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Le biographique



Par le terme « biographique » , nous entendons tout ce est écriture de vie, qu’il s’agisse de biographies (on parle de la vie d’un tiers), d’autobiographies (on raconte la sienne), d’autofictions (on se raconte le long d'un moment de vie, souvent quand il y a crise,
rupture...), des journaux intimes
Avec la participation exceptionnelle de deux enseignantes, membres de « autofiction.org », disciples de S. Doubrovsky qui est à l'origine de ce mot

Pour en savoir davantage, lire l’article du Point
http://www.lepoint.fr/grands-entretiens/
(serge-doubrovsky-ecrire-sur-soi-c-est-ecrire-sur-les-autres-22-02-2011-1298292_326.php  ).

Ces chercheurs spécialistes de l’œuvre de Colette et de celle de jp Sartre sont régulièrement invités à participer à des colloques, leurs travaux sous formes d'articles étant consignés dans des livres et revues qu’elles évoqueront ; découvrez  les un peu en suivant les liens

http://www.autofiction.org/index.php
(Colloque-CultureS-et-autofictionS-dirige-par-Isabelle-Grell-et-Arnaud-Genon-Cerisy-la-Salle-2012 )
https://www.facebook.com/pages/-St%C3%A9phanie-Michineau-Ecrivain-Chercheur-/212361018850060

http://www.autofiction.org/

( Stephanie-Michineau-Colette-ecrivaine-%3A-par-dela-la-mort-dune-mere)

Stéphanie Michineau et Isabelle Grell ont rencontré les lycéens le 16 au matin, au lycée Paul Vincensini à Bastia et le soir à 17 heures, elles avaient rendez-vous avec lecteurs plus avisés de Musanostra ; bon nombre étaient aussi des auteurs et connaitre les avancées de la recherche littéraire semble intéresser le plus grand nombre.Après avoir exposé certains points caractéristiques du genre par rapport aux classifications antérieures, ainsi que certains pans de leurs recherches, elles ont répondu aux questions posées, assez peu nombreuses au demeurant.

Etienne Meloni , homme aux nombreux records, a participé à la rencontre ; il s’est interrogé sur les clés du bonheur et à partir de son expérience, dans « Bonheur, santé, prospérité…Nous avons tout entre nos mains »  cherche à aider les autres. Il vient de faire paraitre un livre aux éditions Praelego.
Le connaitre un peu mieux ? Lisez ce petit post qui mériterait d’être réactualisé !


http://www.thomas-legrain.com/mais-qui-est-donc-etienne-meloni-1817/

 

Isabelle Grell

après avoir expliqué ce qu'est l'autofiction qui ne doit rien à la fiction, contrairement à ce qu'on pourrait penser, Isabelle Grell a livré certains points de son travail sur l'oeuvre de JP Sartre.

Le public a apprécié ses remarques sur l'homme, que l'on a trop souvent tendance à rejeter sans lui faire de crédit..."Elle nous l'a rendu un peu plus sympathique", dirent certains participants


Trente cinq personnes , une belle écoute ...

 

 


Rencontre littéraire musanostra avec Isabelle... par musanostra 

 

 




Rencontre littéraire musanostra avec Isabelle... par musanostra 

 

 

Isabelle Grell

 

 

 

 

 

 

Henri-Etienne Dayssol

a lu un poème de lui, émouvant et rendant compte de la complexité de la saisie du Moi

L’AUTRE MOI 

L’autre moi-même c’est mon "au-lieu",

c’est mon plus "haut lieu" touristique,

le plus à mon goût, à ma mode,

le plus pour moi et puis pour tout...

 

C’est mon chez moi, c’est mon domaine,

mon tout partout où je l’emmène,

mon terrain vague, ma zone libre,

mon lieu dit de prédilection,

 

mon Calcutta, mon lieu de culte

pour m’y croire et y pratiquer

l’immersion au fond du miroir

en fait de baptême égotiste...

 

C’est mon lieu de pèlerinage

pour m’y rendre et sans résistance,

m’y rendre maître de moi-même

et maître de cérémonie,

 

et m’adonner ensuite à moi,

tout en implorant mon pardon

pour avoir eu raison de moi

si aisément... :

 

raison du meilleur de moi-même...
 

Henri Etienne Dayssol (2011)

 

 


Rencontre littéraire musanostra avec Isabelle... par musanostra 

 

 

Isabelle Grell

 

 

 

 

 

Laurent Bindi; Lettres à Théo de Vincent Van Gogh

« Lettres à Théo », Vincent VAN GOGH, l’Imaginaire, Gallimard.

