela se concrétise. Quel suspense !