Samedi 3 avril à Siscu

"Une assemblée nombreuse, passionnée et passionnante s’était réunie là (à Siscu, Manoir Santa Catalina, le 3 avril 2010) pour débattre de livres sur le thème de l’amour. « Les hauts de Hurlevent, Tristan et Yseult, Belle du Seigneur », ont été présentés entre deux dégustations des frappes délicieuses d’Anne Marie qui malgré ses obligations a trouvé le moyen de nous régaler. J’ai été surprise de l’implication de tous les participants à cette fête et de leur pertinence. Émouvant moment que celui où une jeune femme a montré le triptyque que lui a inspiré le livre de Cohen. Rougeur de jeune mariée et affirmation tranchée d’adolescente, conviction. Et puis ce monsieur qui reste dans l’univers médiéval depuis la lecture de Beroul, dont on se demande s’il a trouvé lui aussi son Yseult et qui montre le « Twilligt » qu’il a récupéré après l’avoir prêté, tout ému encore de sa lecture pendant que derrière lui des professionnels débattent de la déstructuration de la peinture par Manet, ou des fesses en forme d’oreillers ou le contraire, chez Fragonard. Une touche de fraîcheur pour verdir cette journée de printemps, et la peinture de la mer et du ciel qui badigeonne l’horizon. Les murs éclairés de toiles peintes comme des gros mots de couleur. Bonheur. Merci à vous de m’avoir accueillie et de m’avoir donné tout cela…"
m.h. Ferrari

Une belle assistance

 


 


 

La lauréate du prix Musanostra 2009, thème "l'animal", Sylvie Dubin

 

Sur le thème de l'amour, ma contribution

Sylvie

LE LIVRE SUSPENDU

"Je découvre, au hasard d’une déambulation dans le musée des Beaux-Arts à Angers, une petite huile sur toile délicatement faïencée peinte par Jean-Auguste Dominique Ingres : Francesca da Rimini et Paolo Malatesta. Elle me fait très vive impression, à la manière des paysages qui sont inoubliables parce qu’ils n’avaient pas été espérés. Le tableau, dans le style troubadour, est daté de 1819 ; il est de petites dimensions (48 x 39 cm) et entouré d’un cadre lourd et précieux au bas duquel on peut lire deux vers de La Divine Comédie dont est tiré l’argument de l’oeuvre :

La bocca mi bacio tutto tremante / Quel giorno più non vi leggemmo avante 


La scène se passe dans une pièce cubique : haut plafond à caissons, murs bruns, quadrillés et nus, et sur le panneau du fond, lourde tenture d’un grenat sombre. Pour toute décoration, un étrange meuble haut, à gauche, qui pourrait être un oratoire mais qui sert de reposoir à un vase garni de trois fleurs champêtres. Le couple au premier plan est assis sur un banc en demi-cercle, aux pieds rehaussés d’arabesques d’or. Francesca porte une robe uniment rouge (hormis les manches rayées de jaune, jaune comme le soulier de Paolo) qui masque en partie le siège et s’épanouit en plis gracieux sur le sol ; elle se tient très légèrement inclinée vers l’avant, le buste tourné vers le jeune homme à ses côtés. Paolo à droite est vêtu d’une tunique bleue sur un pourpoint jaune ; il porte sur ses cheveux une calotte rouge, rouge comme la robe de Francesca. À l’exception des fleurs tout près d’eux, les jeunes gens rassemblent tout ce que le tableau compte de couleurs, couleurs primaires qui s’appellent et se répondent. Ils sont la jeunesse et la vie ; leurs corps, dans la riche lumière qui tombe sur eux seuls, dessinent un V à l’envers  ou un A majuscule, si l’on remarque l’horizontale formée par l’avant-bras de Paolo. A comme Amour.