« Eh bien ! mon travail à moi, j’y risque ma vie et ma raison y a fondré à moitié » - C’est par ces mots que se termine la dernière lettre de Vincent à son frère Théo, les plus cités de VAN GOGH. La présentation des « Lettres à son frère Théo » insiste sur deux points à rappeler pour tenter de comprendre ce que représente la peinture de VAN GOGH, ce qu’elle est devenue bien après sa disparition.
Ecrivant à Théo, Vincent dit « nous » et, il est vrai, que parfois il ne s’en distingue guère tout au long des 660 lettres, sans en abuser mais y recourant significativement. Un mot plus que troublant : « Plus que tu deviens totalement marchand, plus tu deviens artiste ». C’est financièrement que Vincent en appelle constamment à son frère, pour non compter sur lui, mais avec.  Faut-il alors s’étonner de voir Théo interné après la mort tragique du frère, et disparaître à son tour six mois plus tard  ?  Autre point, la religion invoquée dans la vie régléeet cependant infiniment ouverte de VAN GOGH. N’a-t-il pas envisagé d’y consacrer sa vie ? En tout cas, c’est pauvrement qu’il vivra, sans rien ambitionner pour se réserver une solitude des plus totale, s’interdisant toute promotion, ne combattant personne, jamais, et jusqu’à parler de Sien, cette prostituée avec un enfant, à la rue, qu’il soigne, qui lui sert de modèle, une première pour celle-ci, en échange d’une bouchée de pain et un toit. Vincent se demande : « Que puis-je faire de mieux que de l’épouser ? » . Après avoir dit : Il me semble que tout homme qui vaut le cuir de ses chaussures en aurait fait autant en pareil cas » (avril 1882). Vraiment, à la lecture de cette correspondance, longue, détaillée, précise si peu consacrée à ses travaux sinon avec l’éloignement du connaisseur, issu d’une famille ayant toujours vécu dans le milieu artistique, et lui-même d’abord employé à la Galerie d’Art Goupil et Cie, à PARIS puis LONDRES, ayant fréquenté AMSTERDAM et sa grande peinture. Vincent ignore qu’il sera un jour peintre – Et quel peintre ! les dix-huit ans que couvrent ces lettres, depuis l’âge de 19 ans, à Théo plus jeune de quatre ans, révèlent une surprise : Vincent n’aura peint que les neuf dernières années de son existence, après avoir travaillé les dessins durant deux ans, poussé par son ami MAUVE, avec qui il partage son toit à l’occasion, après maints encouragements de celui-ci face à un VAN GOGH incrédule.
Un avis – les lettres ne feront jamais connaître Vincent, qui ne se livre pas sans doute pour en être incapable, même s’il ne parle que de lui, ne dit que ce qu’il pense, croit, veut et refuse. Autrement dit voici un ouvrage qu’on ne saurait quitter ou mettre de côté, non. Au contraire, il faut y revenir pour écarter une telle remarque. VAN GOGH est l’artiste qui justifie ce que lui-même en dit, sans satisfaire personne : « Que suis-je aux yeux de la plupart des gens ? Une nullité, un original, un homme désagréable, quelqu’un qui n’a pas de situation sociale et n’en aura jamais, bref un peu moins que la plus grande nullité » - Et poursuivant : « S’il est vrai que j’ai parfois des ennuis par-dessus la tête, il n’en est pas moins vrai qu’il subsiste en moi une harmonie et une musique calmes et pures. Je découvre les sujets de tableau ou de dessin dans la maisonnette la plus pauvre, dans le coin le plus crasseux – C’est par une pente irrésistible que mon esprit est poussé dans ce sens-là » (1882).

 

         Et pourtant ces lettres font découvrir les esquisses et les inspirations dessinées des fameuses peintures de Vincent VAN GOGH, au style flamboyant plus que caractéristique. Aux visions tremblotantes et pourtant dures sinon agressives pour le regard, qui surprennent dans un premier temps, avant de s’imposer avec cette force déchaînée. « Enfin, droit et justice à part, une joli femme est une merveille vivante, lorsque le tableau de VINCI ou de CORREGE n’existe qu’à d’autres titres. Pourquoi suis-je si peu artiste, que je regrette toujours que la statue, le tableau ne vivent pas ? Pourquoi conçois-je mieux le musicien, pourquoi vois-je mieux la raison d’être de ses abstractions ? » (août 1888).
VAN GOGH (1853-1890) qui aura beaucoup voyagé, dans « l’errance, à la belle étoile », doit être lu, si tant est qu’on puisse trouver une explication, tant l’écrivain supplante le reste. Ce qui là s’écrit est chaque fois inédit, embrassant tout par « amour » et « sérénité », ce sont ses mots à lui, pour être intarissable et heureux de vivre toujours.

