Atelier d’écriture du 10 février 09
Café des Palmiers Bastia
La trame du futur roman est fixée, plus ou moins ; vous pouvez intervenir, nous faire part de vos propositions.(cf "commentaires" en page d'accueil)
En voici les grandes lignes
Un homme est assis au dessus d’un village ;il admire le coucher de soleil. Il est nostalgique et anxieux. Nostalgique parce qu’il se rappelle les bons moments de sa jeunesse dans ce village qu’il sait unique, et anxieux parce que c’est de lui que va dépendre la survie des croyances et l’identité du village, bref le bonheur des habitants.
Il rentre chez lui et ne peut s’empêcher d’observer les adolescents jouant aux jeux de l’amitié et de la séduction, regardant vers qui se tournent les regards qu’animent le jeu, la passion ou le désir. Mais le temps de la réalité est là et il est celui qui possède la charge de les faire passer à l’âge adulte en les initiant sur l’équilibre entre contraintes et désir que la vie va leur imposer, et c’est soucieux qu’il rentre chez lui pour préparer ce que sa charge lui incombe de transmettre.
C’est à ce moment que la présentation des différents protagonistes doit être faite, il s’agit des enfants qui doivent être séparés en 2 groupes : ceux qui ont un statut social élevé et ceux qui s’aimentLa seule contrainte est que ceux qui s’aiment ne doivent pas être de même statut.
Il doit y avoir rivalité entre les garçons pour obtenir la faveur des filles ; elle permettra de déterminer le caractère de chacun et des groupes auxquels ils appartiennent. Les enfants ne sont que l’extension des parents et de leur profession
Les différents échanges peuvent faire apparaitre que plus le statut social est élevé et plus l’arrogance est présente, ou que les qualités intellectuelles ne dépendent pas de la position sociale.
Le dimanche est le jour où à l’église, le prêtre réitère les clauses de la tradition en fixant l’appareillement des familles selon leurs souhaits. Cela entraine chez les jeunes un grand émoi car aucun des jeunes désignés pour se marier ne s’aime ;il en est même qui se détestent. Les sentiments d’injustice, de dégoût, de révolte fleurissent et les solutions les plus extrêmes sont envisagées jusqu’au suicide
C’est alors qu’allant voir les jeunes, il essaye de leur faire comprendre l’utilité des traditions et du désir d’enrichissement qui vient avec l’âge et une longue vie de labeur ; mais devant le refus de comprendre, il leur expose qu’il peut peut-être les aider s' ils acceptent de le retrouver sous l’église.
Lorsque les couples illégitimes se sont réunis (en fait la totalité des jeunes) celui qui est en charge les fait pénétrer dans une pièce secrète reproduisant les mêmes personnages que dans l’église mais avec des noms différents et représentés de manière différente. Il leur explique que la tradition du village a été de conserver ses traditions millénaires et qu’elle n’a jamais vraiment adhéré au christianisme et qu’elle a donné le nom de ses dieux aux saints du catholicisme et qu’en ce jour précisément ils allaient faire la connaissance d’iémanja la déesse de mer que les catholiques appellent marie mère de dieu. La 1ere chose à savoir c’est que iémanja est supérieure à tous les autres dieux car elle est la déesse de la fécondité et de l’amour et que rien ne peut remettre en cause ses décisions. Ainsi tous les couples illégitimes sont le fruit d’iemanja et trouveront protection auprès d’elle. C’est alors qu’il les invite à consacrer leur union et qu’il leur sert de petits champignons phosphorescents poussant au pied de l’effigie.
La conséquence pourra être selon votre choix une réitération de l’acte d’amour, l’acquisition d’un lien psychique, une phosphorescence des yeux et une stérilité temporaireLe discours qui s’en suivit eut pour but de les initier à une culture vieille
Proposé par Pierre-Louis