Ils s’aiment, et moi j’arrive in medias res, à ce moment délicieux où ils l’apprennent. Francesca a lu à voix haute le roman de Lancelot ; elle a lu le premier baiser d’amour cueilli sur la bouche de Guenièvre, elle a lu l’étreinte adultère... Elle a relevé la tête et croisé le regard de Paolo. Ils sont émus. Alors Paolo  mon Dieu ! Paolo submergé par le désir entoure de son bras droit le cou chéri qu’un fin collier ne garde pas, pose les doigts sur la nuque gracile, effleure la peau parfumée ; et, dans le même mouvement, désormais enhardi par le trouble de Francesca qui a tout juste la force de détourner la tête, l’inclinant légèrement et présentant ainsi sa gorge blanche et sa joue rougissante, Paolo, oui, Paolo ose glisser à présent sa main gauche au creux de la robe rouge, s’insinue sous la paume tremblante, et du pouce  en une caresse qui se déguise  effleure le poignet abandonné ; puis, penchant enfin son corps tout entier, un genou presque à terre, il tend son cou d’oiseau quémandant la tendresse. Cela n’est rien, trois fois rien, trois fois trop. Francesca est sans force, sa cuisse sous la robe s’écarte un peu, touche (on le devine) celle que Paolo a glissée contre elle en s’agenouillant. Dans la tension mise à ce presque baiser, la grande épée de Paolo attachée à sa ceinture, toute raide le long de la jambe, se plante sur le parquet luisant orné de lignes courbes. Et Francesca, avec ce sourire non éclos, promesse d’aubes plus accomplies, fait glisser son bras le long de son corps, entrouvre la main qui tenait encore le livre, le laisse échapper. Il est à terre. Non ! Pas encore ! Et je comprends soudain que c’est cela qui m’émeut, cette chute arrêtée, car elle m’offre le point de vue de l’éternité. Ou celui du destin.


Car voilà que surgit à droite, côté cour et côté des ténèbres, Gianciotto Malatesta, le barbon boiteux tout de noir vêtu  tunique et turban  diable jailli de sa boîte ou triste revenant de l’enfer des guerres. C’est l’époux disgracieux de la belle Francesca, héros brutal qui confie la garde de sa jeune épouse à un frère cadet ! Sa hanche déplace la tenture qui le cachait, il a pénétré dans la pièce dans une grande enjambée pleine de violence, les deux mains sur le pommeau de sa courte épée à demi brandie déjà. Son visage est curieux : grimaçant de rage ou de chagrin, on ne sait dire. Que faisait-il tapi derrière la lourde toile où sont cousues les armes de la famille ? Que savait-il d’un amour qu’eux-mêmes ne savaient pas ? Innocents qui n’avaient pas songé à pousser le verrou… Entrer dans la pièce, crier, effrayer le mari, retenir l’épée qu’il va dégainer, tout cela avant que le livre n’atteigne le sol, qui le fera ? Je suis sur la scène, voyeur et impuissant, pas même protégé par une tenture grenat. Je vois mon ombre luire au premier plan sur le parquet. Je sais tout de ce qui va se passer et n’aura pourtant pas lieu, n’aura jamais lieu là. Je sais que le livre tombera, que Malatesta tirera son épée et en transpercera les amants, qu’ils iront aux Enfers où je les rencontrerai avec Dante et Virgile, dans le deuxième cercle. Où je les ai rencontrés. Je sais que tout cela arrivera quand le livre touchera terre, je sais que tout cela va avoir eu lieu. C’est cela le destin. Mais dans cet espace du tableau, pour l’heure et pour toujours, le livre n’est pas tombé. Et parce qu’il n’est pas tombé, le baiser n’est pas accompli, l’épée n’est pas dégainée : les amants sont vibrants, languides et palpitants pour l’heure et pour toujours. C’est cela l’éternité.


Du coup, je ne vois plus que lui, le livre qui chute, le livre au fermoir doré par qui furent révélés les mystères de la passion, le livre inachevé. « Ce jour, nous ne lûmes pas plus avant » … Francesca vient de le lâcher, elle s’abandonne, mais le désigne discrètement de l’index : c’est la faute à Lancelot. Et la leçon n’est pas encore entière ; je devine tout enfin ! Il y a plus ici qu’une histoire triangulaire, fût-elle éternelle ou figure du destin. Qu’importe à Ingres la mort des amants, leur innocence ou leur faute ? Mon livre est bien le quatrième personnage dans cette petite toile. Non seulement parce qu’il est dramatiquement suspendu, mais parce qu’il est le roman d’un conteur cité par un poète qu’un peintre met en image. Il me suffisait de lire entre ses pages : l’amour n’est jamais que l’amour de l’Amour ; mais le dire, c’est l’art."


Il baisa ma bouche tout tremblant / Ce jour, nous ne lûmes pas plus avant.

 

 

 

 

La librairie Terranova s'était déplacée pour accompagner cette rencontre littéraire ; des titres divers étaient en vente, ceux de
MH Ferrari et de nombreux autres traitant de "l'amour"...