 

AL BINDI mars 2012



 

 

 

Laurent : Théo et Vincent (correspondance)



Stéphanie Michineau et Raymond

Dans ma thèse intitulée L’Autofiction dans l’œuvre de Colette (Publibook, 2008), je proposais comme définition :

« Une autofiction est un récit où l’écrivain se montre sous son nom propre (ou l’intention qu’on le reconnaisse soit indiscutable) dans un mélange savamment orchestré de fiction et de réalité dans un but autobiographique (référencement, entre autres, « Wikipédia, article Autofiction).
Même si au premier abord, ma définition semble s’éloigner d’un des critères affiché de l’autofiction selon l’inventeur du terme ( 1977 ), Serge Doubrovsky, qui consiste à ne relater que « des faits et événements strictement réels », elle apparaît néanmoins comme un prolongement à la définition de ce dernier afin que le genre de l’autofiction perdure et fasse encore des émules. D’ailleurs, sa définition en ce qu’elle est trop restreinte risque à terme de n’illustrer que ses propres livres… Serge Doubrovsky n’en - est - il pas le premier conscient lorsqu’il revendique dans sa lignée des livres tels que La Naissance du Jour (1928), par exemple, récit dans lequel Colette ne respectait pas les faits tels qu’ils se sont passés mais les utilisait à des fins expérimentales ?

Stéphanie Michineau

 

 

 

 

Café littéraire organisé par musanostra qui a proposé cette rencontre aux lecteurs intéressés ; les deux invitées de l'association (leur transport et leur séjour ont été pris en charge par musanostra avec l'aide de la CTC) ont passé 3 journées en Corse à la rencontre de divers publics. Elles nous ont beaucoup apporté par leur sérieux et leur qualité..




Au premier plan, Rosalie et Olga



Noëlle feuillette avec nous "Le monde d'hier" de S Sweig,
dont elle nous conseille vivement la lecture !




 

 

 

Gilles Zerlini, Marie-Jean Vinciguerra dont le dernier ouvrage "Bastion sous le vent" semble relever de ce que l'on appelle
"auto fiction"



 

 

Marie-Hélène Gianviti a présenté le second livre de Chloé Delaume , nous en lisant les premier paragraphe



Rencontre littéraire musanostra avec Isabelle... par musanostra 

 

Françoise:

La définition de l'autofiction peut poser problème ; elle s'est donc replongée dans l'oeuvre de Doubrovsky...Elle y a vu un genre qui correspond au dernier livre de MJ Vinciguerra.

Lorsque Marie-Jean Vinciguerra a sorti son dernier livre –Bastion sous le vent, Colonna éditions-, il m’a dit « j’ai écrit une autofiction ! ». C’est le mot qu’a créé Doubrovsky en 1977, donnant officiellement naissance à un genre, très prisé par les auteurs contemporains. L’écriture sur soi existe bien sur depuis bien longtemps, mais aujourd’hui la critique universitaire définit le genre de façon très rigoureuse, et établit la distinction avec l’autobiographie ou le roman autobiographique. J’ai également voulu lire le dernier livre de Chloé Delaume –une femme avec personne dedans, Seuil-, qui se réclame ouvertement de l’autofiction et ne cesse de vouloir la définir tout au long des pages (« puisqu’il faut une histoire, autant qu’elle soit vraie à moitié », « je suis la narratrice autant que l’héroïne : par ma bouche parle l’auteur »).
Ce qui apparait à l’issue de cette comparaison, c’est un travail essentiel sur la forme, comme s’il y avait dans la recherche sur soi, une recherche aussi sur le langage. Un langage spécifique pour chaque état d’âme, une liberté d’expression qui chercherait à retranscrire tout ce qui se bouscule dans l’inconscient, la recherche de sa propre identité, les relations familiales. Dans les deux livres se succèdent des chapitres de récit classique, les voix de l’auteur et ses doubles, les carnets intimes de la mère, le journal du narrateur, des poésies, des récits de rêve, la langue corse, je/il (MJ Vinciguerra), je/elle, des textes en alexandrins, l’analyse d’un vomi, un test pour le lecteur (C. Delaume).
Ce serait à la fois « le langage d’une aventure et l’aventure d’un langage en liberté ».
J’ai lu entre temps « si » d’Hélène Bessette  qui vient de paraitre aux éditions Léo Sheer, mais qui est écrit en 1964, dont « les mots dévalent, dégringolent en colonnes accidentées, s'entrechoquent telles des pierres éboulées », selon Elisabeth Philippe (les inrockuptibles).
Une filiation incontestable…



