Une maman un mercredi à una Volta
Quelle maman n'a eu un mercredi après-midi à se garer rue Campinchi pour livrer sa progéniture au prof. d'un des excellents ateliers de ce centre culturel ? Quelle galère pour les mères ! Si encore le cours durait une heure et demie, on pourrait faire des courses, aller boire un verre sur le vieux port ; mais une heure ! Sitôt Fernand aux mains du formateur (prof. de guitare, de théâtre ou d'écriture...) on s'inquiète déjà d'être là pour sa sortie, soit une petite cinquantaine de minutes après. Alors mieux vaut attendre là, l'oeil torve, avachie dans un fauteuil pas assez caché, là en plein milieu, là on on ne peut se laisser un peu aller à ronflotter...Y a la voiture, garée en double file, et à chaque klaxon, il faut bondir, sans savoir où mieux se garer et l'heure a tourné, pense t'on.; pourvu que ce ne soit pas la fin du cours en qu'on soit en train de tourner, volant vissé entre nos mains stressées ! Tant de choses à faire à la maison : on pense aux courses urgentes, au repassage ; tout a été laissé en stand by au nom de l'épanouissement du bonhomme.Cris, presse, on redémarre ; il a appris, est ravi mais on dépérit ! Qu'ils étaient agréables les mercredis maison, l'enfant lisant ses Tintins ou ses Heidi, meublant sa maison miniature, tandis que sa mère l'initiait au bonheur d'écouter du Bach ou de suivre en vidéo Madeleine Renaud dans une grande pièce du répertoire .
Mais c'était du temps de nos mères, avant les constats psy et les conseils des magazines féminins. Comment lutter ?
V.B., oct. 2008