Pierre-Louis Pompanon et Raymond Mei

freddy

Raymond Mei

 

Raymond avait choisi de présenter " l'AMOUR FOU"
d' André BRETON

"Curieusement A. Breton n'a pas cessé de proclamer son mépris de la littérature.
Car pour lui, l'écrivain est accessoire à l'homme, contrairement aux autres surréalistes qui étaient des écrivains avant d'être des hommes.
Pourtant, plus les années passent et plus son œuvre prend de l'ampleur. Pour lui, un livre est avant tout une expérience et un message. Il sait les faire briller d'un grand éclat. Le lecteur est ébloui par sa personne en tant qu'écrivain, son caractère et son aspect, son œuvre et son style.
Dans l'Amour fou, Breton y exprime sa vision de l' amour à travers son propre vécu amoureux auprès de sa femme.
Les principales thématiques de ce recueil sont l'Amour, le Désir, le Rêve. C'est la suite de NADJA qui se termine par: " La beauté sera CONVULSIVE ou ne sera pas". Il y reprend cette phrase qu'il développe. Il relate ses expériences vécues, des coïncidences qui lui font rencontrer sa future femme, centre de gravité du récit.
Le livre est inclassable car peu structuré, des réflexions philosophiques, un récit autobiographique, des poésies...Mais le fil conducteur reste celui du sujet de l'Amour avec, en filigrane, la Liberté et la Poésie.
Breton voit en l'amour deux aspects:
- l'amour comme "communication des cœurs";
- l'amour charnel donnant au terme " convulsive" toute sa dimension physique.
Donc, une séparation du corps et de l'esprit qu'il veut transformer en un point de réunion: la passion. D'où son titre: l'amour fou.
C'est un véritable livre-culte, et plus qu'un livre à lire, il est un livre "à vivre".
Breton invente le surréalisme, même si le terme en revient à Apollinaire. C'est un projet essentiellement littéraire qui fut très vite adapté aux arts visuels (peinture, sculpture).
Il se signale par une dualité du poète et du moraliste. Mais on retrouve toujours le but qu'il propose au surréalisme: " l'affranchissement total de l'Homme".
Les deux causes principales qu'il défend dans son livre, celle de la Femme et celle de l'Amour, n'en font qu'une dans son esprit.
Définition qu'il donne du surréalisme: automatisme psychique qui permet le fonctionnement réel de la pensée, en l'absence de tout contrôle dicté par la raison ou autre préoccupation esthétique ou morale.
Breton, notamment par son livre L'Amour fou, a transformé la littérature et changé la culture de son siècle. Ses adversaires le surnomme avec dérision "le pape du surréalisme". Mais il ne modifiera jamais sa vision des choses."

 



Marie-Hélène Ferrari, écrivain, a tenu à participer au café littéraire, y présentant un roman tout juste paru, "c'est toujours la même histoire" de JP Santini, un "coup de coeur", "les chaussures italiennes "de h. Mankel et un "coup de gueule" que voici :