Stéphanie Michineau et Raymond Mei

Elle s'est particulièrement penchée sur l'oeuvre de Colette, d'abord les relations avec sa mère, puis la question de la moralité...

 

Etienne Meloni

"Si on veut, on peut" et c'est ce qu'il nous invite à découvrir dans son livre.
Son credo peut faire réagir...

 

 

 

 

Etienne Meloni

BONHEUR, SANTÉ, PROSPERITÉ… VOUS AVEZ TOUT ENTRE VOS MAINS…

 

Etienne Meloni

Il est né et a grandi à Pinu ; son père travaillait à la mine d’amiante de Canari. Etienne fait ses études à Bastia et acquiert peu à peu une formation d’ingénieur. Il est père de 2 enfants et participe à la vie sociale, économique et même politique de l’île (il est conseiller municipal de son village).

Il est connu surtout pour ses exploits sportifs, ses défis qui l’amènent chaque fois à davantage encore dépasser ses limites. Il pratique différents sports selon les époques, les opportunités, qu’il s’agisse de boxe, de natation, de course à pied. Il court le Marathon depuis 15 ans et comptabilise plus de 40 participations à de telles épreuves dans diverses capitales.

 

Le livre qu’il vient de faire publier aux éditions Praelego est son deuxième ouvrage.

 

BONHEUR, SANTÉ, PROSPERITÉ… VOUS AVEZ TOUT ENTRE VOS MAINS…

À vous de cultiver !

Cet ouvrage porte un message pour que le bien-être, la réussite, la santé physique et mentale soient disponibles à chacun d’entre nous, qu’il existe si on le souhaite des méthodes pour se les approprier et vivre sans survivre dans un monde de plus en plus exigeant.
« Vouloir c’est pouvoir » !
Est-ce que vous menez une vie heureuse ?
Est-ce que vous vous réalisez pleinement ?
Avez-vous l’existence que vous méritez ?

Vous laissez-vous guider par la peur ou par l’amour et la confiance ? Avez-vous peur des autres, de la maladie, de la mort, du lendemain ? Vous demandez-vous sans cesse si vous allez être à la hauteur, si la vie n’est pas injuste, s’il y aura un jour quelque chose de bon pour vous ?

Commencez dès aujourd’hui à vous poser les bonnes questions.

Comment faire pour accéder à plus de reconnaissance, plus d’amour, à une meilleure situation ? Comment faire pour améliorer sa santé physique et mentale ?

Toutes ces questions je me les suis posées. J’étais même plutôt d’un naturel pessimiste, je pensais que les cartes étaient déjà distribuées à la naissance, que rien ne pouvait changer, que nous étions comme sur des rails et qu’il ne restait plus qu’à subir. J’aurais traité de folle la personne qui m’aurait prédit tout ce que j’ai réalisé, tout ce qui m’est arrivé.

Les questions sont aussi vieilles que l’histoire de la pensée. Mais souvenons-nous que :

« Les questions sont éternelles et les réponses sont provisoires ».

Aujourd’hui, les réponses sont valables pour des cycles de plus en plus courts. L’industrialisation rapide, le progrès technologique, la télécommunication, les médias tous azimuts nous obligent à faire le point de notre état et du monde qui nous entoure plusieurs fois dans notre vie, voire de façon permanente.

Cet ouvrage tente d’apporter des solutions qui ont fonctionné pour son auteur et pour beaucoup d’autres, alors pourquoi pas pour vous 

 

 

 

 

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Le biographique , en présence de deux chercheurs spécialistes de l’œuvre de Colette et de celle de jp Sartre, Stéphanie Michineau et Isabelle Grell - Rendez-vous le 16 mars 2012, à  17h15, au Point de rencontre,Contact : amusanostra@gmail.com - Envoyez vos impressions de lecteurs, à votre nom ou sous pseudo pour mise en ligne... Mise à jour Nouvelles videos


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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