« Quand le requin dort ! »
Milena Agus

"J’avais comme beaucoup de monde apprécié le « Mal de pierre », le premier livre de Milena Agus, et sa rencontre lors d’une table ronde sur les femmes écrivains en Méditerranée, avait été un moment marquant. J’ai donc naturellement acheté son dernier livre « Quand le requin dort ! »
J’ai fermé l’ouvrage, vaguement nauséeuse, et en colère.
Non parce que je suis d’une pudeur et d’une pruderie vengeresse. Nullement.
Mais je n’aime pas qu’on me prenne pour une andouille.
Pour ceux qui ne l’ont pas vue, l’auteure est une petite femme grassouillette emballée dans d’improbables robes à fleurs qui tiennent davantage du tablier que d’autre chose, je n’ai pas moi-même un goût parfait, chacun fait ce qu’il veut. Je le dis parce que le vêtement ici fait le moine, ou du moins tente d’en convaincre le lecteur.
Le fait est qu’à longueur de pages, elle répète qu’elle attend que les Autres, les siens, soient couchés, pour aller avec un cahier d’écolier, noircir des pages sur un coin de sa table de cuisine en contemplant le port de Cagliari, de sa fenêtre haute. Tout, absolument tout est fait pour qu’on soit certain qu’elle est elle-même unedes femmes de son livre.
Dans le premier, le personnage de la simplette est touchant, se transformant en prostituée polymorphe le soir, pour les belles nuits de son amour. Un secret qui se découvre dans les dernières pages, déjà ce sentiment de regarder par le trou de la serrure. Mais touchant.
Ici, un état de grâce est transformé en recette de cuisine aux pâtes, sauce stupre et sang, merde aussi ; et la recette est indigeste.
Clairement l’auteur a compris que son succès était de la même eau que celui de la télé-réalité et qu’un trou de serrure rend le spectacle plus croustillant. Ainsi au lieu d’une courge nous en avons trois qui démultiplie les trois versions du sado masochisme : celui du sexe, de l’intellect et du cœur –la fille, la mère et la sœur- ces trois personnages vont jusqu’au bout de leur chemin de croix, et la fin convenue et expédiée, dit assez combien l’auteur a sacrifié au happy end qui détonne sur l’œuvre, comme une veste Dior le ferait sur ses robes.
Nous sommes les voyeurs des sévices infligés à cette gamine, décrits minutieusement et par elle-même, pour plus d’effet. La langue est pauvre, elle est celle que le point de vue interne rend obligatoire et interdit toute distance avec le sujet. Le sujet est pauvre. Depuis que le monde est monde, on a assez glosé sur la volonté de soumission et ce n’est pas La Boétie qui me contredira, pas plus que les visiteurs des sites de bondage ou autres qui font recette. Les lecteurs destinataires sont bien ciblés, l’auteur maîtrise son public et son sujet.
Moi je n’aime ni les caricatures, ni les recettes, ce plat sarde me colle mal au cœur. Parce que les ficelles sont trop grosses. Les épices trop lourdes, et le verbe plat. Les fonds de culotte ont toujours eu leurs gourmets, pas de souci. Mais le marquis de Sade à Disneyland ce n’est pas ma tasse de thé. Pas de sentiments "bien pensant" ici, croyez-le. Juste la conviction d’avoir été prise par une imbécile par un cabinet d’étude de marché.
Au revoir donc, Madame, et tant pis pour vos futures œuvres, même si elles sont magnifiques. J’aime l’amour physique, pas les trous de serrure."

 

 

"les chaussures italiennes "de h. Mankel

« Les chaussures italiennes » H Mankell
Il y a diverses formes de livres, ceux qui distraient, ceux qui touchent, ceux qui lassent, ceux qui dégoûtent. Les « chaussures » fait partie d’une catégorie très spéciale : ceux qui aident à vivre.
Peu importe l’histoire (un homme qui vit nulle part, il fait très froid, il est très seul). Il y a dans ce texte une magie, un souffle, une pudeur, une bonté et un espoir qui touche, qui fait réfléchir, qui emporte. Peu de mots, mais tous essentiels, la vie y est donnée crûment mais justement et c’est la magie de l’opération : c’est la vie dans toute sa splendeur.
Un homme ne sait pas pourquoi il vit, et la vie lui fait le cadeau de lui apporter la réponse.
Il ne faut pas raconter un mot de l’histoire. Il faut juste dire, rien n’est hasard, et si Mankell est devenu un grand auteur, c’est que son œuvre est une grande œuvre.

Mh Ferrari

 

 

 

De Jean-Pierre Santini « C’est toujours la même histoire »
 Editions Clémentine
Lu par M.H. Ferrari
Narration en deux parties, d’un homme  qui aime l’idée de l’amour mais pas l’amour, l’idée d’une femme, mais pas la présence et le quotidien avec une femme, « C’est toujours la même histoire » inverse le topos du mari, de la femme et de l’amant. Ici, c’est l’amant qui attend, à qui on promet et qui reste seul, désespérément seul. Des appels émanant de cabines scandent ses journées. Cet homme est totalement livré aux caprices de la créature qu’il attend. C’est elle qui appelle, elle qui impose ses heures et ses règles. L’histoire qui a commencé dans la passion est en train de s’achever. On sent l’amertume de n’être pas celui qui a été choisi, celui qui reste sur le banc de touche, alors que la vie se déroule ailleurs.  L’homme, Samuel porte un jugement dur et sans concession sur tout ce qu’hier, il encensait. Sa langue est aussi rude que son chagrin et c’est en cela que « c’est toujours la même histoire ». Dans une deuxième partie qui à mon sens vient un peu en rupture de la conclusion de la première, (dans laquelle l’incompatibilité des deux caractères présentés est flagrante et interdit donc des retrouvailles possibles), le couple vit ensemble, et la présence de Jade pèse à Samuel. Le registre devient plus lyrique, mais il est celui de la solitude que l’homme recherche comme une présence rassurante, il fuit. Jade le perdra à son tour, car il va filer droit vers le large, larguant les amarres et la laissant sur le rivage.
L’histoire qui recommence deux fois nous présente les deux faces de la même pièce : la vengeance de celui qui a trop attendu ou tout simplement qui a trop rêvé, le refus de celle qui veut que le rêve reste le rêve. Le livre de JPSantini nous renvoie à nos amoures ratées, nos rendez-vous manqués, nos espoirs déçus. Son histoire peut être notre histoire, car oui, c’est une histoire topique. L’œuvre de l’auteur est marqué de ce schisme entre le vouloir et le pouvoir, entre le rêve et la réalité. La langue incisive dans la première partie, consacrée à « elle » devient lyrique, pathétique dans la partie « lui ». C’est bien l’éternel problème : jusqu’à quand le soi peut-il s’inclure à l’autre, sans perte de substance, sans réticences, sans souffrances ?

 

deux lectrices attentives











Chrystel, Lucile, Marie-Jeanne, Vannina...des amies retrouvées avec grand plaisir

Ray Monde, artiste dont les oeuvres décorent l'immense salle...

Marie-Hélène Ferrari retrouve Anne-Xavier Albertini , quelques jours après Le 30e salon du livre de Paris

Barbara et Michèle

 

Maryline

 

 

 

 

 


 

Silke : "Les hauts de hurlevent", à relire ouà découvrir

 

Les frappe d'Anne-Marie, comme son fiadone, ont vite disparu

Françoise, notre hôte, présence discrète qui veille à ce que tout soit parfait

 

 


 

 

 

Texte de Pierre Louis : L’amour

Apprenant que le sujet de notre prochain café littéraire avait pour thème l'amour je me permets de vous faire partager une courte réflexion sur ce sujet
Lorsque l'on cherche la signification du mot amour c'est certainement le lien qui unit deux personnes qui vient le premier a l’esprit. Il Est le lien le plus fort qui permet d'unir les individus au delà de toutes les barrières sociales telles que le sexe l'âge le milieu et pouvant même conduire a la mort si on le contrarie. Les grecs avait donné un terme précis a cet forme de l'amour c'était l'éros ou la passion.
Mais n'est ce que cela? La deuxième conception qui vient a l'esprit est ou l'amour familial si il s'agit toujours d'unir deux être l'objectif n'est plus le même il inclut une notion d'éducation afin de permettre a celui que l'on aime de grandir et de se réaliser. C'est donc un sentiment qui pousse au sacrifice de sois au profit de l'autre, il n'est a n'en pas douter de sentiment plus altruiste.les grecs regroupaient les sentiments filiaux par le terme storgé ou phylia
Il existe une troisième origine étymologique de l'amour ou il ne s'agit plus de l'interaction entre deux être mais entre un être et un concept, que ce soit l'amour pour un dieu une idée ou la patrie. Ce lien s’établi par l'esprit pour des choses désincarnées, il est l'extrapolation de sentiments individuels prolongé a l'ensemble de la communauté que les grecs nomment agapè et qui est le nom que donnaient a leur libations les premiers chrétiens
Si l'on se penche sur les trois lien révélés par les divers sens du mot amour et qui sont donc l'union de deux individus qui est la base du couple et de l’amitié, l'éducation d'un individu par un autre qui est la base de la transmission d’une génération a l’autre et l'extrapolation de ces deux termes a l'ensemble de la communauté qui est la base de la métaphysique nous avons tous les ingrédients nécessaire a la cohésion et au bonheur de notre communauté , des lors il est tentant de dire qu'une société peux tendre vers la perfection si elle transcrit correctement l'esprit de l'amour au travers de ses lois et qu’inversement ses disfonctionnement ne peuvent être du qu’a l’ignorance de ces principes
Pour finir je dirais qu’on ne peut qu’être fasciné par l’éclat d’un tel mot qui possède à mon sens plus de valeur que les pierres qui ornent les couronnes des monarques elle même n'étant qu’une pale représentation du seul véritable joyau qu’est l’amour.

 



Barbara : Les belles endormies de Kawabata



 

 

Joelle: Philippe Sollers : Fragonard

 

 

On refait la littérature...

Joëlle : tableaux de Fragonard "éclairés" par P. Sollers

Le taboulé de Lucile !

Pietra et les livres...

 

 

 

 

 

 

 




 

 

 

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